Problème de prostate : 6 symptômes qui doivent alerter



Attention messieurs à ne pas négliger ce signe qui persiste depuis quelques jours et vous ennuie. Il cache peut-être un problème à la prostate. Surtout si vous avez plus de 45 ans…

La prostate est une glande de l’appareil reproducteur masculin, située sous la vessie, en avant du rectum. Son principal rôle est de produire le liquide prostatique, riche en enzymes, en protéines et en minéraux qui aident à protéger et à nourrir les spermatozoïdes. A partir de 45-50 ans, il est conseillé de faire surveiller sa prostate et de consulter son médecin en cas de symptôme anormal. Ces symptômes peuvent révéler un adénome prostatique (aussi appelé “hypertrophie bénigne de la prostate”) ou une prostatite (inflammation de la prostate). A un stade plus avancé, un cancer.

1. Un besoin fréquent d’uriner (la nuit)

Un besoin fréquent d’uriner (appelé médicalement “pollakiurie”), surtout quand ça a lieu la nuit, peut révéler un problème au niveau de la prostate. “L’adénome de la prostate, une tumeur bénigne qui correspond à l’augmentation de volume de la prostate, peut avoir un impact sur la fonction urinaire, ce qui va générer des troubles et un inconfort urinaires (besoins fréquents d’uriner avec de petites quantités d’urine à chaque fois, jet urinaire faible ou nécessité de “pousser” pour uriner, sensation de ne pas avoir vidé complètement sa vessie ndlr), nous explique le Pr Aurel Messas, chirurgien-urologue à l’Hôpital américain de Paris. Il s’agit d’une maladie assez fréquente. Chez les hommes âgés de 50 ans et plus, près de 80% d’entre eux ont anatomiquement un adénome. Mais tous ne vont pas avoir des troubles, ou des symptômes liés à cet adénome de la prostate. Aussi, un patient sur deux va avoir besoin d’un traitement médicamenteux pour résoudre ses troubles urinaires“. En cas de troubles urinaires, consulter le médecin généraliste ou un urologue.

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2. Des problèmes d’érection

Des problèmes d’érection peuvent être le signe d’un adénome prostatique mais c’est loin d’être systématique. “Dès qu’on parle de prostate, chez le patient apparait la crainte que les traitements touchent à sa capacité à avoir des érections et donc une sexualité épanouie. Or, pour rappel, actuellement, nous arrivons à éviter dans la grande majorité des cas ces troubles” rassure le Pr Messas.

3. Des fuites urinaires

L’incontinence urinaire peut être la conséquence d’un adénome de la prostate car une prostate qui augmente de volume peut faire pression sur l’urètre et entraîner alors des fuites. En revanche “si un patient a des troubles urinaires, il y a très peu de chances que ça soit lié à un cancer. En effet, ça commence à devenir assez rare en France de découvrir un cancer au stade où il provoque des troubles urinaires. Ceci grâce au dépistage du cancer par prélèvement sanguin du PSA. Il permet de dépister le cancer des années avant que celui-ci provoque le moindre symptôme”, nous explique le Pr Messas.

4. Des brûlures quand on urine

Une sensation de brûlure dans le bas-ventre ou à la miction peut être le signe d’une prostatite, qui correspond à une inflammation douloureuse de la prostate et peut être liée à une infection bactérienne. Il convient d’en parler à son médecin sans tarder. 

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5. Des douleurs pelviennes

De la même façon, une douleur ressentie dans la zone pelvienne (petit bassin) ou dans la région lombaire, le pénis ou les testicules peuvent être révélatrice d’une prostatite. Cette douleur peut se caractériser par des mictions qui font mal, un inconfort au niveau des organes génitaux ou une sensation de pression dans le rectum. Une prostatite doit faire l’objet d’une consultation chez un médecin qui pourra prescrire des médicaments (en plus des antibiotiques si la prostatite est d’origine bactérienne) pour soulager la douleur.

6. Des urines teintées de sang

La présence de sang dans les urines (hématurie en langage médical) peut être révélatrice d’une prostatite ou d’un adénome de la prostate (plus rarement). S’il ne faut pas s’alarmer dans la majorité des cas, des urines sanguinolentes, qu’elles soient ponctuelles ou répétées, ne sont pas anodines. En cas de sang dans les urines, il convient d’en parler à son médecin généraliste ou son urologue qui pourra réaliser une analyse de l’urine, une imagerie de l’appareil urinaire afin de visualiser les reins et les uretères et, au besoin, une cystoscopie, un examen médical permettant d’étudier la paroi interne de la vessie afin d’y déceler d’éventuelles anomalies.

Merci au Pr Aurel Messas, chirurgien-urologue à l’Hôpital américain de Paris.



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