Deuil terrible, Fausses couches, Derniers instants avec sa fille



A quelques jours du procès de Nordahl Lelandais, la mère de la petite Maëlys a fait de bouleversantes confidences au Parisien. Ses derniers instants avec sa fille, les obsèques, ses fausses couches après le drame…

Après la tragédie de la mort de sa fille Maëlys, Jennifer de Araujo a vécu d’autres épreuves. “Ni mon travail ni mon couple n’ont survécu“, a-t-elle confié au Parisien. La mère de la petite fille tuée par Nordahl Lelandais, après avoir été enlevée lors d’un mariage d’août 2017, a divorcé de son conjoint Joachim de Araujo: “Le climat était devenu trop lourd, trop pesant. On était tellement tristes! On ne traversait pas les phrases de deuil au même moment, on était en décalage“. 

Jennifer de Araujo : ses fausses couches après la mort de Maëlys

Pourtant, le couple brisé par le deuil a tenté d’avoir un autre enfant, en vain. “J’ai fait deux fausses couches, en 2018 et 2019. A chaque fois, le bébé aurait dû naître en novembre, comme Maëlys. Il y a des hasards dans la vie“, a révélé Jennifer de Araujo. “Cela nous a encore plus éloignés l’un de l’autre, on avait l’impression de n’attirer que la mort autour de nous. Alors j’ai décidé de partir. Je m’en voulais par rapport à Colleen (son autre fille de 17 ans, ndlr) et Maëlys, mais j’étouffais“, a-t-elle poursuivi.

Pourquoi la mère de Maëlys a changé de travail

Quant à son travail d’infirmière en hôpital, la mère de la défunte fillette a dû se résoudre à le quitter, après avoir repris sa fonction en octobre 2018, quelques mois après les obsèques de sa fille et plus d’un an après sa disparition. “J’avais du mal à être confrontée à la mort. Je voyais des gens partir seuls, un peu comme Maëlys, et ça faisait écho à ma douleur. Je supportais moins les plaintes des gens pour un oui ou pour un non, aussi. J’ai demandé ma mutation en maternité, mais on m’en a dissuadée: cela n’aurait pas été plus facile d’être avec des enfants“, s’est-elle souvenue. Alors, elle a quitté son poste pour devenir infirmière libérale.

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Jennifer de Araujo : son dernier moment avec sa fille

Aujourd’hui, Jennifer de Araujo a recommencé une nouvelle vie, dans un nouveau pavillon. Mais le vide est toujours abyssal, et le manque, insoutenable. La mère de Maëlys garde une image de sa fille, joyeuse et affectueuse.

Le dernier moment que nous avons partagé, c’était vers 2 heures du matin. Elle est venue s’asseoir sur mes genoux pour goûter le dessert (…) Je lui ai fait un bisou, sans savoir que ce serait le dernier“, s’est-elle émue dans Le Parisien. “Je lui parle tous les jours, je lui dis que j’espère qu’elle est bien là-haut, qu’elle me manque. Elle me manquera toujours“, a-t-elle ajouté.

Jennifer de Araujo pensait que sa fille était vivante

Les mois qui ont suivi le mariage, la mère de Maëlys a gardé l’espoir de revoir sa fille vivante… jusqu’en février 2018, lorsque la juge d’instruction lui a apporté une preuve significative. “Elle nous a appris qu’une goutte du sang de Maëlys avait été découverte dans la voiture de l’Autre (Nordahl Lelandais, ndlr). Là, j’ai compris que c’était fini, que je ne la reverrais pas vivante. Ça m’a fait un électrochoc, j’ai eu envie de hurler ma colère“, s’est-elle remémorée. Une semaine plus tard, Jennifer de Araujo a appris la mort de sa fille. 

Jennifer de Araujo a eu “la sensation de retrouver” Maëlys

En juin 2018, après une autopsie qui n’a pas permis d’en savoir davantage sur les circonstances de sa mort, Maëlys a été enterrée à La Tour-du-Pin, dans l’Isère. “Quand on m’a rendu ma fille dans son petit cercueil blanc, fermé, j’ai eu la sensation de la retrouver. Je savais qu’elle était là, même si je ne pouvais pas voir son visage. On nous avait montré des photos dans le dossier, il ne restait que son squelette. J’ai enfin pu lui parler, plus de neuf mois après sa disparition“, a raconté la mère endeuillée.

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Maëlys : sa mère se prépare au procès

Désormais, Jennifer de Araujo attend avec appréhension et combativité le procès de Nordahl Lelandais, qui doit s’ouvrir le 31 janvier: “On a des doutes sur tout: on ne sait pas s’il l’a violée, de quoi elle est décédée, quels ont été les derniers mots qu’elle a prononcés… J’aimerais qu’il m’explique aussi comment il l’a convaincue de monter dans sa voiture. Le problème, c’est que, depuis le début, il nous balade. Il donnera sa version des faits et il faudra qu’on fasse avec“.



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