Coronavirus France : zones rouges, annonces d’Olivier Véran


CORONAVIRUS EN DIRECT – La situation se complique en Ile-de-France où le plan blanc est réactivé dans les hôpitaux au vu de la pression sur les lits de réanimation. De nouvelles villes passent en zones d’alerte rouge comme Lyon et Lille. Nouvelles mesures et annonces d’Olivier Véran.

[Mise à jour du jeudi 8 octobre à 18h55] Après une première vague d’épidémie de coronavirus au printemps, la France se trouve face à une nouvelle situation sanitaire inquiétante. “Les indicateurs continuent de se dégrader” confirme Olivier Véran lors d’une conférence de presse jeudi 8 octobre. Il annonce de nouvelles restrictions avec le passage en zones d’alerte renforcée de Dijon et Clermont-Ferrand. De plus, Lille, Grenoble, Lyon, Saint-Etienne passent en zone d’alerte maximale à partir de samedi 10 octobre. Les restrictions pourront être différentes que celles actuellement en vigueur dans ces zones. “Les arrêtés pris par le Préfet sont pris en lien avec les élus locaux”, a rappelé Olivier Véran. Toulouse et Montpellier pourraient basculer également en zone d’alerte maximale d’ici lundi, a prévenu le ministre de la Santé. La situation s’améliore dans la Nièvre et le Morbihan qui quittent les départements classés en zone d’alerte. Une “inflexion positive” est aussi notée à Rennes et Aix-Marseille. Le plan blanc est réactivé dans les hôpitaux d’Ile-de-France à compter du 8 octobre. Des opérations sont à nouveau déprogrammées face à la pression en réanimation. Nombre de cas, décès, personnes en réanimationclustersR0 en France… Chiffres et infos du jour.

Dernières infos en direct :

  • “La situation s’est dégradée dans plusieurs métropoles ces derniers jours”, annonce Olivier Véran ; Dijon passe en “zone d’alerte renforcée” ainsi que Clermont-Ferrand.
  • Lille, Grenoble, Lyon, Saint-Etienne passent en zone d’alerte maximale est décidée à compter de samedi 10 octobre.
  • Toulouse et Montpellier : “Nous nous donnons quelques jours d’observation. Une bascule en alerte maximale pourrait être opérée d’ici lundi matin”.
  • Améliorations dans plusieurs endroits du territoire : la Nièvre et le Morbihan quittent les départements classés en zone d’alerte. Inflexion positive aussi à Rennes et Aix-Marseille.
  • Paris : “La pression sanitaire se fait de plus en plus forte obligeant à déprogrammer des soins, confirme Olivier Véran. On peut monter jusqu’à 12 000 lits de réanimation mais on est obligé de déprogrammer des soins.”
  • Bars et restaurants vs transports en commun. “Les transports en commun c’est le moyen d’aller au travail, ils sont indispensables à la vie économique et sociale du pays”, a rappelé Olivier Véran. Le ministre a encouragé les usagers à se laver les mains et à utiliser des gels hydro-alcooliques dans les transports pour réduire les risques. “Les bars se remplissent sans respect des distances et c’est là qu’on enregistre beaucoup de contaminations” a-t-il poursuivi.
  • Vacances de Toussaint. “Nous n’avons pas pris la décision de limiter les déplacements d’un département à l’autre, a indiqué Olivier Véran. On doit voir les siens mais en faisant très attention. Protégez-vous.”
  • Déprogrammation des soins. “Elle se fait hôpital par hôpital, territoire par territoire, a rappelé le ministre de la Santé. L’Ile-de-France a déclenché le plan blanc donc les déprogrammations vont prendre plus d’ampleur. “
  • Ile-de-France bientôt en état d’urgence sanitaire ? “Si un territoire arrive en saturation importante, à 60% en réanimation, l’état d’urgence peut s’accompagner d’autres mesures pour freiner la circulation du virus. Mon message n’est pas de vous dire que nous allons vers ça. Je ne veux pas faire de projections plus avant” a répondu le ministre de la Santé. 
  • Vaccin grippe. “Nous avons commandé beaucoup plus de vaccins que les années précédentes. La campagne commence le 13 octobre pour les publics vulnérables et les soignants. J’invite vraiment les soignants à se faire vacciner contre la grippe. Nous voulons qu’un maximum de ces personnes, soignants et vulnérables, bénéficient de la vaccination” a indique Olivier Véran avant de préciser que selon les observations dans l’hémisphère Sud la grippe est plutôt retardée par la présence du Covid
  • Plan blanc réactivé en Ile-de-France. “Au vu de la pression sur les lits de réanimation et d’hospitalisation conventionnelle, j’ai demandé aux directeurs des établissements de santé de la région de déclencher leur plan blanc pour mobiliser toutes leurs ressources et anticiper les jours à venir” a annoncé Aurélien Rousseau, Directeur général de l’Agence régionale de Santé de la région, sur son compte Twitter jeudi 8 octobre. Le taux d’occupation des lits en réanimation est à 40%, bien au-dessus du seuil d’alerte de 30% fixé par les autorités sanitaires. 
  • Nouvelles restrictions en Normandie. Le préfet du Calvados annonce jeudi 8 octobre de nouvelles restrictions dans les villes de Deauville, Trouville et Honfleur, pour limiter la propagation du coronavirus. Les établissements recevant du public devront respecter 1 mètre entre les groupes qui ne doivent pas dépasser dix personnes et donc diminuer d’un tiers leurs jauges et limiter les événements festifs à trente personnes. La troisième restriction concerne l’interdiction de louer ou de mettre à disposition tous types de locaux destinés à accueillir plus de 30 personnes dans le cadre d’un événement festif.

“Huit mois plus tard, on se retrouve en pénurie de lits de réanimation.”

  • Pas plus de lits en réanimation. Invité de l’émission “4 Vérités” de France 2, jeudi 8 octobre, Philippe Juvin, chef des urgences de l’hôpital Georges-Pompidou à Paris a déploré la “pénurie de lits de réanimation” : “Huit mois plus tard, on se retrouve en pénurie de lits de réanimation. Il y a toujours 5 000 lits de réanimation, pas plus qu’en mars. Il n’y a pas plus de moyens”

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, annonce le 8 octobre le passage en zone d’alerte maximale de quatre nouvelles métropoles Lille, Grenoble, Lyon, Saint-Etienne à compter de samedi 10 octobre. De plus, les villes de Clermont-Ferrand et Dijon passent en zone d’alerte renforcée. De plus, Toulouse et Montpellier pourraient passer en zone d’alerte maximale d’ici lundi 12 octobre. “Nous nous donnons quelques jours d’observation” a indiqué Olivier Véran lors de sa conférence de presse. En Ile-de-France, 40% des patients en réanimation sont atteints du Covid-19.

A Paris et les départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine (92), Seine-Saint-Denis (93) et le Val-de-Marne (94)) désormais en zone d’alerte maximale, voici la liste des restrictions en vigueur dès le mardi 6 octobre et jusqu’au 19 octobre inclus :  

  • Interdiction des rassemblements de plus de 1 000 personnes et des rassemblements de plus de 10 personnes sur la voie publique. Cette dernière mesure ne s’applique pas dans les entreprises, les commerces, les manifestations, les files d’attente dans la rue, les enterrements, les marchés, les visites guidées et les distributions d’aide alimentaire. 
  • Interdiction de consommer de l’alcool ainsi que la vente à emporter d’alcool à partir de 22 heures
  • Fermeture de tous les bars et cafés (les restaurants pourront rester ouverts sous réserve du respect d’un nouveau protocole sanitaire renforcé, qui sera publié dans la journée)
  • Interdiction des soirées étudiantes et des événements festifs et fêtes locales organisés dans les ERP (établissements recevant du public). Les mariages organisés dans un lieu recevant du public ne sont donc pas autorisés. 
  • Fermeture des clubs de danse et salles de jeux.
  • Fermeture des foires et salons, parcs exposition et interdiction des événements organisés dans des chapiteaux, tentes et structures (congrès, salons professionnels, cirques…)
  • Fermeture des gymnases, salles polyvalentes et piscines à tous types d’activités, sauf pour les mineurs dans un cadre scolaire, associatif ou privé.
  • Fermeture des clubs de sports et clubs de fitness. Les stades et équipements à l’extérieur restent ouverts tant que la jauge du public soit inférieure à 1 000 personnes. 
  • Les centres commerciaux pourront accueillir moins d’un client pour 4m².
  • Dans les Ehpad, les visites sont autorisées uniquement sur rendez-vous avec deux personnes maximum et si possible dans un espace dédié à ces visites (pas dans les chambres des résidents ou les salles communes par exemple). Les visiteurs qui ne respectent pas les mesures barrières auront une suspension de droit de visite. Les sorties collectives sont suspendues et les visites individuelles (dans les familles par exemple) doivent être limitées. Les établissements qui ont des accueils de jour dont l’entrée n’est pas différenciée de l’entrée principale devront fermer cet accueil tant qu’il n’y a pas de nouveau protocole sécurisé. Des tests antigéniques seront effectués à titre d’essai dans 80 Ehpad d’Ile-de-France. 
  • Dans les universités, mise en place d’une jauge de capacité d’accueil maximum de 50% dans les amphithéâtres, salles de cours et réfectoires. 
  • Les théâtres, cinémas et musées sont toujours ouverts en continuant à appliquer les mesures sanitaires déjà en vigueur.
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► En Guadeloupe et dans la métropole Aix-Marseille (“zones d’alerte maximale”) : 

  • Fermeture totale des bars et restaurants en Guadeloupe, et à Aix-en-Provence et Marseille. La vente à emporter et la livraison restent possibles. 15 autres communes des Bouches-du-Rhône sont concernées par cette restriction entre 22h et 6h du matin, dont Arles, Martigues, La Ciotat, Gardanne… 
  • Fermeture de l’ensemble des établissements recevant du public en Guadeloupe, et dans la région Aix-Marseille, sauf s’il existe un protocole sanitaire strict déjà mis en place, comme dans les théâtres, les musées, les cinémas… Ces lieux culturels qui ne sont pas concernés par les mesures de fermeture.

► A Lyon, Lille, Montpellier, Bordeaux, Grenoble, Rennes, Rouen, Saint-Etienne, Toulouse, Nice (“zones d’alerte renforcée”) : 

  • Rassemblements limités à 1000 personnes (simultanément)
  • Interdiction des grands événements déclarés comme les fêtes locales ou les fêtes étudiantes
  • Interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes dans l’espace public (plages, parcs, jardins, digues, forêts, espaces fluviaux, brocantes, vide-greniers, cérémonies…) depuis le 26 septembre. Sont exclues les manifestations revendicatives déclarées et les cérémonies funéraires, les transports en commun et les marchés alimentaires.
  • Fermeture anticipée des débits de boissons (bars et bistrots ayant uniquement une licence IV) à 22 heures (voire plus tôt si le Préfet le décide) depuis le lundi 28 septembre. Cette mesure ne concerne pas les restaurants ayant une licence de grande restauration qui pourront rester ouverts, à condition de respecter un protocole sanitaire strict.
  • Fermeture des clubs de sport, des salles de sport (sauf à Toulouse et Rennes) et des gymnases depuis le 26 septembre sauf pour les activités scolaires et périscolaires et pour les entraînements des sportifs professionnels de haut niveau. Précisions : les piscines restent ouvertes dans les conditions habituelles à Paris et Rennes, uniquement pour les scolaires, les mineurs et les sportifs de haut niveau à Lille et à Lyon. Les vestiaires collectifs sont fermés.
  • Fermeture des salles polyvalentes dédiées aux activités festives et associatives depuis le lundi 28 septembre.
  • Interdiction de la  vente d’alcool à emporter et consommation d’alcool sur la voie publique entre 20h et 6h (dans certaines villes comme Paris, Lille ou Toulouse par exemple) depuis le 28 septembre.
  • Interdiction de la diffusion de musique sur la voie publique ou audible depuis la voie publique de 22h à 6h (le décret a été pris à Paris et sa petite couronne, Lille, Toulouse…) depuis le 28 septembre.
  • Interdiction d’organiser ou de participer à un événement à caractère festif ou récréatif dans un établissement recevant du public. Particulièrement, les fêtes de mariage (hors cérémonie civile ou religieuse), les soirées étudiantes, les événements festifs organisés dans des lieux spécialement loués pour l’occasion.

► Dans 74 départements (“zones alerte”) :

  • Rassemblements limités à 30 personnes dans l’espace public (fêtes, mariages, tombola, évènements associatifs, communion, anniversaires). Les salles des fêtes et polyvalentes doivent désormais respecter cette jauge de 30 personnes. 
  • Autorisation des représentations théâtrales, les concerts et tous les rassemblements culturels et artistiques, dans la limite de 1000 personnes, avec des places assises exclusivement, un espacement entre les tribus et le port du masque.
  • Distance d’un siège entre 2 personnes ou groupes de moins de 10 personnes dans les établissements sportifs et culturels.

Par ailleurs, dans ces métropoles, le ministre a indiqué que le télétravail devait être favorisé autant que possible, en particulier pour les publics vulnérables. Il faut également limiter les rassemblements privés, “tous les contacts sociaux sans masque doivent être évités au maximum” a expliqué Olivier Véran. Les contrevenants seront verbalisés et les établissements recevant du public en infraction avec les règles sanitaires feront systématiquement l’objet de procédures administrative pouvant aller jusqu’à une fermeture.

Le ministère de la Santé a publié les nouvelles cartes des différents niveaux d’alerte en France en vigueur le 6 octobre. Ces cartes seront mises à jour à compter du 10 octobre suite au passage de nouvelles villes en zone d’alerte maximale (Lille, Lyon, Saint-Etienne et Grenoble). La décision de répartition des territoires entre les différents niveaux d’alerte s’appuie sur l’appréciation du profil épidémiologique de chaque territoire suite à l’analyse de 3 indicateurs produits par Santé publique France :

  •  Le taux d’incidence : le nombre de nouveaux cas pour 100 000 habitants sur 7 jours glissants.
  •  Le taux d’incidence chez les personnes âgées : le nombre de cas pour 100 000 habitants chez les plus de 65 ans, sur 7 jours glissants.
  •  La part des patients COVID dans les réanimations : le nombre de patients COVID+ sur le nombre total de lits occupés en réanimation.
Zones alerte en France
Carte des zones d’alerte en France au 6 octobre 2020 © Ministère de la Santé

→ vert (gris sur la carte ci-dessus) : 29 départements

rose : zone en “alerte” car plus de 50 nouveaux cas de Covid-19 pour 100 000 habitants, 74 départements.

Carte des zones en alerte (couleur rose) en France au 6 octobre 2020
Carte des zones en alerte (couleur rose) en France au 6 octobre 2020 © Ministère de la Santé

→ rouge : zone en “alerte renforcée” car plus de 150 nouveaux cas de Covid-19 pour 100 000 habitants et plus de 50 nouveaux chez des personnes de plus de 65 ans. Ce sont les villes de Bordeaux, Lyon, Nice, Lille, Toulouse, Saint-Etienne, Rennes, Rouen, Grenoble, Montpellier, Paris, et sa petite couronne (Hauts-de-Seine Seine-Saint-Denis Val-De-Marne).

Carte des zones d'alerte renforcée (couleur rouge) au 6 octobre 2020
Carte des zones d’alerte renforcée (couleur rouge) au 6 octobre 2020 © Ministère de la Santé

→ rouge écarlate : zone en “alerte maximale” car plus de 250 nouveaux cas de Covid-19 pour 100 000 habitants, plus de 100 nouveaux chez des personnes de plus de 65 ans et 30% de patients Covid+ en réanimation. Ce sont à date Paris et sa petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), la métropole d’ Aix-Marseille et la Guadeloupe.

Carte des zones en alerte renforcée (couleur noire) au 6 octobre 2020
Carte des zones en alerte maximale (couleur rouge écarlate) au 6 octobre 2020 © Ministère de la Santé

→ noir : zone en état d’urgence sanitaire car plus de 250 nouveaux cas de Covid-19 pour 100 000 habitants, plus de 100 nouveaux chez des personnes de plus de 65 ans et 60% de patients Covid+ en réanimation. Aucun département n’est en noir pour le moment.

Pendant la première vague, 10 malades en contaminaient 30, contre 13 aujourd’hui. Tous les 3 jours environ, le nombre de malades doublaient, contre tous les 15 jours désormais.

En France métropolitaine, la circulation virale se poursuit à un niveau élevé. Les nouvelles hospitalisations et les nouvelles admissions en réanimation poursuivent leur hausse. Le nombre de décès liés au COVID-19 est également en augmentation, notamment dans les établissements de santé. Le nombre de clusters se maintient à des niveaux élevés mais reste très certainement sous-estimé, prévient Santé publique France dans son bulletin du 1er octobre. L’augmentation du nombre de nouveaux cas confirmés de COVID-19 se poursuit : chez les personnes de 75 ans et plus, le nombre de cas a été multiplié par quatre depuis la mi-août. Selon les derniers chiffres publiés par le gouvernement au 8 octobre : 

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• 671 638 personnes ont été contaminées par le coronavirus (+ 18 129 en 24 heures)

• 32 521 personnes sont décédées en France (+76 en 24 heures)

• 1427 personnes Covid-19 sont en réanimation 

• 7624 personnes Covid-19 sont hospitalisées

Où en est-on par rapport à la première vague du mois de mars ? “On a vu que le coronavirus pouvait circuler très vite, a rappelé Olivier Véran lors de sa conférence de presse du 1er octobre. Pendant la première vague, 10 malades en contaminaient 30, qui la semaine d’après en contaminaient 90… Tous les 3 jours environ, le nombre de malades doublaient. L’épidémie allait très vite. Aujourd’hui les choses ont changé, nous avons appris collectivement à lutter contre le coronavirus. Le nombre de malades double tous les 15 jours. 10 malades en contaminent 13.” Au niveau national, les nouvelles hospitalisations, les admissions en réanimation pour COVID-19 et les nombres de décès restent à des niveaux modérés en comparaison à la situation observée en mars-avril 2020, mais la poursuite de la circulation du virus chez les personnes les plus âgées, fait craindre la poursuite des hospitalisations et des décès dans les semaines à venir.

 Les personnes âgées de 15 à 44 ans restent les plus touchés par le SARS-CoV-2

 

Le nombre de nouvelles contaminations au nouveau coronavirus augmente fortement en France. Au 8 octobre, Santé publique France rapporte un total de 671 638 cas confirmés de coronavirus depuis le début de la pandémie. Sur ces dernières 24 heures, ce sont 18 129 personnes supplémentaires qui ont été infectées. Les personnes âgées de 15 à 44 ans restent les plus touchées par le SARS-CoV-2, suivies par les 45-64 ans, indique Santé publique France dans son point hebdomadaire du 1er octobre. Chez les personnes de 75 ans et plus, le nombre de cas hebdomadaire a été multiplié par 4,3 depuis la mi-août. L’augmentation de cas chez les personnes âgées est inquiétante car ces personnes sont parmi les plus à risque de complication de COVID-19. Sur un total de 67 millions d’habitants, cela représente 0,74% de cette population. Le pic épidémique a été observé la semaine du 23 au 29 mars, soit une semaine après la mise en œuvre des mesures de confinement de la population générale, le 17 mars 2020. Depuis mi-juin, le nombre de nouveaux cas confirmés de COVID-19 augmente régulièrement. 

Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 10 mai au 27 septembre 2020 (données au 30 septembre 2020)

courbe evolution cas covid
Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 10 mai au 27 septembre 2020 (données au 30 septembre 2020) © Santé Publique France

Nombre de cas et de personnes-contacts à risque identifiés par semaine du 13 mai 2020 au 27 septembre 2020 (source : ContactCovid – Cnam)

Nombre de cas* et de personnes-contacts à risque identifiés par semaine du 13 mai 2020 au 27 septembre 2020
Nombre de cas* et de personnes-contacts à risque identifiés par semaine du 13 mai 2020 au 27 septembre 2020 © Santé Publique France

Les notifications de nouvelles admissions en réanimation continuent d’augmenter en France. Au 8 octobre, 1 427 personnes sont en réanimation à cause du Covid-19. “Pour 10 malades en réanimation, 3 ont moins de 65 ans”  a indiqué Olivier Véran lors de sa conférence de presse du 1er octobre à l’hôpital Bichat. En Ile-de-France, 40% des lits en réanimation sont désormais occupés par des patients Covid-19. Aurélien Rousseau, le Directeur Général de l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France a annoncé le 8 octobre, la réactivation du plan blanc dans tous les hôpitaux. Des opérations “non urgentes” sont à nouveau déprogrammées.

Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, consolidés avec l’Agence Santé Publique France et les ARS (Agences régionales de Santé), voici l’évolution des hospitalisations (dont la réanimation) et des décès en France par région.

Evolution des hospitalisations (dont en réanimation) et décès à l’hôpital du Covid-19 par région au 7 octobre (source : Santé publique France)

Régions Hospitalisations en cours Evolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 H Réanimation Soins intensif Evolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 H Décès
Île-de-France 2 493 +27 453 +3 8 198
Grand Est 269 -13 44 0 3 749
Auvergne-Rhône-Alpes 987 +8 174 +4 1 987
Hauts-de-France 751 -4 131 -11 2 060
Bourgogne-Franche-Comté 142 -6 30 0 1 092
Provence-Alpes-Côte d’Azur 823 -27 180 -15 1 187
Occitanie 493 -20 130 -5 622
Bretagne 185 -8 18 +1 294
Nouvelle-Aquitaine 378 +7 68 +2 524
Normandie 285 +20 55 +1 492
Centre Val-de-Loire 157 -6 28 0 610
Pays de la Loire 198 0 20 +2 525
Corse 27 +4 7 0 66
Martinique 42 +5 17 +3 22
Guadeloupe 202 -23 27 -7 91
La Réunion 44 -1 13 -2 23
Guyane 27 -4 6 -3 65
Mayotte 11 +1 5 +2 29
TOTAL 7 536 -40 1 416 -25 21 660 (+80)

Le nombre de décès du Covid-19 repart à la hausse en France. Le premier était survenu à Paris le 14 février 2020, il s’agissait d’un patient chinois de 80 ans. Au 8 octobre 2020, 32 521 personnes sont décédées en France du Covid-19 (+76 décès en 24 heures à l’hôpital). 

Hausse de la mortalité en France chez les personnes âgées de 65 à 74 ans.

La proportion de décès chez les hommes est supérieure à celle des femmes depuis le début de la pandémie (54%). Au moins 92% des cas de COVID-19 décédés sont âgés de 65 ans ou plus. Le nouveau coronavirus aurait causé entre 25 000 et 30 000 décès supplémentaires en France entre le 2 mars et le 31 mai, selon une synthèse publiée par Santé Publique France le 23 juillet.

• Carte des décès en France par départements

Les nouvelles hospitalisations progressent dans toutes les régions. Les taux d’hospitalisations les plus élevés ont été enregistrés en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Île-de-France, en Auvergne-Rhône-Alpes et dans les Hauts-de-France. Les taux d’hospitalisation en réanimation les plus élevés sont observés en Ile-de-France et en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Au 7 octobre 2020, 67 départements ont un nombre de cas de Covid-19 au-dessus du seuil d’alerte de 50/100 000 habitants et sont en niveau de vulnérabilité “élevé”. La Mayenne a rejoint, le 6 octobre, la liste des départements classés en vulnérabilité élevée.

Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 7 octobre 2020

Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 1er octobre 2020
Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 7 octobre 2020 © Santé Publique France

Les clusters en milieu scolaire et universitaire représentent 36% des clusters en cours.

Le nombre de clusters de coronavirus reste élevé en France, indique Santé publique France dans son point hebdomadaire du 1er octobre. Au 7 octobre, 1 267 foyers de contamination sont en cours d’investigation en France (+96 sur les dernières 24 heures) dont 36% concernent le milieu scolaire et universitaire. Le nombre de clusters est aussi élevé en Ehpad (239), principalement dans les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Occitanie. Sur l’ensemble des clusters déclarés, les entreprises hors établissements de santé (ES) restent parmi les types de collectivités les plus représentées (25%), puis le milieu scolaire et universitaire (20%), le milieu familial et les évènements publics/privés rassemblant de manière temporaire des personnes (18%).

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Le taux de reproduction (R effectif) est évalué à partir de plusieurs observations. Celui calculé à partir du nombre de tests positifs est à 1 (en légère baisse par rapport à la semaine dernière où il était de 1.06), celui calculé à partir des données d’hospitalisations (SI-VIC) est à 1,06 et celui calculé à partir des passages aux Urgences baisse à 0.88. Ces taux montrent la vitesse de circulation du virus et prouvent aujourd’hui que l’épidémie ne régresse pas en France. En revanche, “il était beaucoup plus élevé lors de la première vague, a précisé Olivier Véran le 23 septembre, il était à 3 voire au-delà”. Quels sont les départements ou régions où le virus circule le plus ? Comment ce nombre est-il calculé ? Définition, courbe d’évolution et carte par région.

Plus de 13 millions de tests PCR ont été réalisés depuis le début de la pandémie, a indiqué Olivier Véran lors de sa conférence de presse du 1er octobre. Le dépistage du coronavirus est en première ligne de la stratégie du gouvernement pour faire face au rebond épidémique confirmé sur le mois de septembre. 590 laboratoires testent les Français sur l’ensemble du territoire. Si des difficultés d’accès aux tests sont manifestes depuis quelques semaines, la situation s’améliore selon le ministre de la Santé qui annonce le 1er octobre que 75% des tests sont rendus en moins de 48 heures. Les tests sont prioritairement réalisés pour les personnes symptomatiques et les cas contacts dits “à risque” et qui sont en mesure de présenter le SMS reçu de l’Assurance Maladie. Le 17 septembre dernier, Olivier Véran rappelait : “Il ne sert à rien de se tester trop souvent. Le test doit être fait si vous avez un doute, si vous avez des symptômes et si le cas contact est avéré, si vous avez été appelé par l’Assurance maladie ou l’ARS, les cas contacts de cas contacts ne sont pas des cas contacts.”

Comme il n’y a ni vaccin, ni médicament efficace contre le coronavirus, le meilleur moyen de s’en protéger pour prévenir une deuxième vague est l’application de mesures barrières : respect de la distanciation physique minimale d’un mètre, port du masque, lavage des mains réguliers, réduction des rassemblements. Les personnes âgées ou atteintes de pathologies chroniques (atteintes respiratoire, cardiaque, obésité, diabète…) sont appelées à la plus grande prudence tant que le virus circule.

Si au début, on ne parlait que de fièvre, toux sèche, rhume, état grippal et de fatigue, les symptômes de l’infection par le coronavirus ont évolué. On sait désormais que le virus peut avoir des effets sur la peau (urticaire, autres affections dermatologiques), la sphère digestive (vomissements, diarrhées…), l’odorat, le goût et même le cerveau. 

  • Si vous présentez des symptômes (toux, fièvre, mal de tête) : éviter les contacts, rester à domicile, prenez du paracétamol si besoin, appeler un médecin pour prendre rendez-vous dans l’éventualité qu’il vous fasse passer un test de dépistage. 
  • Appeler le 15 en cas de difficultés respiratoires : “Si cette toux et cette fièvre s’accompagnent d’une gêne respiratoire qui devient permanente avec souffle court, difficulté à inspirer et à expirer, d’une aggravation importante de la toux, cela peut signifier une évolution de la maladie sous la forme d’une pneumopathie. Il s’agit alors d’une urgence respiratoire potentielle et comme dans tous les cas d’urgence, il faut alors appeler le 15 qui prendra les meilleures dispositions pour répondre à la situation”, prévient le Dr Patrick Aubé, médecin généraliste.  
DATES CLÉS DE L’ÉPIDÉMIE EN FRANCE
  • Le 31 décembre 2019, l’Organisation mondiale de la Santé en Chine est informée de plusieurs cas de pneumonies dans la ville de Wuhan. 44 personnes sont infectées entre cette date et le 3 janvier 2020.
  • Le 7 janvier 2020, les autorités chinoises identifient un “nouveau type de coronavirus”.
  • Le 13 janvier, un cas importé est recensé en Thaïlande.
  • Le 15 janvier, le virus cause la mort d’une première personne à Wuhan, un homme de 69 ans. 
  • Le 23 janvier, trois villes chinoises dont Wuhan sont placées en quarantaine.
  • Le 25 janvier, trois personnes contaminées sont recensées en France, deux à Paris et une Bordeaux. Ce sont les premiers cas enregistrés sur le continent européen.
  • Le 30 janvier, l’Organisation mondiale de la Santé décrète l’urgence de santé mondiale. Cette mesure n’avait été décrétée que 5 fois depuis sa création (pour Ebola (deux fois), la grippe H1N1, Zika et la poliomyélite). 
  • Le 23 février, la France déclenche le plan ORSAN, un dispositif exceptionnel d’organisation des soins.
  • Le 28 février, la France passe en stade 2 de l’épidémie.
  • Le 11 mars, l’OMS classifie de pandémie la diffusion de la maladie à coronavirus Covid-19 dans le monde.
  • Le 12 mars, le président de la République Emmanuel Macron annonce la fermeture nationale des crèches et établissements scolaires de France à compter du 16 mars et “jusqu’à nouvel ordre”.
  • Le 14 mars, la France passe au stade 3 de l’épidémie.
  • Le 16 mars : la France met en place un dispositif de confinement interdisant les déplacements.
  • Le 18 mars le premier transfert de patients Covid-19 en France est réalisé grâce à l’Armée, par voie terrestre et aérienne. 
  • Le 26 mars, un premier cas jeune meurt en France, une adolescente de 16 ans, en Ile-de-France originaire de Morsang-sur-Orge.
  • Le 27 mars, le confinement de la population française est renouvelé jusqu’au 15 avril.
  • Le 13 avril, Emmanuel Macron annonce le prolongement du confinement jusqu’au 11 mai.
  • Le 11 mai, la France commence son déconfinement.
  • Le 15 juin, toute la France passe en zone verte, sauf Mayotte et la Guyane. A Paris, les restaurants et bars peuvent rouvrir complètement.
  • Le 22 juin, les écoles sont de nouveaux obligatoires en France pour tous les élèves. Les cinémas, salles de jeux, casinos rouvrent. Les sports collectifs peuvent être autorisés tout en respectant certaines conditions sanitaires.
  • Le 10 juillet, la France a franchi la barre des 30 000 morts. Dans la nuit du 10 au 11 juillet à minuit, l’état d’urgence sanitaire prend fin en France.
  • Le 20 juillet, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos en France.
  • Le 8 octobre, le plan blanc est réactivé dans les hôpitaux d’Ile-de-France.

Cet article est mis à jour quotidiennement par Aurélie Blaize, Anaïs Thiébaux et Samantha Pagès





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