les lycées fermés jusqu’à juin, rentrée au collège repoussée

[ad_1]

Selon BFMTV, les lycéens ne retourneront pas à l’école avant le mois de juin et la rentrée des collégiens est également repoussée. Dans son plan de déconfinement, Edouard Philippe devrait confirmer le calendrier de reprise des cours et aborder les mesures sanitaires pour la réouverture des écoles. Le point sur les dernières annonces.

[Mis à jour le 28 avril à 14h38]. Edouard Philippe présente son plan de déconfinement tant attendu ce mardi à 15h. Le Premier ministre abordera à l’Assemblée nationale plusieurs thématiques comme la réouverture des écoles, mais aussi les commerces, les transports, les entreprises, les tests, l’isolement des malades, le port du masque ainsi que les rassemblements. Ce plan national de déconfinement sera ensuite soumis au débat puis au vote des députés. « Nous présenterons ensuite cette stratégie sur les enjeux prioritaires du déconfinement aux associations d’élus locaux et aux partenaires sociaux, pour que s’engage une période de co-construction du plan national et de ses déclinaisons territoriales » précise Edouard Philippe. Selon BFMTV, les lycéens devraient finalement faire leur rentrée en juin et non plus le 18 mai, tandis que la rentrée des collégiens pourrait être repoussée. En outre, les élèves pourraient porter des masques dès le collège selon les recommandations du Conseil scientifique. Transports scolaires, mesures sanitaires, calendrier de reprise des cours… On fait le point sur les dernières recommandations et les mesures que pourrait prendre le gouvernement pour une rentrée des classes dans les meilleures conditions.

– Le calendrier de rentrée scolaire : la reprise des cours sera progressive. La semaine dernière, Jean-Michel Blanquer avait annoncé que les élèves de grandes sections, de CP et de CM2 feraient leur retour à l’école les premiers, le lundi 11 mai.  La semaine du 18 mai, ce sera au tour des collégiens et des lycéens de retourner en cours, puis, le 25 mai, toutes les classes pourront reprendre le chemin de l’école, précisait le ministre de l’Education

– Rentrée au collège et au lycée décalée ? Mais selon BFMTV, « les lycées resteront fermés jusqu’en juin au moins, et la situation des élèves sera réévaluée début juin ». Les journalistes avancent aussi un report pour les collégiens également. « Les collèges ouvriront selon le niveau épidémique dans chaque département »Emmanuel Macron avait par ailleurs précisé, que dans l’enseignement supérieur, les cours ne reprendront pas avant l’été. 

Des groupes de 15 élèves. Jean-Michel Blanquer avait annoncé que les classes devaient être divisées en petits groupes pour respecter les règles de distanciation sociale. « Nous définirons quel est le plafond de ces petits groupes, il sera peut-être différent pour l’école primaire et pour l’enseignement secondaire. Mais ce plafond pourrait être, par exemple, de 15 élèves ». 

– Séparer les élèves d’une même classe ? Le 19 avril, Edouard Philippe avait évoqué l’hypothèse de diviser les classes avec des élèves qui alterneraient une semaine sur deux. Jean-Michel Blanquer avait quant à lui proposé une alternance d’une partie des élèves le matin, et l’autre, l’après-midi.

– Les élèves devront-ils porter des masques ? Edouard Philippe estime qu’il est « compliqué de demander à un enfant de 10 ou 11 ans, qui est à l’école primaire, d’aller porter un masque toute la journée, à l’intérieur, en extérieur, de jouer avec dans la cour de récré quand on va commencer à dépasser les 30 degrés », a-t-il déclaré le 24 avril. Le Comité scientifique va dans son sens en recommandant le port du masque pour les collégiens et les lycéens ainsi que les enseignants. De plus « il n’y a aucune recommandation scientifique qui dise qu’il faille faire porter des masques à des enfants » avait-il ajouté.

L’école, pas obligatoire. Ce 23 avril, Emmanuel Macron avait confirmé que le retour à l’école se ferait sur la base du volontariat. Si cette rentrée n’est pas obligatoire, les parents devront néanmoins poursuivre les cours à distance, à la maison.

Les mesures sanitaires : Régulièrement consulté par le gouvernement, le Comité scientifique a livré ses recommandations ce dimanche. Il y a donc de fortes chances pour que la plupart des mesures recommandées par ces experts soient appliquées, bien que les spécialistes étaient plutôt favorables à une rentrée scolaire en septembre. Néanmoins, ils préconisent :

  • le port du masque à partir du collège,
  • Des lavages de mains régulier, des gels hydroalcoolique à partir du collège
  • Pas de dépistage massif par test diagnostique RT-PCR des élèves et de l’ensemble du personnel 
  • Les tests sérologiques, « n’ont pas d’intérêt individuel ni pour les élèves ni pour les personnels des écoles au moment de la réouverture le 11 mai » précise le Comité scientifique.
  • des repas en salle de classe,
  • le nettoyage régulier des établissements scolaires,
  • les tables espacées d’un mètre,
  • respecter les distanciations sociales à la récré, dans les couloirs, les transports scolaires, etc
  • des horaires aménagés afin d’éviter les rassemblements…

Jean-Michel Blanquer a annoncé le calendrier pour une reprise des cours progressive entre le 11 mai et le 25 mai, en commençant par les élèves de grandes sections, de CP et de CM2. Ces dates de rentrée différenciée selon les classes « permettent de créer de petits groupes » afin de respecter les règles de distanciation sociale. « Ces hypothèses sont encore faites pour être discutées, mais il me paraît souhaitable que l’on commence par les classes charnières importantes et que l’on continue par la suite« , avec les autres classes les semaines suivantes.

A partir du lundi 11 mai 

Une pré-rentrée est prévue pour les enseignants le 11 mai, afin de préparer au mieux le retour des élèves. A cette date, ce sont d’abord « les classes de grandes sections, de CP et de CM2 » qui feront leur retour à l’école. « Nous laisserions des marges de souplesse localement » a déclaré le ministre de l’Education qui a précisé que certaines écoles des zones REP et REP+ (classes de CP et CE1 notamment) ainsi que les classes des zones rurales pourraient ouvrir en priorité, puisqu’elles sont déjà dédoublées, avec moins de 15 enfants.

A partir du lundi 18 mai

Les élèves du collège et du lycée devaient retourner en cours à partir du 18 mai : les classes de 6ème ainsi que les 3ème, les classes de 1ère et de Terminale, ainsi que les ateliers industriels dans les lycées professionnels. Mais selon BFMTV, la rentrée des collégiens pourrait être décalée tandis que les lycéens ne devraient pas faire leur retour en cours avant le mois de juin.

A partir du lundi 25 mai

« L’ensemble des classes pourraient rentrer », précise Jean-Michel Blanquer, mais il faudra néanmoins respecter les mesures de distanciations sociales avec des petits groupes de 15 élèves par classe au maximum.

Quels élèves font leur rentrée des classes le 25 mai ?

  • Les enfants de petite et moyenne section
  • Les élèves de CE1, CE2 et CM1
  • Les élèves de 4e et 5e ainsi que les élèves de seconde 
Rappelons que dans l’enseignement supérieur, les cours ne reprendront pas avant l’été« . Les dates des examens et concours de recrutement des professeurs, ainsi que les concours d’accès aux grandes écoles ont été précisées par les ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur. En ce qui concerne les lycéens, la plupart des diplômes cette année se dérouleront cette année sous forme de contrôle continu. C’est le cas pour le bac général et technologique, le brevet, le BTS ainsi que les diplômes en apprentissage. Les oraux de rattrapage et l’oral de Français restent maintenus.

Rappelons que les spécialistes du Comité scientifique n’étaient pas vraiment pour une rentrée des classes en mai. Interrogé sur Europe 1 ce dimanche, le professeur à l’Institut Pasteur et membre du Conseil scientifique Arnaud Fontanet a déclaré que les membres du Conseil recommandaient la fermeture des établissements scolaires jusqu’à la rentrée de septembre. Jean-François Delfraissy, Président du Conseil scientifique sur le Covid-19, a expliqué sur BFMTV que « si l’on met des enfants dans une zone confinée comme les écoles, il y a un risque de transmission au sens de la population qui est plus important« . Pour les enfants, rien d’inquiétant selon le scientifique puisqu’ils sont pour la plupart asymptomatiques, rappelle-t-il. Mais en dehors de l’école, dans les familles notamment, « ils peuvent être source d’infection. C’est la raison pour laquelle, d’un point de vue strictement sanitaire, nous avions fait la recommandation de poursuivre la fermeture des écoles« . Néanmoins, compte tenu des enjeux sociétaux, les spécialistes se disent tout de même favorables à ce que cette rentrée progressive se passe « sur la base du volontariat et de non obligation de la part des familles« , avec la possibilité de poursuivre les cours à distance. De leurs côtés, les pédiatres se veulent plus rassurants et recommandent même un retour à l’école pour les élèves.

De leurs côtés, les pédiatres se veulent plus rassurants : dans un communiqué du 27 avril, l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA) et le Groupe de Pathologie Infectieuse Pédiatrique (GPIP) tiennent à rassurer les parents sur le retour de leurs enfants en collectivité à partir du 11 mai prochain. D’une part, parce que peu d’enfants sont touchés depuis le début de l’épidémie et les formes sévères sont exceptionnelles, particulièrement chez les moins de 10 ans. Les enfants sont également « moins souvent porteurs du Sars-Cov-2  et les données disponibles sur la contagiosité des enfants entre eux et vers les adultes sont rassurantes« , précisent les spécialistes. Le retour en collectivité ne semble donc pas représenter un risque significatif pour les adultes. « Le rôle des enfants dans la dynamique de l’épidémie chez l’adulte parait modeste et concernerait plutôt les adolescents de plus de 15 ans. Le risque d’infection pour les adultes relève surtout du contact entre adultes eux-mêmes (enseignants, personnels et parents groupés en sortie d’école)« , ajoutent-ils. Les pédiatres se disent donc favorables à un retour à l’école dans le respect des gestes barrières qui doivent être adaptés à chaque âge. « Tous les enfants y compris ceux suivis pour une maladie chronique peuvent et doivent retourner à l’école » précise le communiqué. Par ailleurs, « le port d’un masque dans les crèches, les écoles maternelles et primaires pour les enfants sans pathologie sous-jacente grave n’est ni nécessaire, ni souhaitable, ni raisonnable«  précise l’AFPA qui préconise néanmoins le port du masque chez les adolescents et les parents ou les enseignants.

« Il n’y aura pas d’obligation du retour à l’école. Il faudra de la souplesse », a affirmé Emmanuel Macron ce 23 avril, suite à une consultation avec les maires de France, pour aborder l’épineuse question du déconfinement. Le retour à l’école se fera « sur un principe de volontariat des parents et sans obligation« , il sera à la fois « progressif, concerté, et adapté aux réalités », a précisé le Président de la République. Néanmoins, « il faudra être en mesure d’assurer l’enseignement à distance » rappelle le ministre de l’Education nationale. Par ailleurs, « un professeur qui a un problème de santé ne viendra pas. Et si l’on a un parent vulnérable chez soi, on ne vient pas non plus« . Il y aura aussi des « marges de manœuvres » locales, afin que certaines régions puissent ne pas rouvrir les écoles. « L’objectif, c’est qu’entre le 11 mai et le 4 juillet, nous ayons réussi cette resocialisation qui permette de se remettre dans l’apprentissage » avait précisé Jean-Michel Blanquer sur France 2. 

« La réouverture des écoles devra nécessairement se faire en concertation avec les médecins, infirmiers, assistantes sociales et psychologues de l’Education nationale », Marie Tamarelle-Verhaeghe, présidente du groupe d’études sur la santé à l’école, dans un communiqué du 15 avril. Si elle estime qu’une réouverture progressive des écoles le 11 mai est nécessaire pour le bien des enfants, elle réclame un accompagnement des élèves par des professionnels de santé, notamment pour pallier aux troubles et aux difficultés vécues pendant le confinement. Ainsi, les violences intrafamiliales, les deuils… devront être identifiés et pris en charge. Par ailleurs, un travail devra être effectué avec les familles sur le retour au rythme scolaire. Autre point que les établissements scolaires devront prendre au sérieux : l’hygiène et en particulier la place des toilettes à l’école. « Manque de papier ou de savon, mauvaises odeurs, problèmes de harcèlement, les toilettes à l’école sont souvent une zone de non droit, alors qu’elles devraient protéger l’intimité des enfants. Cette crise doit aussi être l’occasion de régler ce problème des toilettes à l’école, non résolu depuis 20 ans, en mobilisant de manière inédite les collectivités territoriales« , précise Marie Tamarelle-Verhaeghe.

Voir aussi nos dernières informations santé en direct concernant l’épidémie de Coronavirus en France



[ad_2]

Source link