Orange, ambassadeur de la France auprès d’Apple, se montre plutôt confiant

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« Tous les jours, nos équipes sont en communication avec les ingénieurs d’Apple. Ils semblent ouverts aux discussions », a déclaré en conférence de presse Stéphane Richard, PDG d’Orange, évoquant une dynamique « positive ». L’émissaire français nommé Orange est donc chargé de négocier avec le géant américain pour permettre que l’appli nationale StopCovid de contact tracing basé sur protocole européen ROBERT puisse fonctionner  correctement sur iOS. En l’état actuel du chantier, ce n’est pas possible, en raison de limitations imposées par Apple sur la technologie Bluetooth… afin de protéger la vie privée des utilisateurs d’iPhone. Le gouvernement a dû faire un choix lourd de conséquences. 
Mais le cas de la France n’est pas isolé. « Tout le monde a besoin d’Apple et Google », a insisté Stéphane Richard, faisant allusion au projet d’appli commun que portent les deux géants. Il espère qu’Apple assouplisse sa position. 

Négociateur, coordinateur technique et auditeur 

Parmi les six entreprises privées qui font partie du consortium, Orange a, outre son rôle de négociateur, une fonction de coordinateur technique. « Nous sommes en charge de vérifier que le système fonctionne de bout en bout », a expliqué Marie-Noëlle Jégo-Laveissière, responsable du projet chez Orange. En clair, faire en sorte que toutes les « briques » s’imbriquent bien. L’opérateur se chargera aussi de tester et de sécuriser l’application une fois qu’elle sera terminée, explique 

D’ici la fin du mois de mai

En plus de ces prérogatives techniques, Orange participera à la gestion des problèmes générés par la fracture numérique dans la mise en place d’un tel dispositif sur l’ensemble du territoire français. Un défi de taille -et une des limites évidentes au projet StopCovid- puisque la crise sanitaire a éloigné encore plus les 13 millions de Français exclus du numérique, d’après le Baromètre du numérique 2019. Il s’agit donc à la fois de permettre à tous d’avoir une connexion et de fournir des terminaux pour que tous les citoyens qui le souhaitent puissent télécharger l’application. Pour rappel, le téléchargement de StopCovid sera un acte volontaire.

Si le calendrier n’est pas fixé, les équipes d’Orange tablent sur une sortie de l’application fin mai. Malgré ces obstacles techniques et un débat repoussé à l’Assemblée nationale, Stéphane Richard trouverait « dommage de tuer l’application dans l’oeuf, sans même essayer d’aller jusqu’au bout. La France serait le seul pays à ne même pas essayer ». Mais le chantier reste énorme. Même son nom « StopCovid » n’est pas arrêté, a souligné le patron d’Orange. 

« Il n’y a pas de concurrence »

Quid de sa propre appli développée en parallèle ? « Il n’y a qu’un seul et même projet, une application unique », a finalement tranché Stéphane Richard. « Notre travail préalable alimente le projet national. Il n’y aucune concurrence. »
L’entreprise télécoms a fait savoir, le 17 mars, qu’elle développait une application propre de contact tracing aux caractéristiques similaires avant, dix jours plus tard, de se rallier au projet national public-privé mené par l’Inria, en partenariat avec la société spécialisée dans le objets connectés Withings ou encore la start-up Lunabee, mais aussi l’Agence nationale de la sécurité des services d’information et Santé publique France. 



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