Jérôme de retour dans Clem : “Je n’ai pas voulu voir d’anciens épisodes avec Benoît Michel” confie François-David Cardonnel – News Séries


La saison 12 de “Clem” débute ce soir sur TF1 avec le grand retour de Jérôme, l’ex-mari de l’héroïne. François-David Cardonnel (“Koh Lanta”), qui succède à Benoît Michel, nous dit tout sur le “nouveau” Jérôme et ce qui nous attend dans ces épisodes.

AlloCiné : Vous rejoignez Clem en saison 12 dans le rôle de Jérôme, tenu auparavant par le comédien Benoît Michel. Qu’est-ce qui vous a plu dans la proposition de TF1 ? Avez-vous hésité à l’idée de reprendre un personnage qui avait déjà été incarné par un autre ?

François-David Cardonnel : En fait, on m’a tout de suite dit que c’était un personnage qui existait déjà, qui avait été interprété par un autre comédien auparavant. Et le challenge m’a plu. Je me disais “Bon, il y a un petit caillou dans la chaussure, il va falloir être convaincant, et en tout cas faire aussi bien que l’autre acteur. Et ne pas décevoir les fans”.

Et puis c’était assez confortable d’arriver dans une série comme Clem, qui est installée depuis des années, car c’est comme une famille. On est sur des rails.

Justement, était-ce facile d’entrer dans cette famille qui se connaît depuis des années ? Vous avez été bien accueilli par vos partenaires de jeu ?

Oui, ça s’est fait naturellement. Lucie Lucas a été adorable. Elle m’a proposé de me parler du personnage, de son histoire. Elle m’a tout de suite mis à l’aise. Donc ça donnait le ton. Car si l’actrice principale est vraiment cool, en général ça suit sur tout le reste. Et ça s’est confirmé. Le tournage a été hyper agréable.

Et avec Elina Solomon, qui joue Emma, la fille de Jérôme, ça a été évident dès le départ ? Vous avez facilement créé ce lien père-fille sur le plateau ?

Elina est hyper talentueuse. On voit qu’elle a envie d’apprendre et qu’elle a évolué au travers de cette série. On a surtout essayé de créer un lien de “potes” pour être proches sur le plateau. Et ça collait bien au personnage de Jérôme qui, dans cette nouvelle saison, se comporte davantage comme un pote avec sa fille que comme un papa.


Ch. Lartige/TF1/Merlin

Vous êtes-vous concertés avec les auteurs pour décider de la “couleur” à donner à Jérôme dans ces nouveaux épisodes ? On le sent assez différent du Jérôme qu’on avait laissé en saison 7 interprété par Benoît Michel. C’était pour coller un peu plus à votre énergie et à votre personnalité ?

Actu à voir aussi ...  cette batterie externe miniature Romoss ne coûte que 11 euros

Non, il n’y a pas eu de discussions. Je pense que c’était une volonté des auteurs de ne pas coller au personnage d’origine puisqu’il devait y avoir un changement d’interprète. D’autant plus que les années sont passées, on peut imaginer que Jérôme a vécu beaucoup de choses durant cette période.

Mais c’est certain que j’ai apporté ma personnalité au personnage, oui. C’était important. Et je n’ai pas voulu voir d’anciens épisodes avec Benoît Michel pour ne pas être influencé dans ma manière de jouer. J’ai préféré tenter quelque chose de nouveau.

On sait que Jérôme revient pour se rapprocher de sa fille. Que pouvez-vous dire sur ce qui nous attend dans cette douzième saison de Clem ?

Jérôme veut recréer un lien avec Emma, c’est ça. J’imagine qu’il a eu une autre vie en Afrique du Sud, et maintenant il veut renouer avec le passé et se recentrer sur les choses essentielles. Il ne peut pas faire marche arrière, mais il veut réellement créer un lien avec sa fille. Et donc, évidemment, il débarque dans la vie de Clem. Ce qui chamboule pas mal de choses.

Malgré les zones d’ombres que semble dissimuler Jérôme dans les premiers épisodes de la saison, il est donc sincère dans sa démarche vis-à-vis d’Emma ?

Sa démarche est toujours sincère par rapport à sa fille. En tout cas, c’est comme ça que j’ai eu envie de l’interpréter. Je me suis dit qu’un père ne pouvait pas mentir à son enfant. Après, bien sûr, il trempe dans des affaires un peu louches, il a des histoires, mais c’est autre chose, ça n’a rien à voir avec son retour dans la vie de sa fille.

Son retour va-t-il mener à une confrontation avec Clem ?

La confrontation avec Clem est inévitable car elle s’est tapée tout le travail d’éducation avec Emma durant toutes ces années. Lui, il arrive avec ses grands sabots, avec sa fille qui est tellement heureuse qu’elle le voit comme le prince charmant, le sauveur, c’est un peu facile. Donc forcément, pour Clem, ça ne va pas trop passer.

Actu à voir aussi ...  Des pirates créent un eBay du ransomware... pour vendre des données privées volées de Madonna

D’autant plus que le personnage de Jérôme, on a parfois envie de le tarter (rires). C’est comme ça que je l’ai joué aussi et je trouvais ça très drôle. Le mec est quand même hyper gonflé (rires).

Jérôme revient dans la vie de Clem lorsque celle-ci file enfin le parfait amour avec Mathieu. Est-ce qu’il prend un malin plaisir à faire potentiellement exploser tout ça ?

J’imagine que quand un papa voit sa fille avec un beau-père, même si l’histoire avec Clem est ancienne, il y a toujours une petite rivalité avec le nouveau compagnon.


Ch. Lartige/TF1/Merlin

Les téléspectateurs peuvent-ils espérer un retour de flammes entre Jérôme et Clem ?

Emma a envie de ça en tout cas, mais est-ce que c’est ce qui va se passer ? Je laisserai le soin au public de le découvrir. Mais au départ c’est mal parti en tout cas (rires).

Avant Clem, vous avez enchaîné les rôles dans des projets plus dramatiques, tels que Le Bazar de la charité, Insoupçonnable, Olivia, et La Traque. Aviez-vous spécifiquement envie de revenir vers la comédie, un genre que vous aviez notamment exploré avec la série Templeton sur OCS ?

C’est ce qui me plaît dans ce métier : de pouvoir explorer des personnages et des contextes différents. Peu importe si c’est de la comédie ou du drame, le secret c’est d’être sincère dans ce qu’on fait. Même si la comédie c’est un registre un peu différent, avec un lâcher-prise encore plus fort. Mais je prends autant de plaisir dans les deux registres, vraiment.

Avez-vous senti un changement dans votre carrière après Le Bazar de la charité ?

Le Bazar de la charité, c’était une très grosse machine, avec un casting de dingue. Je me retrouvais avec Josiane Balasko, Gilbert Melki, Audrey Fleurot. Et peut-être que ça a permis qu’on me fasse davantage confiance sur des formats comme ceux-ci. Et comme il y a eu une grosse exposition, je pense que ça a forcément dû m’aider un peu.

Clem n’a pas encore été renouvelée pour une saison 13. La porte reste-t-elle ouverte à un retour de Jérôme l’an prochain ? Avez-vous envie de poursuivre l’aventure ?

Actu à voir aussi ...  Pourquoi le Conseil constitutionnel a censuré la loi Avia contre la haine en ligne

On ne sait pas, peut-être que Jérôme va mourir (rires). Plus sérieusement, oui, j’imagine que les choses restent ouvertes. On verra bien en cas de saison 13. Mais en tout cas j’ai pris beaucoup de plaisir à tourner cette douzième saison, donc pourquoi pas, tout est possible.


Ch. Lartige/TF1/Merlin

Une grande partie du public vous a découvert dans Koh Lanta en 2006. Cela reste un bon souvenir pour vous ?

Bien sûr, c’est un super souvenir. J’ai fait ça quand j’avais 20 ans. J’en ai 38 aujourd’hui. C’est là qu’on se rend compte que cette émission est très vieille (rires). Ça a été une super chose pour moi de participer à cette émission à ce moment-là de ma vie. À 20 ans, on a un besoin de se découvrir, de défis. J’avais à l’époque ce besoin-là. Aujourd’hui je l’ai beaucoup moins.

C’est pour ça que je n’ai pas refait l’émission. Mais je ne renie pas du tout ce passé. C’est une émission complètement folle, je me suis régalé, et ça m’a appris énormément de choses. Mais je préfère la regarder en téléspectateur aujourd’hui.

Vous restez un spectateur assidu de Koh Lanta ?

Bien sûr, pas le choix (rires). Je suis accro depuis 2007, je suis pris dedans.

On vous verra prochainement sur M6 dans un nouveau format court. Que pouvez-vous dire sur cette nouvelle aventure ?

C’est une série qui s’appelle La Cour des grands et qui sera diffusée prochainement sur M6, c’est ça. C’est un format court qu’on tourne depuis plusieurs mois, et ça se passe dans la cour d’école avec les parents, les professeurs. C’est un projet plutôt sympa une fois de plus. C’est de la comédie. Et tout ce que je peux dire c’est que je ne joue pas un prof.



Source link