hospitalisations toujours en hausse, bilan


CORONAVIRUS DIRECT – La situation continue de s’aggraver. Le nombre de personnes hospitalisées augmente toujours. 23 302 nouveaux cas de contamination et 298 décès sont enregistrés en 24 heures. Derniers chiffres et actualités sur la vaccination, les tests, le nombre de cas, de décès, en réanimation par région.

[Mis à jour le mardi 9 mars à 19h13] La situation continue de se dégrader en France, avec la progression des variants et l’accroissement de la tension hospitalière. Pour autant, la vaccination s’accélère. D’ici l’été, l’objectif est d’administrer la première dose du vaccin anti-Covid à 30 millions de personnes. L’Île-de-France inquiète. Malgré tout, “un confinement n’est pas d’actualité“, assure mardi 9 mars le directeur général de la Santé Jérôme Salomon sur le plateau d’Yves Calvi sur RTL. Et d’appeler les Français à “la mobilisation maximale” pendant encore “six semaines de forte tension. Lundi, l’Agence régionale de Santé a demandé aux hôpitaux et aux cliniques franciliens de déprogrammer 40% de leurs actes médicaux et chirurgicaux afin de réserver un maximum de lits de réanimations aux malades de la Covid-19. Mardi 9 mars, 3 918 personnes se trouvent en réanimation (+69 en 24 heures) et plus de 25 200 sont hospitalisés. Ces chiffres sont les plus haut depuis fin novembre et augmentent progressivement, notamment en réanimation. Compte tenu de ces chiffres, l’allègement des mesures n’est pas au programme de cette semaine. Il faudra attendre le mois d’avril pour voir les premiers assouplissements, avec une potentielle réouverture des restaurants et des lieux culturels. Quels sont les chiffres aujourd’hui de l’épidémie ? Combien d’hospitalisations, de cas en réanimation, de décès Que disent les cartes de suivi de l’épidémie ? Quels sont les symptômes du coronavirus ? Quand s’isoler et combien de tempsQuel est le taux de R0 du virus ? Quand est-on contagieux ? Que sait-on des vaccins ? Des effets secondaires après la vaccination ? Chiffres et infos du jour.

liste departement vigilance covid
Liste des 23 départements sous surveillance renforcée au 4 mars © Twitter du Gouvernement
  •  Confinement prolongé à Dunkerque. Le préfet du Nord a décidé, en concertation avec les élus locaux, de prolonger le confinement pour les trois prochains week-ends, indique un communiqué diffusé ce mardi après-midi. La situation reste “particulièrement tendue”, avec un taux d’incidence élevé et une pression hospitalière forte. 
  • Commande de doses pour les médecins.Nous allons rouvrir aux médecins dès la fin de la semaine les réservations de doses pour la semaine du 22 mars“, annonce Olivier Véran lors d’un déplacement avec le Premier ministre, Jean Castex, à l’hôpital de Cosne-Cours-sur-Loire (Nièvre). Les médecins libéraux pourront donc commander de nouveau des doses de vaccin “dès la fin de cette semaine”
  • Vaccination obligatoire pour les soignants. L’Académie de Médecine recommande, dans un communiqué diffusé ce mardi matin, la vaccination obligatoire pour tous les professionnels de santé exerçant dans le secteur public ou libéral, dans les établissements de santé et dans les Ehpads, ainsi que pour les auxilliaires de vie pour personnes âgées. “L’hésitation vaccinale est éthiquement inacceptable chez les soignants“, écrit l’institution dans son communiqué
  • La situation en Ile-de-France examinée ce mercredi.Il y aura un réexamen de la situation sur l’ensemble du territoire, et notamment l’Ile-de-France, lors du Conseil de défense sanitaire” qui se tiendra ce mercredi, a prévenu à l’AFP le ministère de la Santé. Pour autant, “l’Île-de-France est probablement la région que nous surveillons le plus“, admet Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé, invité de RTL ce mardi matin.
  • Confinement à Wallis et Futuna. Après la détection de 36 cas de Covid-19 en trois jours, l’archipel de Wallis et Futuna entre dans un confinement “strict et contrôlé” pendant deux semaines depuis ce mardi 6h du matin, annonce l’Administration supérieure des îles Hervé Jonathan à la télévision Wallis et Futuna la 1ère, ce lundi 8 mars.  
  • Les généralistes privés de doses d’AstraZeneca. Une note de la Direction générale de la santé (DGS) informe que la commande de doses de vaccins “ne sera ouverte que pour les besoins des officines“, où la vaccination commencera la semaine prochaine. Autrement dit, les médecins généralistes ne pourront pas commander, la semaine du 8 mars, de nouvelles doses de vaccins compte tenu du stock important d’AstraZeneca déjà disponible (environ 28 000 flacons disponibles à la commande). Les médecins ont exprimé leur mécontentement, notamment dans un communiqué du syndicat de généraliste MF France réclamant la démission de Jérôme Salomon, directeur général de la Santé. L’ordre des médecins estime que le message de la DGS “est inacceptable et doit être démenti par le ministre Olivier Véran“, dans un tweet publié ce lundi 8 mars. 
  • Déprogrammation des opérations en Ile-de-France. L’Agence régionale de la Santé d’Île-de-France a donné “l’ordre ferme” aux hôpitaux et aux cliniques de la région de déprogrammer 40% de leurs activités médicales et chirurgicales, afin de pouvoir augmenter le nombre de lits de réanimation consacrés aux patients Covid-19, a indiqué lundi le directeur général, Aurélien Rousseau.

​​Quelles sont les mesures anti Covid-19 en France ?

Le 25 février, le gouvernement a indiqué que la décision de nouvelles restrictions se base sur 4 indicateurs :

  • le niveau d’incidence élevé du virus (+250 cas pour 100 000 habitants)
  • la part importante des variantes dans les contaminations (+50%)
  • la pression hospitalière proche du seuil critique
  • la circulation virale qui s’accélère fortement

Pour freiner la reprise de l’épidémie de Covid-19, le gouvernement a décidé de mettre en place un couvre-feu de 18 heures à 6 heures du matin, depuis le samedi 16 janvier 2021. Les mesures de restrictions en vigueur en France sont :

  • Les centres commerciaux non-alimentaires de plus de 20 000 msont fermés (magasins de bricolage, de prêt-à-porter, de décoration…).
  • La pratique sportive ou la promenade en plein air est interdite pendant les horaires de couvre-feu ;
  • Pendant la journée, les déplacements sont autorisés et l’attestation n’est pas nécessaire ;
  • Les déplacements entre régions sont autorisés ;
  • Les déplacements en provenance ou à destination d’un pays extérieur à l’Union européenne sont interdits, sauf motif impérieux
  • Les lieux de culte doivent respecter une certaine jauge  ;
  • Les salles de cinéma, les théâtres et les musées restent fermés ;
  • L’accueil du public dans les enceintes sportives, dans les cirques, les parcs zoologiques ou encore les salles de jeux et les casinos est interdit ;
  • Les restaurants et les cafés sont fermés.
  • Depuis le dimanche 31 janvier à minuit, la France a fermé ses frontières aux pays extérieurs à l’Union européenne, sauf pour “motifs impérieux”.
  • Un test RT-PCR négatif datant de moins de 72 heures est obligatoire pour entrer en Corse, dès l’âge de 11 ans, jusqu’à nouvel ordre.

Déplacements autorisés après 18 heures sur attestation :

  • se rendre ou revenir de son lieu de travail, à une formation professionnelle, effectuer un déplacement professionnel ne pouvant être reporté ;
  • des motifs familiaux impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables et précaires, notamment aux personnes en situation de handicap ou pour la garde d’enfants ;
  • des motifs médicaux : aller à l’hôpital, examens et soins ne pouvant être assurés à distance et achat de médicaments ;
  • participer à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative (maraudes des associations de lutte contre la pauvreté ou distributions d’aides alimentaires à domicile) ;
  • les personnes en situation de handicap et leur accompagnant ;
  • promener un animal domestique autour de son domicile.
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Le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran ont tenu une conférence de presse jeudi 4 mars pour faire un point sur l’épidémie. Les annonces en vigueur à partir du 6 mars :

  • Le département du Pas-de-Calais bascule en confinement durant les week-end à compter de samedi 6 mars, 6 heures, jusqu’à 18 heures le dimanche, et jusqu’à nouvel ordre. Les grandes surfaces non-alimentaires de plus de 5 000 m2 seront fermées dans ce département. Le taux d’incidence dans ce département étant à un niveau très élevé, de 400 / 100 000 habitants.
  • Trois départements : les Hautes-Alpes, l’Aisne et l’Aube, ont dépassé le taux d’incidence de 250 / 100 000 habitants et rejoignent la liste des 20 départements sous surveillance renforcée.
  • Dans les 23 départements en vigilance renforcée : les grandes surfaces non-alimentaires et centres commerciaux de plus de 10 000 m2 seront fermés. Le port du masque devient obligatoire dans les zones urbaines de ces départements dès vendredi soir minuit, et les lieux trop fréquentés seront fermés. La vaccination va s’accélérer dans ces départements avec l’ouverture demandée pendant 2 jours de “nombreux” centres de vaccination et de centres éphémères.
  • La situation s’améliore dans les Bouches-du-Rhône et la Moselle.
  • La circulation du virus baisse chez les personnes âgées de plus de 80 ans, une “très bonne nouvelle” liée aux premiers effets de la vaccination.
  • Plus de 80 % des résidents en Ehpad ont reçu une première dose de vaccin et 60 % une seconde dans ces établissements.
  • Vaccination : d’ici la mi-avril, 10 millions de personnes auront reçu une première dose, 20 millions d’ici mi-mai, 30 millions cet été.
  • La vaccination en pharmacie sera possible dès le 15 mars. Aucune ordonnance ne sera demandée pour les personnes déjà autorisées à se faire vacciner.
  • Des tests salivaires seront distribués dans les crèches, les établissements sanitaires et les Ehpad comme cela est déjà le cas dans les établissements scolaires.

A défaut de reconfiner tout l’Hexagone, le gouvernement a décidé de confiner uniquement certaines zones particulièrement sous tension, avec un confinement en vigueur le week-end.

A Dunkerque : 

  • Confinement pour les weekends du 27-28 février et du 6-7 mars. Les déplacements resteront possibles pour certains motifs tels que les achats de première nécessité ou médicaux. 
  • Les commerces autres qu’alimentaires seront fermés, ainsi que les centres commerciaux dont la superficie est supérieure à 5000m². 
  • La vente d’alcool à emporter ainsi que la consommation d’alcool sur la voie publique est interdite dans l’ensemble du département du Nord. 

Dans les Alpes-Maritimes ; 

  • Confinement du vendredi à 18h au lundi 6h pour les week-ends du 27-28 février et du 6-7 mars dans les communes de Menton à Théoule-sur-Mer, zone du littoral qui concentre près de 90% du département. Seules les sorties d’une heures pour faire les courses, aller chez le médecin, promener son animal de compagnie, faire du sport ou une promenade dans un rayon de 5 km autour de son domicile sont admises.
  • Fermeture des commerces de plus de 5000 m2 à l’exception des commerces alimentaires et des pharmacies
  • Jauge d’accueil de 15m² par client pour les commerces de plus de 400m2
  • Interdiction de mettre de la musique amplifiée ou de consommer de l’alcool sur la voie publique.
  • Accélération de la vaccination avec la réception de 4 500 doses supplémentaires du vaccin Pfizer-BioNTech.
  • Obligation de porter le masque dans tout le département “dans toutes les zones à forte fréquentation de toutes les communes du département“.
  • Renforcement des contrôles aux aéroports des Alpes-Maritimes et à la frontière italienne.

Dans le Pas-de-Calais :

Le département du Pas-de-Calais bascule en confinement durant les week-ends à compter de samedi 6 mars, de 6 heures, à 18 heures dimanche, jusqu’à nouvel ordre.

  • Les grandes surfaces de plus de 5 000 m2 seront fermées dans ce département.
  • Le taux d’incidence dans ce département est à un niveau très élevé, de 400 / 100 000 habitants.

Selon les derniers chiffres publiés par le gouvernement, au mardi 9 mars, en France :

• 3 932 862 personnes ont été contaminées par le coronavirus (+23 302 en 24 heures).

• 89 301 personnes sont décédées en France (+298 en 24 heures), dont 64 057 à l’hôpital, auxquels se sont ajoutés 70 décès en Ephad et ESMS entre le 5 et le 9 mars.

• 3 918 patients Covid-19 sont en réanimation (+69 en 24 heures).

• 25 201 patients Covid-19 sont hospitalisés (+6 en 24 heures).

 

 

Depuis une semaine, la circulation du virus a continué de progresser mais à une vitesse moindre à ce que nous pouvions craindre” a indiqué le Premier ministre Jean Castex jeudi 4 mars dans son point sur l’évolution de l’épidémie. “La circulation du virus s’est accélérée depuis une quinzaine de jours, et désormais le variant anglais représente 60% des contaminations“, a précisé le chef du gouvernement. Après plusieurs mois marqués par un plateau se situant aux alentours de 15 000-20 000 cas par jour, la courbe de l’incidence des cas repart à la hausse. “Le virus progresse en France comme presque partout en Europe (…) même dans les pays qui ont confiné” a souligné le Premier ministre.

  • Les régions les plus touchées sont : Provence-Alpes-Côte d’Azur, Hauts-de-France et Île-de-France.
  • 60% des nouveaux cas de Covid sont positifs au variant anglais, contre 49% la semaine précédente (6% pour les variants sud-africain et brésilien).
  • La proportion de cas-contacts devenus cas positif a augmenté au cours de la semaine du 22-28 février.
  • Le taux de positivité des tests (7,3%) est en hausse sur la semaine du 22-28 février par rapport à celui de la semaine précédente (+0,7 point).
  • 21 330 cas ont été confirmés en moyenne chaque jour au cours de la semaine du 22-28 février.
  • Le taux d’incidence augmente de +7%, dans toutes les classes d’âge sauf chez les 75 ans et plus (-7%).
Évolution des taux d’incidence et taux de dépistage covid france
Évolution des taux d’incidence et taux de dépistage par semaine, depuis la semaine 23-2020, France (données au 3 mars 2021) © Santé Publique France

Le gouvernement suit également l’évolution du taux d’occupation des lits en réanimation par des patients Covid-19 (sur les capacités initiales). Ce taux met en lumière une éventuelle tension hospitalière. 

Taux d'occupation des lits en réanimation au 9 mars par des patients Covid-19
Taux d’occupation des lits en réanimation au 9 mars par des patients Covid-19 © Gouvernement.fr

Le pic épidémique de la première vague a été observé la semaine du 6 au 12 avril, soit 15 jours après la mise en œuvre des mesures de confinement de la population générale, le 17 mars 2020. Le pic de la deuxième vague a eu lieu du 16 au 20 novembre, trois semaines après le deuxième confinement.

La situation épidémique est jugée “très préoccupante” dans 23 départements désormais placés en “vigilance renforcée” : Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Drôme, Essonne, Eure-et-Loir, Hauts-de-Seine, Meurthe-et-Moselle, Moselle, Nord, Oise, Paris, Pas-de-Calais, Rhône, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, Somme, Val d’Oise, Val-de-Marne, Var, Yvelines, Aisne, Aube, Hautes-Alpes. “Ces territoires cumulent des indicateurs défavorables : un niveau d’incidence élevé, autour de 250 cas pour 100 000 habitants, une part de variant cinq fois supérieur à 50%, une pression hospitalière proche du seuil critique et, enfin, une circulation virale qui commence à s’accélérer sérieusement“, a argué le Premier ministre le 4 mars. 

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Au mardi 9 mars 2021, un total de 3 932 862 cas confirmés de coronavirus est rapporté depuis le début de la pandémie. En semaine 08 (du 22 au 28 février 2021), les nouvelles infections sont à nouveau en hausse. Les indicateurs sont à un niveau très élevé, témoignant de l’intensité de la circulation du Sars-CoV-2 sur l’ensemble du territoire, avec des disparités à l’échelle locale, indique Santé Publique France, le 4 mars. “Les variants plus transmissibles deviennent majoritaires, l’évolution à la hausse de l’incidence départementale étant d’autant plus marquée que la proportion de variants est élevée. La tension sur le système hospitalier s’est accentuée et risque de s’aggraver dans les jours à venir du fait de l’augmentation des nouveaux cas confirmés.” Une moyenne de 21 330 cas ont été confirmés chaque jour au cours de cette semaine 8. La proportion de cas-contacts était en augmentation.

Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine (date de prélèvement), rapportés à Santé publique France du 11 mai 2020 au 28 février 2021, France (données au 3 mars 2021).

courbe cas covid france
Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine (date de prélèvement), rapportés à Santé publique France du 11 mai 2020 au 28 février 2021, France (données au 3 mars 2021) © Santé publique France

Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS par semaine, entre le 20 juillet 2020 et le 28 février 2021, France

courbe cas covid ehpad
Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS par semaine, entre le 20 juillet 2020 et le 28 février 2021, France © Santé publique France

Mardi 9 mars, +23 302 nouvelles personnes ont reçu un test positif au Covid-19 par rapport à la veille.

Nombre de patients positifs – quotidien – tous âges jusqu’au 28 février 2021

Nombre de patients positifs - quotidien - tous âges
Nombre de patients positifs – quotidien – tous âges jusqu’au 28 février 2021 © Géodes

Selon le dernier bulletin hebdomadaire de Santé Publique France, du 4 mars, le nombre de nouvelles admissions de patients Covid-19 était stable en semaine 7 et à +2% pour la semaine 8 (22-28 février). 71% des cas Covid en réanimation sont des hommes. L’âge médian des patients est de 68 ans.

Sur la semaine du 22 au 28 février : 

  • le taux hebdomadaire de nouvelles admissions en réanimation augmente en Centre-Val de Loire (+86%), Grand Est (+28%), Île-de-France (+11%), Hauts-de-France (+5%) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (+4%).
  • les plus forts taux hebdomadaires d’admissions en réanimation sont rapportés en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Hauts-de-France, Île-de-France, Centre-Val de Loire, Grand Est et Auvergne-Rhône-Alpes.

Mardi 9 mars, 3 918 personnes sont hospitalisées en réanimation (+69 en 24 heures). 

Nombre de patients COVID-19 en services de réanimation, par date de déclaration, depuis le 23 mars 2020, France (données au 23 février 2021)
Nombre de patients COVID-19 en services de réanimation, par date de déclaration, depuis le 23 mars 2020, France (données au 2 mars 2021) © Santé publique France

Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, consolidés avec l’Agence Santé Publique France et les ARS (Agences régionales de Santé), voici l’évolution des hospitalisations (dont la réanimation) et des décès en France par région.

Evolution des hospitalisations (dont en réanimation) et décès à l’hôpital du Covid-19 par région au 9 mars

Régions Hospitalisations en cours Evolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 H Réanimation Soins intensif Evolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 H Décès
Île-de-France 5 677 +113 1 032 +63 15 422
Grand Est 2 283 +40 314 -3 8 286
Auvergne-Rhône-Alpes 3 133 -10 444 -4 9 340
Hauts-de-France 2 999 +57 507 +6 6 498
Bourgogne-Franche-Comté 1 310 -36

156

-8 3 868
Provence-Alpes-Côte d’Azur 3 212 -21 501 +2 6 034
Occitanie 1 340 +12 243 +1 3 338
Bretagne 630 -1 67 -2 1 206
Nouvelle-Aquitaine 1 160 -20 195 -13 2 929
Normandie 1 219

+73

142 +8 2 342
Centre Val-de-Loire 1 004 -5 133 -10 2 059
Pays de la Loire 792 +18 77 +1 2 092
Corse 100 +1 8 -1 152
Martinique 16 +1 7 +3 47
Guadeloupe 28 +4 7 NC 181
La Réunion 163 -1 57 NC 81
Guyane 18 -3

4

NC 83
Mayotte 117 +4 24

-3

99
TOTAL 25 201 +226 3 918 +40

64 057

En France, depuis le début de l’épidémie, 1 personne sur 1000 est morte du fait de la Covid-19, indique la Haute Autorité de Santé le 29 janvier. Les personnes les plus gravement touchées par cette épidémie restent les personnes âgées de 65 ans et plus ainsi que celles présentant des comorbidités. Les personnes âgées de 65 ans et plus représentent 92.8% des personnes décédées de la COVID-19 à l’hôpital depuis le 1er mars 2020. Par ailleurs, la part des décès Covid est de 54% chez les hommes pour 46% chez les femmes.

  • 89 301 décès sont recensés au 9 mars dont 64 057 à l’hôpital (+298 en 24 heures).
Nombre hebdomadaire de nouveaux décès de patients COVID-19 selon la date de déclaration, depuis le 23 mars 2020, France (données au 28 février 2021)
Nombre hebdomadaire de nouveaux décès de patients COVID-19 selon la date de déclaration, depuis le 23 mars 2020, France (données au 28 février 2021) © Santé publique France

Sur la semaine du 22 au 28 février :

  • le taux hebdomadaire de décès était en diminution dans toutes les régions, excepté en Pays-de-la-Loire (+1,8%) et Île-de-France (+2,5%) où il était stable.
  • le nombre de déclarations de décès de patients COVID-19 survenus au cours d’une hospitalisation a baissé de 12% en comparaison à la semaine précédente (1 779 décès en S08 vs 2 016 en S07).
  • les plus forts taux de décès dus à la Covid-19 par région sont observés en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Hauts-de-France, Grand Est et Île-de-France.

La France a franchi la barre des 40 000 morts samedi 7 novembre, celle des 50 000 le 24 novembre et celle des 60 000 le 18 décembre. Un pic de mortalité a été atteint le 7 novembre (40 169 morts). 

 

Le taux de reproduction du virus repasse au-dessus de 1 : 1.07 le 4 mars ce qui signifie que l’épidémie repart à la hausse. Les taux de reproduction du virus appelés “R-effectifs” ou “Reff” permettent de décrire la dynamique de l’épidémie : lorsque le Reff est significativement supérieur à 1, ceci signifie que l’épidémie est en progression, lorsqu’il est égal à 1, l’épidémie se stabilise, lorsqu’il est significativement inférieur à 1, l’épidémie régresse. 

Le dépistage du Covid-19 est réalisé en France par RT-PCT et par tests antigéniques. Depuis le 11 février, les tests salivaires sont déployés dans les établissements scolaires et peuvent être utilisés en première intention pour dépister la Covid-19, conformément aux recommandations de la HAS. Au 8 mars, le taux de positivité national s’établit à 7,2 %. “Il reste déterminant que chaque personne présentant des symptômes évocateurs de COVID-19 s’isole immédiatement et réalise un test diagnostique dans les plus brefs délais” rappelle Santé Publique France dans ses bulletins hebdomadaires.

Si au début, on ne parlait que de fièvre, toux sèche, rhume, état grippal et de fatigue, les symptômes de l’infection par le coronavirus ont évolué. On sait désormais que le virus peut avoir des effets sur la peau (urticaire, lésions inflammatoires sur les orteils), la sphère digestive (vomissements, diarrhées…), l’odorat, le goût et même le cerveau. “Sur 100 personnes atteintes du coronavirus, 90 ne vont pas développer de symptômes” avait informé le ministre de la Santé le 5 novembre. La consigne des autorités est inchangée : chaque personne présentant des symptômes évocateurs de COVID-19 doit s’isoler immédiatement et réaliser un test diagnostique dans les plus brefs délais (sans avoir d’ordonnance).

  • Si vous présentez des symptômes (toux, fièvre, mal de tête) : évitez les contacts, isolez-vous à domicile, prenez du paracétamol si besoin et prenez rendez-vous pour réaliser un test de dépistage. 
  • Appeler le 15 en cas de difficultés respiratoires : “Si la toux et la fièvre s’accompagnent d’une gêne respiratoire qui devient permanente avec souffle court, difficulté à inspirer et à expirer, d’une aggravation importante de la toux, cela peut signifier une évolution de la maladie sous la forme d’une pneumopathie. Il s’agit alors d’une urgence respiratoire potentielle et comme dans tous les cas d’urgence, il faut alors appeler le 15 qui prendra les meilleures dispositions pour répondre à la situation”, prévient le Dr Patrick Aubé, médecin généraliste.  
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La vaccination contre la Covid-19 se poursuit en France avec les vaccins Pfizer-BioNTech, Moderna et AstraZeneca (chez les médecins généralistes, au travail et en pharmacie à partir du 15 mars pour les 50-74 ans atteints de comorbidités). La prise de rendez-vous est ouverte sur les sites Internet Doctolib, Maiia et KelDoc et peut aussi se faire en contactant par téléphone le centre de vaccination le plus proche de chez soi (liste disponible sur Sante.fr). En cas de difficulté, le numéro vert national : 0 800 009 110, permet d’être redirigé vers le standard téléphonique d’un centre ou d’obtenir un accompagnement à la prise de rendez-vous.

Depuis le 1er mars, l’Allemagne exige “un test PCR ou antigénique” de moins de 48 heures à l’entrée sur son territoire depuis la Moselle, y compris pour les travailleurs français qui y travaillent quotidiennement. Depuis le 31 janvier, les frontières sont fermées aux pays hors UE. Les déplacements sont interdits sauf motif impérieux. Depuis le dimanche 24 janvier, tous les voyageurs entrant en France et venant d’un pays européen doivent présenter avant leur départ pour l’Hexagone un test PCR négatif de moins de 72 heures. Depuis le 18 janvier, les voyageurs entrant en France en provenance d’un pays hors Union-Européenne doivent présenter un test PCR négatif  et s’isoler pendant 7 jours une fois arrivés en France et faire un 2e test à l’issue de cette période. Les personnes n’ayant pu réaliser un test dans leur pays de départ auront la possibilité de se faire tester à leur arrivée en France et seront contraintes de s’isoler 7 jours dans un lieu d’hébergement désigné par les autorités publiques (Le test négatif est déjà exigé pour les voyageurs venant du Royaume-Uni).

DATES CLÉS DE L’ÉPIDÉMIE EN FRANCE
  • 31 décembre 2019, l’Organisation mondiale de la Santé en Chine est informée de plusieurs cas de pneumonies dans la ville de Wuhan. 44 personnes sont infectées entre cette date et le 3 janvier 2020.
  • 7 janvier 2020, les autorités chinoises identifient un “nouveau type de coronavirus”.
  • 13 janvier, un cas importé est recensé en Thaïlande.
  • 15 janvier, le virus cause la mort d’une première personne à Wuhan, un homme de 69 ans. 
  • 23 janvier, trois villes chinoises dont Wuhan sont placées en quarantaine.
  • 25 janvier, trois personnes contaminées sont recensées en France, deux à Paris et une Bordeaux. Ce sont les premiers cas enregistrés sur le continent européen.
  • 30 janvier, l’Organisation mondiale de la Santé décrète l’urgence de santé mondiale. Cette mesure n’avait été décrétée que 5 fois depuis sa création (pour Ebola (deux fois), la grippe H1N1, Zika et la poliomyélite). 
  • 23 février, la France déclenche le plan ORSAN, un dispositif exceptionnel d’organisation des soins.
  • 28 février, la France passe en stade 2 de l’épidémie.
  • 11 mars, l’OMS classifie de pandémie la diffusion de la maladie à coronavirus Covid-19 dans le monde.
  • 12 mars, le président de la République Emmanuel Macron annonce la fermeture nationale des crèches et établissements scolaires de France à compter du 16 mars et “jusqu’à nouvel ordre”.
  • 14 mars, la France passe au stade 3 de l’épidémie.
  • 16 mars : la France met en place un dispositif de confinement interdisant les déplacements.
  • 18 mars le premier transfert de patients Covid-19 en France est réalisé grâce à l’Armée, par voie terrestre et aérienne. 
  • 26 mars, un premier cas jeune meurt en France, une adolescente de 16 ans, en Ile-de-France originaire de Morsang-sur-Orge.
  • 27 mars, le confinement de la population française est renouvelé jusqu’au 15 avril.
  • 13 avril, Emmanuel Macron annonce le prolongement du confinement jusqu’au 11 mai.
  • 11 mai, la France commence son déconfinement.
  •  15 juin, toute la France passe en zone verte, sauf Mayotte et la Guyane. À Paris, les restaurants et bars peuvent rouvrir complètement.
  • 22 juin, les écoles sont de nouveaux obligatoires en France pour tous les élèves. Les cinémas, salles de jeux, casinos rouvrent. Les sports collectifs peuvent être autorisés tout en respectant certaines conditions sanitaires.
  • 10 juillet, la France a franchi la barre des 30 000 morts. Dans la nuit du 10 au 11 juillet à minuit, l’état d’urgence sanitaire prend fin en France.
  •  20 juillet, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos en France.
  • 8 octobre, le plan blanc est réactivé dans les hôpitaux d’Ile-de-France.
  • 17 octobre à 0h01, la France repasse en état d’urgence sanitaire et un couvre-feu est instauré dans 9 territoires (Paris-Ile-de-France, Rouen, Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Saint-Etienne, Toulouse).
  • 24 octobre à 0h01 : extension des mesures de couvre-feu à 38 nouveaux départements français.
  • 29 octobre à 0h01 : reconfinement national pour 4 semaines, jusqu’au 1er décembre au minimum.
  • 28 novembre : première étape d’allègement du confinement avec la réouverture des commerces non essentiels.
  • 15 décembre : seconde étape d’allègement du confinement avec le passage à un couvre-feu de 20 heures à 6 heures du matin.
  • 31 décembre : couvre-feu imposé le soir du 31 décembre, de 20 heures à 6 heures du matin.
  • 21 décembre : autorisation du vaccin Pfizer en Europe.
  • 24 décembre : autorisation du vaccin Pfizer BioNTech en France.
  • 27 décembre : début de la vaccination en France et dans l’Union européenne avec le vaccin Pfizer BioNTech.
  • 8 janvier 2021 : autorisation du vaccin Moderna en France.
  • 24 janvier 2021 : un test PCR négatif est obligatoire pour rentrer en France par avion pour les voyageurs venant d’un pays européen (sauf pour les travailleurs transfrontaliers et le transport terrestre).
  • 31 janvier 2021 : fermeture des frontières en France aux pays extérieurs à l’Union européenne
  • 2 février 2021 : autorisation du vaccin de l’Université d’Oxford et AstraZeneca en France, uniquement pour les personnes âgées de moins de 65 ans.
  • 11 février : déploiement des tests salivaires dans les établissements scolaires.

Cet article est mis à jour quotidiennement par Aurélie Blaize, Anaïs Thiébaux et Samantha Pagès





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