chiffres en hausse, dernier bilan


CORONAVIRUS DIRECT – L’épidémie progresse. Le nombre de personnes hospitalisées augmente. 412 nouveaux décès et 4 376 nouveaux cas sont enregistrés en 24 heures. La situation épidémique s’est aggravée en Moselle. Nombre de cas en régions, derniers chiffres et actualités.

[Mis à jour le lundi 15 février à 20h30] La propagation des variants inquiète en France, surtout en Moselle où 30 000 doses de vaccins supplémentaires vont êtres allouées. Une circulaire du ministère de la Santé a demandé aux hôpitaux de passer en “organisation de crise” d’ici le jeudi 18 février, rapporte le Journal du Dimanche, le 14 février. Cela passe notamment par l’augmentation des lits en réanimation et en soins intensifs ainsi que la déprogrammation de certains actes non urgents. A date, près de 3,5 millions de personnes ont été contaminées par la Covid-19, selon Santé Publique France. 4 376 nouveaux cas et 412 décès ont été rapportés au cours des dernières 24 heures. Face à cette flambée inquiétante, les mesures sanitaires sont renforcées dans plusieurs départements, notamment dans le Nord. A Dunkerque, à partir de ce lundi 15 février, l’arrivée et la sortie des classes, dans les écoles maternelles et primaires, s’effectueront en horaires décalés. Pendant ce temps, la campagne de vaccination se poursuit. Au 14 février, 2 254 688 personnes ont reçu la première injection de vaccin. Les médecins généralistes pourront bientôt vacciner leurs patients âgés de 50 à 64 ans. 700 000 doses du vaccin AstraZeneca, jusque-là réservé aux personnels de santé, seront livrées en France le 17 février. Quelles sont les dernières annonces du gouvernement ? Que disent les cartes de suivi de l’épidémie ? Quelles sont les régions sous tension hospitalière ? Quel est le taux de R0 du coronavirus en France ? Quand est-on contagieux ? Que sait-on des vaccins ? Des effets secondaires après la vaccination ? Chiffres et infos du jour.

  • Fermeture des musées à Perpignan. La justice a suspendu lundi la réouverture de 4 musées perpignanais qui avaient rouvert à l’encontre des directives sanitaires du gouvernement.
  • Première réinfection en France. Dans un communiqué du 12 février, l’hôpital Louis-Mourier AP-HP rapporte le premier cas de réinfection grave par le variant sud-africain (501Y.V2) quatre mois après une première infection à la Covid-19. Ce premier cas de réinfection par le variant Sud-Africain a fait l’objet d’une publication le 10 février 2021 dans la revue Clinical Infectious Diseases.
  • Retard du vaccin Sanofi. Le groupe pharmaceutique français a indiqué dans un entretien au Journal du Dimanche que son vaccin à ARN messager développé par Sanofi avec l’américain Translate Bio “ne sera pas prêt cette année, mais il pourrait s’avérer utile plus tard, surtout si le combat contre les variants devait se poursuivre”, explique le directeur général de Sanofi, Paul Hudson.
  • Dépistage à Mulhouse. L’Agence régionale de Santé Grand Est a annoncé dans un communiqué que suite à deux rassemblements organisés à Mulhouse entre les 4 et 8 février 2021, un dépistage préventif individuel est organisé, dès ce samedi 13 février, pour rechercher les personnes positives au Covid-19. 
  • Protocole au travail. Un décret publié dimanche 14 février au Journal Officiel autorise les salariés à prendre leur repas dans les locaux dédiés au travail, autrement dit depuis leur bureau. L’objectif : limiter les risques de contamination dans les cafétérias et restaurants d’entreprise. 
  • Vaccination en Moselle. Le président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, Alain Fischer, recommande, dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, de vacciner rapidement tous les professionnels de santé du département de la Moselle, avec des vaccins ARN (Pfizer-BioNTech, Moderna) à cause de la propagation intense des variants. Plus de 30 000 nouvelles doses du vaccin Pfizer vont être dédiées au département avant la fin de la semaine prochaine, selon une information de LCI. 
  • Vaccination chez son médecin. On pourra vacciner chez les généralistes les plus de 65 ans avec des comorbidités, et ensuite, assez rapidement, on espère que la vaccination puisse s’étendre aux pharmacies comme pour les syndromes grippaux“, a indiqué le Pr Alain Fischer, ce lundi matin.  
  • Aides prolongées. Elisabeth Borne, la ministre du Travail, a annoncé ce lundi que l’aide de 900 euros, accordée à 400 000 personnes en France, sera prolongée de 3 mois, soit jusqu’à la fin du mois de mai. 
  • Quarantaine au Royaume-Uni. A partir de ce lundi, toute personne arrivant en Angleterre en provenance d’un pays classé à risque par les autorités sanitaires devra désormais respecter une quarantaine obligatoire à l’hôtel.
  • Renforcement des mesures à Dunkerque. A partir du lundi 15 février, l’arrivée et la sortie des classes, dans les écoles maternelles et élémentaires, s’effectueront en horaires décalés. Face à la progression du variant anglais, la préfecture du Nord a annoncé le renforcement des mesures sanitaires dans un communiqué de presse, samedi 13 février. L’obligation du port du masque dans l’espace public est étendue à toute la métropole. 
  • “Organisation de crise” dans les hôpitaux. Le ministère de la Santé aurait demandé aux agences régionales de santé (ARS) de passer en “organisation de crise” à partir de jeudi 18 février. Des informations figurant sur une circulaire datée du 12 février que le Journal du Dimanche s’est procurée. “Cette organisation de crise“, qui implique d’augmenter le nombre de lits et de mobiliser tout le personnel médical disponibles, “doit être mise en oeuvre dans chaque région, quel que soit le niveau de tension hospitalière”, indique ce document de la Direction générale de la Santé, cité par le JDD. 
  • Vaccination des 50-64 ans. Le 17 février, 700 000 doses du vaccin AstraZeneca, jusque-là réservé aux personnels de santé, sont attendues en France. La Direction générale de la Santé avait annoncé, samedi 13 février, que les médecins généralistes pourraient commencer à vacciner leurs patients de moins de 65 ans dès le 25 février. Sont concernés ceux présentant des facteurs de risque : obésité, diabète, cancer ou encore maladie respiratoire. 
  • Renfort en Moselle. Les marins pompiers de Marseille vont intervenir en Moselle pour déployer leurs techniques d’analyse des eaux usées afin de mieux lutter contre la propagation des variants du coronavirus, rapporte France Bleu ce dimanche 14 février. Les premières conclusions de séquençage mettent en évidence une progression en Moselle du variant sud-africain.

Quelles sont les nouvelles mesures anti Covid-19 en France ?

Toute la France est sous couvre-feu à 18 heures depuis le samedi 16 janvier 2021. A date, les mesures de restrictions sont maintenues :

  • Les centres commerciaux non-alimentaires de plus de 20 000 msont fermés pour au moins quatre semaines (magasins de bricolage, de prêt-à-porter, de décoration…).
  • La pratique sportive ou la promenade en plein air est interdite pendant les horaires de couvre-feu ;
  • Pendant la journée, les déplacements sont autorisés et l’attestation n’est pas nécessaire ;
  • Les déplacements entre régions sont autorisés ;
  • Les déplacements en provenance ou à destination d’un pays extérieur à l’Union européenne sont interdits, sauf motif impérieux
  • Les lieux de culte doivent respecter une certaine jauge  ;
  • Les salles de cinéma, les théâtres et les musées restent fermés ;
  • L’accueil du public dans les enceintes sportives, dans les cirques, les parcs zoologiques ou encore les salles de jeux et les casinos est interdit ;
  • Les restaurants et les cafés sont fermés ;
  • Le télétravail doit se poursuivre quand il est possible. 
  • Fermeture des frontières. Depuis dimanche 31 janvier à minuit, la France a fermé ses frontières aux pays extérieurs à l’Union européenne, sauf pour “motif impérieux”. Le Premier ministre Jean Castex l’avait annoncé vendredi 29 janvier à l’issue du Conseil de défense à l’Elysée. 
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Olivier Véran, ministre de la Santé a précisé jeudi 11 février au soir la situation sanitaire. Il a fait part des inquiétudes du gouvernement sur la présence en France de 3 variants. 

→ Le variant britannique serait responsable de 20 à 25% des infections au coronavirus en France. La proportion des variants sud-africain et brésilien serait de 4 à 5% dans le pays.

→ Les 3 variants sont plus contagieux, procurent les mêmes symptômes et touchent les mêmes personnes.

→ Les vaccins seraient efficaces sur le variant britannique, confirme le ministre de la santé.

→ Les variants sud-africain et brésilien peuvent entrainer des réinfections : “Le virus contourne les anticorps chez les personnes qui ont déjà été contaminées, et sont moins sensibles à certains vaccins disponibles”, indique Olivier Véran.

→ Le dépistage des variants est systématiquement réalisé sur tout test antigénique ou PCR donnant un résultat positif pour déterminer s’il s’agit d’une contamination par l’un de ces variants. Le test est alors soumis à un test multiplex par criblage. 

→ la situation est “inquiétante en Dordogne où près de 40 cas de variants ont été identifiés sur les 4 derniers jours” ; et “en Moselle ou la situation est la plus inquiétante : + de 300 cas de mutation au variant sur-africain et brésilien ont été identifiés“, indique le ministre.

Un couvre-feu national est en vigueur en France depuis le 16 janvier 2021. En chiffres : Santé Publique France indique dans son point hebdomadaire du 4 février une évolution plus favorable en semaine 4 (25-31 janvier), avec une légère inversion de la tendance dans les premiers départements sous couvre-feu anticipé (groupes 1 et 2) et une stabilisation dans les autres. En semaine 03, l’analyse des indicateurs montrait une dégradation de la situation épidémiologique sur les 7 derniers jours (18 au 24 janvier), notamment dans le groupe des départements où le couvre-feu anticipé aurait pu commencer à produire un effet. Ces éléments n’étaient donc pas en faveur d’un impact positif du couvre-feu anticipé.

Les départements ont été classés en trois groupes : Groupe 1 : 15 départements avec couvre-feu dès 18h à partir du 2 janvier 2021 ; Groupe 2 : 10 départements avec couvre-feu dès 18h à partir des 10 et 12 janvier 2021 ; Groupe 3 : 61 départements avec couvre-feu dès 18h à partir du 16 janvier 2021.

Évolution du taux d’incidence sur 7 jours glissants par groupe de départements, du 27 juin 2020 au 31 janvier 2021, France métropolitaine (données au 3 février 2021)

évolution du taux d'incidence du coronavirus par département sous couvre-feu en France
Évolution du taux d’incidence sur 7 jours glissants par groupe de départements, du 27 juin 2020 au 31 janvier 2021, France métropolitaine (données au 3 février 2021) © Santé Publique France

Déplacements autorisés après 18 heures sur attestation :

  • se rendre ou revenir de son lieu de travail, à une formation professionnelle, effectuer un déplacement professionnel ne pouvant être reporté ;
  • des motifs familiaux impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables et précaires, notamment aux personnes en situation de handicap ou pour la garde d’enfants ;
  • des motifs médicaux : aller à l’hôpital, examens et soins ne pouvant être assurés à distance et achat de médicaments ;
  • participer à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative (maraudes des associations de lutte contre la pauvreté ou distributions d’aides alimentaires à domicile) ;
  • les personnes en situation de handicap et leur accompagnant ;
  • promener un animal domestique autour de son domicile.

Les formes graves surviennent avec un décalage d’une à deux semaines après le début des signes.

Selon les derniers chiffres publiés par Santé publique France, au lundi 15 février, en France :

• 3 469 539 personnes ont été contaminées par le coronavirus (+4 376 en 24 heures)

• 82 226 personnes sont décédées en France (+167 en 24 heures), dont 58 227 à l’hôpital, auxquels se sont ajoutés 328 décès en Ephad et ESMS entre le 9 et le 12 février.

• 3 381 patients Covid-19 sont en réanimation (+72).

• 26 522 patients Covid-19 sont hospitalisés (+77).

 

 

La circulation du virus SARS-CoV2 persiste à un niveau très haut en France, avec en moyenne de 19 858 nouveaux cas confirmés chaque jour entre le 1er et le 7 février (derniers chiffres de Santé Publique France).

  • Le taux hebdomadaire d’hospitalisation était stable pour la deuxième semaine consécutive.
  • Une stabilisation du taux des nouvelles admissions en réanimation était observée, après quatre semaines consécutives d’augmentation.
  • Les estimations du R-effectif étaient inférieures à 1 pour deux des trois sources de données : 0,98 pour les données virologiques (tests RT-PCR et tests antigéniques, SI-DEP), 0,95 pour les hospitalisations pour COVID-19 (SI-VIC).
  • Les personnes de 75 ans et plus restent les plus touchées par le SARS-CoV-2, même si le nombre de cas confirmés dans cette classe d’âge est stable depuis 2 semaines.
  • Les régions les plus touchées étaient les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Île-de-France, Hauts-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes. Ces régions présentaient en semaine 05 (1-7 février) les plus forts taux d’incidence et de positivité, ainsi que les taux d’hospitalisation parmi les plus élevés en métropole.
Nombre de nouvelles personnes positives au Sars-Cov-2 (PCR/antigénique) sur une semaine glissante, pour la première fois depuis plus de 60 jours, rapporté à la taille de la population, au 10 février
Nombre de nouvelles personnes positives au Sars-Cov-2 (PCR/antigénique) sur une semaine glissante, pour la première fois depuis plus de 60 jours, rapporté à la taille de la population, au 11 février © Gouvernement.fr

Le gouvernement suit également l’évolution du taux d’occupation des lits en réanimation par des patients Covid-19 (sur les capacités initiales). Ce taux met en lumière une éventuelle tension hospitalière. La tension hospitalière est actuellement modérée et stable.

Taux d'occupation des lits en réanimation au 10 février par des patients Covid-19
Taux d’occupation des lits en réanimation au 11 février par des patients Covid-19 © Gouvernement.fr

Le pic épidémique de la première vague a été observé la semaine du 6 au 12 avril, soit 15 jours après la mise en œuvre des mesures de confinement de la population générale, le 17 mars 2020. Le pic de la deuxième vague a eu lieu du 16 au 20 novembre, trois semaines après le deuxième confinement.

Au lundi 15 février 2021, un total de 3 469 539 cas confirmés de coronavirus est rapporté depuis le début de la pandémie. Sur la semaine du 1er au 7 février, Santé Publique France rapporte un taux d’incidence de 207 cas pour 100 000 habitants, en légère diminution par rapport à la semaine précédente (215 cas/100 000). 19 858 cas ont été confirmés en moyenne chaque jour. Les personnes de 75 ans et plus restent les plus touchées par le SARS-CoV-2.

Nombre incident de cas confirmés de Covid-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 11 mai au 7 février 2021, France entière (données au 10 février)

cas confirmé covid
Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine (date de prélèvement), rapportés à Santé publique France du 11 mai 2020 au 7 février 2021, France (données au 10 février 2021) © Santé Publique France

Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS (établissements sociaux et médico-sociaux) par semaine calendaire, du 20 juillet au 7 février 2021, en France

courbe cas de covid en france dans les ESMS dont Ehpad
Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS par semaine calendaire, du 20 juillet au 7 février 2021, en France © Santé Publique France

Lundi 15 février, +4 376 nouvelles personnes ont reçu un test positif au Covid-19 par rapport à la veille.

courbe variation cas covid par jour en france
Courbe de variation quotidienne des cas de Covid-19 en France jusqu’au 10 février 2021. © Gouvernement.fr

Les nombres d’hospitalisations et d’admissions en réanimation de patients Covid restent à un niveau toujours très élevé, souligne Santé Publique France dans son bilan hebdomadaire du 11 février. La tension est persistante sur le système hospitalier. Après avoir augmenté entre les semaines 01 et 04, le nombre de déclarations de nouvelles admissions en services de réanimation s’est stabilisé en semaine 05 (1-7 février) : 1 767 nouvelles admissions en services de réanimation ont été déclarées contre 1 800 en S04, soit -2%.

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→ Lundi 15 février, 3 381 personnes sont hospitalisées en réanimation (+72 en 24 heures). 

courbe réanimation covid-19
Nombre hebdomadaire de patients COVID-19 admis en service de réanimation pendant leur hospitalisation, par semaine d’admission en réanimation, depuis le 24 février 2020, France, données au 9 février © Santé Publique France

→ En semaine 05 (1-7 février), le taux hebdomadaire de nouvelles admissions en services de réanimation a augmenté dans les régions Île-de-France (+12%), Occitanie (+12%), Hauts-de-France (+11%) et Bourgogne-Franche-Comté (+10%). Il est resté stable ou a diminué dans les autres régions de France métropolitaine.

→ Les plus forts taux hebdomadaires d’admissions en services de réanimation étaient rapportés en Provence-Alpes-Côte d’Azur (4,5/100 000 habitants), Île-de-France (3,4), Bourgogne-Franche-Comté (3,2), Occitanie (2,9), Hauts-de-France (2,8) et Grand Est (2,7). Les autres régions de France métropolitaine rapportaient des taux inférieurs à 2,6 pour 100 000 habitants.

→ Entre le 05 octobre 2020 et le 9 février 2021, parmi les 6315 patients signalés avec un diagnostic confirmé de COVID-19, 71% étaient des hommes ; l’âge médian des patients était de 68 ans et 62% étaient âgés de 65 ans et plus.

→ La surveillance spécifique des cas graves de COVID-19 admis en réanimation lors de la deuxième vague indiquait une proportion élevée d’hommes (72%), de personnes de 65 ans et plus (63%) et de cas présentant une comorbidité (89%), dont les plus fréquentes étaient l’hypertension artérielle, l’obésité et le diabète. Pour 43% des patients hospitalisés en réanimation pour COVID-19, un recours à la ventilation invasive avait été nécessaire.

Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, consolidés avec l’Agence Santé Publique France et les ARS (Agences régionales de Santé), voici l’évolution des hospitalisations (dont la réanimation) et des décès en France par région.

Evolution des hospitalisations (dont en réanimation) et décès à l’hôpital du Covid-19 par région au 15 février

Régions Hospitalisations en cours Evolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 H Réanimation Soins intensif Evolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 H Décès
Île-de-France 5 090 +103 741 +11 14 196
Grand Est 2 532 +45 298 +4 7 713
Auvergne-Rhône-Alpes 3 618 +147 419 +52 8 614
Hauts-de-France 2 610 +143 318 +33 5 768
Bourgogne-Franche-Comté 1 595 +36

155

+3 3 607
Provence-Alpes-Côte d’Azur 3 489 +113 438 +26 5 220
Occitanie 1 760 +27 285 +18 3 005
Bretagne 722 +28 57 +3 1 042
Nouvelle-Aquitaine 1 477 +21 198 +7 2 609
Normandie 1 279

+52

141 +13 2 109
Centre Val-de-Loire 1 044 +24 131 +10 1 852
Pays de la Loire 898 +23 100 +2 1 913
Corse 52 +1 11 -1 138
Martinique 8 NC 2 NC 45
Guadeloupe 31 NC 6 NC 174
La Réunion 81 +1 32 +5 57
Guyane 26 +2

9

NC 77
Mayotte 166 +14 30

+7

62
TOTAL 26 522 +777 3 381 +193

58 227

En France, depuis le début de l’épidémie, 1 personne sur 1000 est morte du fait de la Covid-19, indique la Haute Autorité de Santé le 29 janvier. Les personnes les plus gravement touchées par cette épidémie restent les personnes âgées de 65 ans et plus ainsi que celles présentant des comorbidités. Les personnes âgées de 65 ans et plus représentaient 91% des personnes décédées de la COVID-19 à l’hôpital depuis le 1er mars 2020, et 64% des personnes hospitalisées en réanimation le 09 février 2021. 

→ 82 226 décès ont été comptabilisés sur la période du 1er mars 2020 au 15 février 2021, dont 58 227 à l’hôpital (+412 en 24h), auxquels se sont ajoutés 328 nouveaux décès en Ehpad et établissements sociaux et médico-sociaux entre le 9 et le 12 février.  54% sont des hommes.

→ 2 574 personnes sont décédées de la Covid-19 au cours de la semaine 5 (1-7 février 2021).

 Sur la semaine 5 (1-7 février) : les plus forts taux de décès dus à la COVID-19 par région étaient toujours observés en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Centre-Val de Loire.

La France a franchi la barre des 40 000 morts samedi 7 novembre, celle des 50 000 le 24 novembre et celle des 60 000 le 18 décembre. Un pic de mortalité a été atteint le 7 novembre (40 169 morts). 

courbe deces covid hopital france
Nombre hebdomadaire de décès à l’hôpital de patients COVID-19 par semaine de décès, depuis le 02 mars 2020, France (données au 09 février 2021) © Santé Publique France

Les régions les plus touchées en semaine 5 (1-7 février) étaient les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Île-de-France, Hauts-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes. Ces régions présentaient les plus forts taux d’incidence et de positivité, ainsi que les taux d’hospitalisation parmi les plus élevés en métropole. Au 8 février, 100 départements ont un nombre de cas de Covid-19 au-dessus du seuil d’alerte de 50/100 000 habitants et sont en niveau de vulnérabilité “élevé”. 

→ En Île-de-France, les indicateurs épidémiologiques étaient à un niveau élevé et continuaient d’augmenter : le taux d’incidence était en hausse (238/100 000 hab. vs 229 en S04, soit +4%). Le taux d’hospitalisation était de 17,3 (vs 15,5 en S04 soit +11%) et celui des admissions en réanimation de 3,4 (vs 3,1 en S04, soit +12%). Le taux de décès était aussi en augmentation par rapport à la semaine précédente (+9%).

 

Sur la semaine 5 (1-7 février), l’estimation du nombre de reproduction effectif en France métropolitaine est en-dessous de 1 de façon significative dans deux des trois sources de données, rapporte Santé Publique France. Preuve que l’épidémie recule légèrement en comparaison aux dernières semaines. Les taux de reproduction du virus appelés “R-effectifs” ou “Reff” permettent de décrire la dynamique de l’épidémie : lorsque le Reff est significativement supérieur à 1, ceci signifie que l’épidémie est en progression, lorsqu’il est égal à 1, l’épidémie se stabilise, lorsqu’il est significativement inférieur à 1, l’épidémie régresse. 

Le dépistage du Covid-19 est réalisé en France par RT-PCT et par tests antigéniques. Depuis le 11 février, les tests salivaires sont déployés dans les établissements scolaires et peuvent être utilisés en première intention pour dépister la Covid-19, conformément aux recommandations de la HAS. Au 11 février, le taux de positivité national s’établit à 6,21 %. “Il reste déterminant que chaque personne présentant des symptômes évocateurs de COVID-19 s’isole immédiatement et réalise un test diagnostique dans les plus brefs délais” rappelle Santé Publique France dans ses bulletins hebdomadaires.

Si au début, on ne parlait que de fièvre, toux sèche, rhume, état grippal et de fatigue, les symptômes de l’infection par le coronavirus ont évolué. On sait désormais que le virus peut avoir des effets sur la peau (urticaire, lésions inflammatoires sur les orteils), la sphère digestive (vomissements, diarrhées…), l’odorat, le goût et même le cerveau. “Sur 100 personnes atteintes du coronavirus, 90 ne vont pas développer de symptômes” avait informé le ministre de la Santé le 5 novembre. La consigne des autorités est inchangée : chaque personne présentant des symptômes évocateurs de COVID-19 doit s’isoler immédiatement et réaliser un test diagnostique dans les plus brefs délais.

  • Si vous présentez des symptômes (toux, fièvre, mal de tête) : évitez les contacts, restez à domicile, prenez du paracétamol si besoin, appelez un médecin pour prendre rendez-vous dans l’éventualité qu’il vous fasse passer un test de dépistage. 
  • Appeler le 15 en cas de difficultés respiratoires : “Si cette toux et cette fièvre s’accompagnent d’une gêne respiratoire qui devient permanente avec souffle court, difficulté à inspirer et à expirer, d’une aggravation importante de la toux, cela peut signifier une évolution de la maladie sous la forme d’une pneumopathie. Il s’agit alors d’une urgence respiratoire potentielle et comme dans tous les cas d’urgence, il faut alors appeler le 15 qui prendra les meilleures dispositions pour répondre à la situation”, prévient le Dr Patrick Aubé, médecin généraliste.  
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La vaccination contre la Covid-19 se poursuit en France avec 2 294 208 premières injections de vaccin (soit 3,4% de la population totale) et 720 249 deuxièmes injections ont été réalisées au 15 février, selon le ministère de la Santé. La vaccination est réalisée avec les vaccins Pfizer-BionTech et Moderna pour le grand public, AstraZeneca étant réservé aux professionnels de santé de moins de 65 ans pour l’instant. La prise de rendez-vous est ouverte sur les sites Internet Doctolib, Maiia et KelDoc et peut aussi se faire en contactant par téléphone le centre de vaccination le plus proche de chez soi (liste disponible sur Sante.fr). 

Depuis le dimanche 31 janvier, les frontières sont fermées aux pays hors UE. Les déplacements sont interdits sauf motif impérieux.
Depuis le dimanche 24 janvier, tous les voyageurs entrant en France et venant d’un pays européen doivent présenter avant leur départ pour l’Hexagone un test PCR négatif de moins de 72 heures. Depuis le 18 janvier, les voyageurs entrant en France en provenance d’un pays hors Union-Européenne doivent présenter un test PCR négatif  et s’isoler pendant 7 jours une fois arrivés en France et faire un 2e test à l’issue de cette période. Les personnes n’ayant pu réaliser un test dans leur pays de départ auront la possibilité de se faire tester à leur arrivée en France et seront contraintes de s’isoler 7 jours dans un lieu d’hébergement désigné par les autorités publiques (Le test négatif est déjà exigé pour les voyageurs venant du Royaume-Uni).

DATES CLÉS DE L’ÉPIDÉMIE EN FRANCE
  • 31 décembre 2019, l’Organisation mondiale de la Santé en Chine est informée de plusieurs cas de pneumonies dans la ville de Wuhan. 44 personnes sont infectées entre cette date et le 3 janvier 2020.
  • 7 janvier 2020, les autorités chinoises identifient un “nouveau type de coronavirus”.
  • 13 janvier, un cas importé est recensé en Thaïlande.
  • 15 janvier, le virus cause la mort d’une première personne à Wuhan, un homme de 69 ans. 
  • 23 janvier, trois villes chinoises dont Wuhan sont placées en quarantaine.
  • 25 janvier, trois personnes contaminées sont recensées en France, deux à Paris et une Bordeaux. Ce sont les premiers cas enregistrés sur le continent européen.
  • 30 janvier, l’Organisation mondiale de la Santé décrète l’urgence de santé mondiale. Cette mesure n’avait été décrétée que 5 fois depuis sa création (pour Ebola (deux fois), la grippe H1N1, Zika et la poliomyélite). 
  • 23 février, la France déclenche le plan ORSAN, un dispositif exceptionnel d’organisation des soins.
  • 28 février, la France passe en stade 2 de l’épidémie.
  • 11 mars, l’OMS classifie de pandémie la diffusion de la maladie à coronavirus Covid-19 dans le monde.
  • 12 mars, le président de la République Emmanuel Macron annonce la fermeture nationale des crèches et établissements scolaires de France à compter du 16 mars et “jusqu’à nouvel ordre”.
  • 14 mars, la France passe au stade 3 de l’épidémie.
  • 16 mars : la France met en place un dispositif de confinement interdisant les déplacements.
  • 18 mars le premier transfert de patients Covid-19 en France est réalisé grâce à l’Armée, par voie terrestre et aérienne. 
  • 26 mars, un premier cas jeune meurt en France, une adolescente de 16 ans, en Ile-de-France originaire de Morsang-sur-Orge.
  • 27 mars, le confinement de la population française est renouvelé jusqu’au 15 avril.
  • 13 avril, Emmanuel Macron annonce le prolongement du confinement jusqu’au 11 mai.
  • 11 mai, la France commence son déconfinement.
  •  15 juin, toute la France passe en zone verte, sauf Mayotte et la Guyane. À Paris, les restaurants et bars peuvent rouvrir complètement.
  • 22 juin, les écoles sont de nouveaux obligatoires en France pour tous les élèves. Les cinémas, salles de jeux, casinos rouvrent. Les sports collectifs peuvent être autorisés tout en respectant certaines conditions sanitaires.
  • 10 juillet, la France a franchi la barre des 30 000 morts. Dans la nuit du 10 au 11 juillet à minuit, l’état d’urgence sanitaire prend fin en France.
  •  20 juillet, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos en France.
  • 8 octobre, le plan blanc est réactivé dans les hôpitaux d’Ile-de-France.
  • 17 octobre à 0h01, la France repasse en état d’urgence sanitaire et un couvre-feu est instauré dans 9 territoires (Paris-Ile-de-France, Rouen, Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Saint-Etienne, Toulouse).
  • 24 octobre à 0h01 : extension des mesures de couvre-feu à 38 nouveaux départements français.
  • 29 octobre à 0h01 : reconfinement national pour 4 semaines, jusqu’au 1er décembre au minimum.
  • 28 novembre : première étape d’allègement du confinement avec la réouverture des commerces non essentiels.
  • 15 décembre : seconde étape d’allègement du confinement avec le passage à un couvre-feu de 20 heures à 6 heures du matin.
  • 31 décembre : couvre-feu imposé le soir du 31 décembre, de 20 heures à 6 heures du matin.
  • 21 décembre : autorisation du vaccin Pfizer en Europe.
  • 24 décembre : autorisation du vaccin Pfizer BioNTech en France.
  • 27 décembre : début de la vaccination en France et dans l’Union européenne avec le vaccin Pfizer BioNTech.
  • 8 janvier 2021 : autorisation du vaccin Moderna en France.
  • 24 janvier 2021 : un test PCR négatif est obligatoire pour rentrer en France par avion pour les voyageurs venant d’un pays européen (sauf pour les travailleurs transfrontaliers et le transport terrestre).
  • 31 janvier 2021 : fermeture des frontières en France aux pays extérieurs à l’Union européenne
  • 2 février 2021 : autorisation du vaccin de l’Université d’Oxford et AstraZeneca en France, uniquement pour les personnes âgées de moins de 65 ans.
  • 9 février 2021 : la France franchit le cap des 80 000 décès. 
  • 11 février : déploiement des tests salivaires dans les établissements scolaires.

Cet article est mis à jour quotidiennement par Aurélie Blaize, Anaïs Thiébaux et Samantha Pagès





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