“le déconfinement n’est pas d’actualité”, bilan


COVID-19 EN DIRECT – La situation épidémiologique s’améliore en France mais “ne relâchons pas nos efforts” a annoncé Olivier Véran jeudi soir. La tension hospitalière reste forte en Auvergne-Rhône-Alpes et en Bourgogne-Franche-Comté. Nombre de cas, de morts, actus.

[Mise à jour du jeudi 19 novembre à 19h12] En France, “les indicateurs épidémiologiques s’améliorent, mais il ne faut certainement pas relâcher nos efforts maintenant” a annoncé le ministre de la santé Olivier Véran dans son point hebdomadaire sur l’épidémie jeudi. Mais Nous vaincrons cette vague, nous terrasserons ce virus” a affirmé le ministre. “Le virus circule moins vite qu’avant le confinement” : “le R effectif est depuis quelques jours en dessous de 1 (entre 0,65 et 0,89), ce qui témoigne d’un ralentissement de la circulation du virus. Le taux d’incidence baisse mais reste très au-dessus du cap fixé par le Président de la République“, a détaillé le directeur général de la santé Jérôme Salomon aux côtés du ministre de la santé jeudi dans son point sur l’épidémie. “La tension hospitalière reste forte sur tout le territoire, et plus particulièrement en Auvergne-Rhône-Alpes et en Bourgogne-Franche-Comté“. “Le déconfinement n’est pas d’actualité” a déclaré Olivier Véran en conclusion de son allocution. Le confinement est maintenu jusqu’au 1er décembre. Des dispositions de freinage“, autrement dit des mesures de restriction, “perdureront” après le confinement, a prévenu Jean Castex mardi à l’Assemblée nationale. Parmi les scénarios envisagés : un déconfinement “par paliers” avec un retour d’un couvre-feu et des dérogations de sortie pour les vacances de Noël. Un conseil de défense, suivi d’un conseil des ministres ont lieu ce mercredi pour aborder l’organisation des prochaines semaines. Depuis 14 jours, le nombre de nouveaux cas, le taux de positivité et le taux d’incidence sont en baisse. Le pays a franchi mardi 17 novembre la barre des deux millions de cas depuis le début de la pandémie. Au 18 novembre, 28 383 nouveaux cas et 425 nouveaux décès ont été enregistrés à l’hôpital au cours des dernières 24 heures selon les chiffres de santé publique France. Nombre de cas, décès, carte par communesclustersR0 en France… Chiffres et infos du jour.

france covid confinement
 Présentation de la situation en France sans confinement dans les services de réanimation faite par Olivier Véran le 5 novembre. © Ministère de la Santé

Dernières infos en direct :

  • Dépistage hebdomadaire en Ehpad. Brigitte Bourguignon, ministre déléguée à l’Autonomie a indiqué jeudi dans le point presse hebdomadaire donné par le ministre de la santé que de nouvelles recommandations allaient être données aux responsables des Ehpads : un dépistage du personnel en Ehpad aura lieu chaque semaine “pour repérer un éventuel cluster“. La mesure s’appliquera dès la semaine prochaine. Brigitte Bourguignon veut “impérativement éviter les chiffres de la première vague où 1 Ehpad sur 2 avaient été touchés au niveau national, et la quasi totalité des établissements franciliens. A l’heure actuelle, près de 1.600 Ehpad sont touchés par plusieurs cas de Covid, soit plus d’1 Ehpad sur 5. Les régions les plus concernées sont la Nouvelle-Aquitaine, la PACA, l’Occitanie, et les Hauts-de-France. Le nombre de décès augmentent depuis mi-octobre. Pour la semaine écoulée, le nombre de décès moyen par jour est de 163, la situation reste donc préoccupante” a déclaré la ministre déléguée à l’Autonomie.
  • Point hebdomadaire sur l’épidémie. Olivier Véran, le ministre de la santé a indiqué dans sa conférence de presse jeudi que “La santé mentale des Français s’est significativement dégradée entre fin septembre et début novembre, avec une augmentation conséquente des syndromes dépressifs, observés pour tous les profils sociaux-démographiques. Elle s’avère encore plus marquée pour ceux qui sont dans une situation économique difficile, les 18-24 ans, et ceux ayant déjà des antécédents psychiatriques”, détaille le ministre. “La dimension psychologique de cette crise est importante“, a conclu le ministre. A ses côtés, Jérôme Salomon, le directeur général de la santé a annoncé que la “tension hospitalière reste forte sur le territoire, en particulier en Auvergne-Rhône-Alpes et en Bourgogne-France-Comté”. Bilan : “A ce jour, 32.345 personnes sont hospitalisées dont 4.653 en réanimation. plus de 2.200 malades ont été hospitalisés au cours des dernières 24 heures, et 311 sont en réanimation, c’est encore beaucoup” affirme Jérôme Salomon.
  • AstraZeneca dans la course au vaccin. Le vaccin développé par AstraZeneca en partenariat avec l’Université d’Oxford provoque une réponse immunitaire aussi bien chez les jeunes adultes que les personnes âgées, indique The Lancet jeudi 19 novembre. Le vaccin n’est toutefois pour le moment qu’en phase 2 et ces résultats doivent être confirmés durant la phase 3.
  • Orly et Roissy certifiés Covid. 12 autres aéroports internationaux du réseau ADP ont également obtenu une certification sanitaire de l’Airport Council International (ACI) ” La moitié des aéroports de notre réseau est déjà certifiée au plan sanitaire, ce qui atteste de la pertinence et de l’efficacité des mesures déployées dans nos terminaux. Il s’agit d’une condition indispensable pour redonner confiance et retrouver l’envie de voyager “, se réjouit le PDG Augustin de Romanet dans un communiqué.
  • Nette amélioration en Île-de-France.  Selon le dernier bulletin de l’ARS, on comptait mercredi 18 novembre 418 nouvelles personnes hospitalisées (-28) et 1 028 personnes en réanimation (-29) dans la région. Les chiffres sont meilleurs“, a confirmé Aurélien Rousseau, directeur général de l’Agence Régionale de santé Île-de-France, sur BFMTV. A Paris, la baisse de circulation du Covid-19 est particulièrement frappante. La capitale française affiche un taux d’incidence de 162 cas pour 100 000 habitants, alors qu’il était encore à 518 en début de mois. Aurélien Rousseau rappelle que 1 037 patients sont toutefois toujours en réanimation en Île-de-France et invite à la prudence. “C’est un moment où l’on doit à la fois se réjouir de nouvelles qui sont bonnes […] et à la fois se dire qu’elles ne peuvent être bonnes dans la durée que si on ne lâche rien et si on ne va pas trop vite dans le changement de nos comportements“, a-t-il déclaré sur BFMTV.
  • Delpharm produira le vaccin de Pfizer et BioNTech. Le groupe de sous-traitance pharmaceutique Delpharm produira pour la France une partie des vaccins de Pfizer et BioNTech. “Delpharm annonce aujourd’hui avoir conclu avec BioNTech un accord en vertu duquel le groupe va fabriquer dans son usine de Saint-Rémy-sur-Avre (Normandie) le vaccin BNT 162b2 pour prévenir les infections liées au coronavirus“, a expliqué l’entreprise dans un communiqué. La fabrication débutera “en avril prochain et produira plusieurs dizaines de millions de doses“. Delpharm recrutera dans le cadre de cette mission “40 à 60 personnes” sur le site de Saint-Rémy-sur-Avre. 
  • Chute du nombre de tests. Des données officielles publiées ce jeudi rapportent que le nombre de tests de dépistage virologiques (RT-PCR) du Covid-19 a fortement baissé la semaine dernière dans l’Hexagone, passant de 2,3 millions à 1,8 million de tests effectués. Les délais d’obtention des résultats sont par conséquent réduits, passant d’une moyenne de 1,4 jour à 1,2 jour
  • Reprogrammation des opérations dans les Hauts-de-France. Les taux d’incidence et de positivité au test RT-PCR ralentissent dans les cinq départements de la région, indique l’ARS dans un communiqué. L’agence a donc engagé la reprogrammation progressive des opérations dans la région. “Le ralentissement de la circulation du virus et la stabilisation du nombre de patients Covid en réanimation conduisent l’ARS à engager un désarmement progressif des capacités de réanimation déployées ces trois dernières semaines, afin de pouvoir procéder aux premières reprogrammations“, précise le communiqué.
  • Les animaux et le Covid. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a mis à jour son expertise et indique que “les animaux domestiques et les animaux sauvages ne jouent aucun rôle épidémiologique dans le maintien et la propagation du SARS-CoV-2 en France” et confirme que “la diffusion du virus est aujourd’hui le résultat d’une transmission interhumaine par voie respiratoire “. L’Anses dresse ensuite la liste des animaux réceptifs et sensibles au Covid-19 et recommande d’être “particulièrement vigilant vis-à-vis de situations impliquant des contacts entre l’Homme et les espèces réceptives“.
  • Gestes barrières. Les Français se lavent moins les mains que durant le premier confinement, indique l’étude CoviPrev publiée par Santé Publique France. Seuls 70% d’entre eux effectuent ce geste barrière, contre 77 % lors du premier confinement. Ils se saluent également moins sans serrer la main et ne sont plus que 61% à respecter une distance d’un mètre, contre 85% au printemps dernier.
  • La France est “encore très loin d’avoir gagné la guerre face au virus a affirmé Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, mercredi, lors d’un point presse. “Nous comptons aujourd’hui plus de malades hospitalisés qu’au pic de la première vague” (…) “relâcher nos efforts maintenant, c’est prendre le risque de les avoir faits pour rien“, a t-il déclaré. Il a indiqué qu'”il pourrait y avoir une adaptation du confinement à partir du 1er décembre, mais nous ne sommes pas du tout au déconfinement, on en est même loin“. Le porte parole du gouvernement a précisé le calendrier pour les jours à venir : un point presse hebdomadaire du ministre de la Santé Olivier Véran jeudi ; une réunion du Premier ministre Jean Castex avec les chefs de partis et groupes politiques vendredi après-midi ; une réunion avec les partenaires sociaux la semaine prochaine, avant une prise de parole d’Emmanuel Macron la semaine prochaine.
  • Déconfinement et retour d’un couvre-feu ? Jean Castex a confirmé ce mardi 17 novembre à l’Assemblée nationale que les attestations de sortie ne seront pas supprimées après le 1er décembre. S’il y a un possible déconfinement, des restrictions seront donc maintenues. L’idée serait de déconfiner “par paliers”, selon les informations divulguées par le service politique de BFMTV. Parmi les scénarios étudiés, le retour d’un couvre-feu et des dérogations de déplacement pour les vacances de Noël. Ces restrictions permettraient d’éviter le “stop and go”, à savoir l’alternance entre les périodes de confinement et de déconfinement. 
  • Vaccin Pfizer. Après Moderna, le laboratoire Pfizer affirme désormais que son vaccin a une efficacité de 95%, soit 5% de plus que les résultats avancés la semaine dernière, après avoir intégré de nouveaux résultats dans ses essais cliniques. 
  • Baisse du taux d’incidence dans le Grand Est. Le virus semble moins circuler dans la région Grand Est. Le taux d’incidence pour l’ensemble de la région était de 357,3 pour 100 000 habitants du 4 au 10 novembre. Seul un département a désormais un taux d’incidence au-dessus de 500, la Haute-Marne qui s’apprête toutefois à passer en dessous de ce seuil, indique Lorraine Actu. 
  • Mise en garde contre les gels hydroalcoolique. La Répression des fraudes a tenu à rappeler que pour être efficace, un gel antibactérien doit contenir au minimum 60% d’alcool, ce qui n’est pas toujours le cas pour les produits vendus dans le commerce, indique Romain Roussel, directeur de cabinet de la DGCCRF, à la radio ce mercredi 18 novembre. 
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​​​​​​Quelles sont les mesures pour freiner l’épidémie Covid-19 en France ?
Le virus circule en France à une vitesse que mêmes les prévisions les plus pessimistes n’avaient pas anticipé (…). Nous sommes débordés par une seconde vague qui sera plus meurtrière que la première” a déclaré le Chef de l’Etat, le 28 octobre, lors d’une allocution télévisée. Quelques minutes plus tard, il annonce que la France doit se reconfiner. Ce nouveau confinement est entré en vigueur dans la nuit du jeudi 29 octobre minuit. Il se déroulera jusqu’au 1er décembre, a confirmé le Premier ministre le 12 novembre. Le ministre de la Santé Olivier Véran a déclenché le plan blanc au niveau national depuis le 29 octobre. Cela implique la déprogrammation des hospitalisations non-urgentes dans tous les hôpitaux. Samedi 7 novembre, les députés ont adopté la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 16 février 2021.

  • Le télétravail est à nouveau à privilégier pour tous les salariés qui le peuvent. “Le télétravail n’est pas une option a indiqué la ministre du Travail Elisabeth Borne, il doit s’imposer dans les secteurs privés 5 jours sur 7″. 
  • Les services publics, les exploitations agricoles, les usines et le BTP peuvent continuer de travailler.
  • Les réunions privées, en dehors du noyau familial, les rassemblements publics et les déplacements entre régions sont interdits.
  • Les cérémonies religieuses sont interdites. Les lieux de cultes restent ouverts.
  • Les enterrements sont limités à 30 personnes. Les mariages sont limités à 6 personnes.
  • Les frontières extérieures sont fermées, sauf pour le retour des ressortissants français. Toute personne arrivant sur le territoire doit fournir la preuve d’un test négatif réalisé dans les 72h.
  • Restent ouverts : Les plages, parcs, jardins, les crèches, les écoles, les collèges, les lycées, les secteurs périscolaires avec des protocoles renforcés (masques obligatoires dès 6 ans, arrivée en horaires décalés à l’école pour limiter le brassage des élèves…), les Ehpad (visites autorisées sous protocole sanitaire strict), les marchés alimentaires, les commerces essentiels dont la liste a été fixée par l’arrêté du 15 mars (garages, station-service, magasin d’alimentation, marché, magasins d’informatique, de bricolage, quincaillerie, vendeurs de journaux et papeterie,  pharmacie, commerces d’articles médicaux et orthopédiques, opticiens, blanchisserie-teinture, services funéraires, banques, assureurs, tabacs, vendeurs de cigarettes électroniques, hôtels (sans restauration).
  • Sont fermés : Les universités et les écoles d’enseignement supérieur, les commerces non essentiels (fleuristes, coiffeurs, libraires…), les établissements recevant du public, les bars, restaurants, cinémas, théâtres, centres commerciaux, salles de spectacles, salles polyvalentes, salles de conférence, les parcs d’attractions, les salons, foires et expositions, les établissements qui proposent des activités extra-scolaires (sportives ou artistiques) comme les clubs de sport.

Le couvre-feu instauré depuis le début de mois d’octobre n’a pas suffi à freiner l’épidémie. Le Président de la République, Emmanuel Macron, a ainsi annoncé, le 28 octobre, un reconfinement de la population du jeudi 29 octobre, à minuit, jusqu’au 1er décembre. “Les effets sont cohérents avec ce que nous recherchions” a confirmé Jean Castex le 12 novembre lors de sa conférence de presse, deux semaines après le début du confinement. L’évolution de nouvelles contaminations “s’est ralentie depuis une semaine”, “nous observons une baisse de l’ordre de 16%, cette évolution doit être interprétée de manière positive mais prudente”. La tendance est cependant “récente donc fragile” a insisté le Premier ministre. Et l’impact de cette évolution ne se voit pas encore sur les hospitalisations. “Si la semaine prochaine, le nombre de patients Covid-19 en réanimation continuerait à augmenter, nous serions amenés à prendre des mesures supplémentairesa-t-il prévenu. “Les règles du confinement restent inchangées pour les 15 prochains jours” a-t-il ajouté. Les restaurants restent fermés. Les commerces non-essentiels également. Mais “des mesures d’allègement pourraient intervenir au 1er décembre mais seraient limités strictement aux commerces”. “Cette étape ne pourra pas concerner d’autres établissements recevant du public comme les bars, restaurants et salles de sport” a annoncé le Premier ministre tout en indiquant que “l’objectif est de permettre un nouvel allègement” au moment des fêtes de fin d’année. Même si “il ne sera pas raisonnable d’espérer organiser de grandes fêtes à plusieurs dizaines de personnes, notamment pour le réveillon de la Saint-Sylvestre” a-t-il indiqué. 

Les déplacements sont interdits sauf dans les cas suivants et sur attestation individuelle à remplir à chaque sortie pour :

  • Les déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle ou les universités (ou établissements d’enseignement supérieur) pour les étudiants ou les centres de formation pour adultes et les déplacements professionnels ne pouvant être différés.

72% des patients Covid-19 en réanimation sont des hommes.

  • Les déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle, des achats de première nécessité dans des établissements dont les activités demeurent autorisées (liste sur gouvernement.fr) et les livraisons à domicile.
  • Les consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés et l’achat de médicaments.
  • Les déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables et précaires ou la garde d’enfants.
  • Les déplacements des personnes en situation de handicap et leur accompagnant.
  • Les déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.

“Nous observons une baisse de l’épidémie de l’ordre de 16%”

  • Les convocations judiciaires ou administratives et rendez-vous dans un service public (Pôle Emploi, CAF, mairie, préfecture…).
  • La participation à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative (maraudes, aide alimentaire).
  • Des attestations permanentes sont nécessaires pour les déplacements domicile travail et pour amener les enfants à l’école.

Une amende forfaitaire de 135 euros sera appliquée en cas de non-respect du confinement. Elle pourra aller jusqu’à 3 750 euros en cas de récidive.

L’évolution de nouvelles contaminations “s’est ralentie depuis une semaine”, “nous observons une baisse de l’ordre de 16%, cette évolution doit être interprétée de manière positive mais prudente” a déclaré Jean Castex le 12 novembre. La tendance est cependant “récente donc fragile” a-t-il insisté. Et l’impact de cette évolution ne se voit pas encore sur les hospitalisations. Selon les derniers chiffres publiés par le gouvernement au 18 novembre : 

• 2 065 138 personnes ont été contaminées par le coronavirus (+28 383 en 24 heures)

• 46 698 personnes sont décédées en France (+425 en 24 heures à l’hôpital)

• 4 775 patients Covid-19 sont en réanimation (-79 en 24 heures).

• 32 842 patients Covid-19 sont hospitalisés (-328 en 24 heures).

 

 

Dans son bulletin épidémiologique du 12 novembre, Santé Publique France rapporte une diminution du nombre de nouveaux cas confirmés de Covid-19, une augmentation plus lente du nombre d’hospitalisations et du nombre d’admissions en réanimation mais une poursuite de l’augmentation du nombre de décès avec une forte augmentation dans les établissements médico-sociaux.

→ L’indicateur utilisé pour suivre l’évolution de l’épidémie de coronavirus en France est le taux d’incidence soit le nombre de patients ayant un test PCR positif pour 100 000 habitants par semaine sur les 7 derniers jours. Au 12 novembre, ce taux est de 392,5 sur la moyenne nationale (en baisse par rapport à la veille). Il diffère selon les départements. “Tout porte à croire que nous avons passé un pic épidémique“, indique Olivier Véran, sur BFMTV le lundi 16 novembre. Néanmoins, “s’il y a des signes d’amélioration en terme d’épidémie, nous n’avons pas encore vaincu le virus […] Il y a moins de nouveaux malades par jour mais il ne faut pas s’arrêter“, poursuit le ministre de la Santé.

Evolution du taux d'incidence des cas positifs de Covid-19 en France au 15 novembre 2020
Evolution du taux d’incidence des cas positifs de Covid-19 en France au 15 novembre 2020 © Gouvernement.fr

Le gouvernement suit également l’évolution du taux d’occupation des lits en réanimation par des patients Covid-19 (sur les capacités initiales).

Taux d'occupation des lits en réanimation au 15 novembre
Taux d’occupation des lits en réanimation au 15 novembre © Gouvernement.fr

Dans son bulletin épidémiologique du 12 novembre, Santé Publique France rapporte une diminution du nombre de nouveaux cas confirmés de Covid-19. Le Premier ministre Jean Castex a annoncé ce même jour une baisse de 16% des nouveaux cas de Covid-19. Au 18 novembre, Santé publique France rapporte un total de 2 065 138 cas confirmés de coronavirus depuis le début de la pandémie. Le pic épidémique de la première vague a été observé la semaine du 6 au 12 avril, soit 15 jours après la mise en œuvre des mesures de confinement de la population générale, le 17 mars 2020. Le pic de la deuxième vague semblerait être passé, indique Olivier Véran sur BMTV le 16 novembre. “Il y a désormais moins de nouveaux malades par jour, le taux de positivité des tests s’est réduit, les indicateurs d’incidence vont vers le mieux. Nous sommes en train de progressivement reprendre le contrôle sur cette épidémie. Mais il y a encore beaucoup de nouveaux malades par jour, le combat n’est pas terminé“, précise-t-il. 

Nombre incident de cas confirmés de Covid-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 11 mai au 8 novembre 2020 (données au 11 novembre 2020)

 Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine
Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 11 mai au 8 novembre 2020 (données au 11 novembre 2020), France entière © Santé Publique France

Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS (établissements sociaux et médico-sociaux) par semaine calendaire, du 20 juillet au 8 novembre, en France

Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS par semaine calendaire, du 20 juillet au 8 novembre 2020, en France
Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS par semaine calendaire, du 20 juillet au 8 novembre 2020, en France © Santé Publique France

Avec la reprise de l’épidémie de coronavirus constatée en octobre, le suivi du nombre supplémentaire de nouveaux cas de Covid-19 est un indicateur important. Au 18 novembre, 28 383 nouvelles personnes ont reçu un test positif au Covid-19 sur les dernières 24 heures.

Mercredi 18 novembre, 4 775 personnes sont hospitalisées en réanimation. A l’hôpital, “la pression s’est fortement accrue” a annoncé Jean Castex le 12 novembre. “Nous comptons une hospitalisation toutes les 30 secondes et une admission en réanimation toutes les 3 minutes. 40% des personnes admises en réanimation ont moins de 65 ans.  Au 15 novembre, 96,5% des lits de réanimation sont occupés par des patients Covid-19 en France (moyenne nationale, sur la capacité initiale de lits). Le 12 novembre, Jean Castex a annoncé que 1 360 lits supplémentaires ont été armés pour accueillir les nouveaux malades du Covid-19 : “Nous pourrions aller jusqu’à 10 400 lits si cela était nécessaire” a-t-il précisé. Depuis début septembre, le nombre de patients de 65 ans et plus admis en réanimation a été multiplié par 9, indique Santé Publique France dans son point hebdomadaire du 5 novembre. Le plan blanc est réactivé sur tout le territoire national depuis le 29 octobre. Le temps de doublement du nombre hebdomadaire d’admissions en réanimation est de 30 jours.

courbe réanimation covid-19
Nombre hebdomadaire de patients COVID-19 admis en service de réanimation pendant leur hospitalisation, par semaine d’admission à l’hôpital, depuis le 24 février 2020, France, données au 10 novembre 2020 © Santé Publique France

Les plus forts taux d’admissions en réanimation sont rapportés en Auvergne-Rhône-Alpes, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Hauts-de-France, en Ile-de-France et en Bourgogne-Franche-Comté.

Profil des personnes admises en ce moment en réanimation : 72% sont des hommes, l’âge médian est de 68 ans. 88% des patients présentent au moins une comorbidité. L’âge médian des personnes décédées est de 76 ans.

Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, consolidés avec l’Agence Santé Publique France et les ARS (Agences régionales de Santé), voici l’évolution des hospitalisations (dont la réanimation) et des décès en France par région.

Evolution des hospitalisations (dont en réanimation) et décès à l’hôpital du Covid-19 par région au 18 novembre (source : Santé publique France)

Régions Hospitalisations en cours Evolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 H Réanimation Soins intensif Evolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 H Décès
Île-de-France 6 478 -28

1 028

+8 10 258
Grand Est 2 621 +51 353 -2 4 381
Auvergne-Rhône-Alpes 6 882 +104 837 -4 4 294
Hauts-de-France 3 192 -104 512 -21 3 135
Bourgogne-Franche-Comté 1 850 -1 244 +3

1 637

Provence-Alpes-Côte d’Azur 3 206 -60 498 +1 2 385
Occitanie 2 141 -5 379 +15 1 429
Bretagne 682 -15 106 -5 475
Nouvelle-Aquitaine 1 832 -36 268 -10 1 011
Normandie 1 408 +55 158 +6 971
Centre Val-de-Loire 1 078 -41 157 -13 871
Pays de la Loire 1 081 +21 158 +1 848
Corse 74 -9 11 -2 109
Martinique 68 -1 16 -1 39
Guadeloupe 106 -10 13 -2 159
La Réunion 86 +3 17 +2 42
Guyane 13 -1 0 0 66
Mayotte 13 -1 4 -1 34
TOTAL 32 842 -77 4 775 -25

32 168

Mercredi 18 novembre, 46 698 personnes sont décédées du coronavirus depuis le début de l’épidémie (+425 en 24h à l’hôpital), selon santé publique France. 93% ont 65 ans ou plus, 55% sont des hommes. La France a franchi la barre des 40 000 morts samedi 7 novembre et celle des 45 000 morts lundi 16 novembre. Le premier décès du Covid-19 en France était survenu à Paris le 14 février 2020, il s’agissait d’un patient chinois de 80 ans

Les plus forts taux de décès de patients Covid-19 par région rapportés à la population (/100 000 habitants) sont observés en Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Provence-Alpes-Côte d’Azur et dans les Hauts-de-France

Nombre hebdomadaire de décès de patients Covid-19 par semaine de décès depuis le 19  mars, en France, au 10 novembre. 

 Nombre hebdomadaire de décès de patients COVID-19 par semaine de décès
Nombre hebdomadaire de décès de patients COVID-19 par semaine de décès, depuis le 19 mars 2020, France, données au 10 novembre 2020 © Santé Publique France

“A la différence de la première vague, l’ensemble des régions se trouvent aujourd’hui au seuil d’alerte” a déclaré Emmanuel Macron, lors de son allocution télévisée du 28 octobre. Néanmoins, la région Auvergne-Rhône-Alpes est la plus touchée par la deuxième vague épidémique, informe Olivier Véran le 5 novembre.

Au 17 novembre, 100 départements ont un nombre de cas de Covid-19 au-dessus du seuil d’alerte de 50/100 000 habitants et sont en niveau de vulnérabilité “élevé”. 

Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 17 novembre 2020

Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 17 novembre 2020 © Santé Publique France © Santé Publique France © Santé Publique France

 

Depuis le 9 mai, 9 055 clusters (dont 2 006 en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad)) ont été rapportés, indique Santé Publique France dans son point hebdomadaire du 12 novembre. Parmi eux 3 698 (41%) sont en cours d’investigation, principalement dans les Ehpad, en entreprises privées ou publiques, et en établissements de santé. L’ensemble des clusters inclut 113 963 cas soit moins de 10% des cas diagnostiqués.

Les taux de reproduction du virus appelés “R-effectifs” ou “Reff” permettent de décrire la dynamique de l’épidémie : lorsque le Reff est significativement supérieur à 1, ceci signifie que l’épidémie est en progression, lorsqu’il est égal à 1, l’épidémie se stabilise, lorsqu’il est significativement inférieur à 1, l’épidémie régresse. Le 11 novembre, le R repasse sous le seuil de 1 pour se fixer à 0,93 (10 malades du Covid-19 en contaminent 9). Comment ce nombre est-il calculé ? 

La France réalise 2,2 millions de tests Covid-19 par semaine, indique Olivier Véran lors de la conférence de presse du 12 novembre, 20% des tests sont positifs. Le nombre de personnes testées au Covid-19 augmente en France, à la fois chez les cas symptomatiques et chez les asymptomatiques. Les départements présentant les plus forts taux de dépistage sont le Nord, le Rhône, Paris, la Loire et les Hauts-De-Seine. Accélérer le dépistage du coronavirus est en première ligne de la stratégie du gouvernement pour isoler rapidement les cas positifs et casser la chaîne de transmission du virus. 590 laboratoires testent par PCR les Français sur l’ensemble du territoire. Ils sont désormais soutenus par les pharmacies qui proposent désormais le dépistage avec des tests antigéniques, également disponibles dans les aéroports. 

Comme il n’y a ni vaccin, ni médicament efficace contre le coronavirus, le meilleur moyen de s’en protéger est l’application de gestes barrières : mesures d’hygiène, réduction des contacts (salut sans embrassade et sans serrer les mains, maintien de la distance physique, regroupements à éviter), port approprié du masque (bouche et nez couverts), aération des endroits clos. Les personnes contacts de cas confirmés doivent respecter les périodes d’isolement. Les personnes âgées ou atteintes de pathologies chroniques (atteintes respiratoire, cardiaque, obésité, diabète…) sont appelées à la plus grande prudence tant que le virus circule.

Si au début, on ne parlait que de fièvre, toux sèche, rhume, état grippal et de fatigue, les symptômes de l’infection par le coronavirus ont évolué. On sait désormais que le virus peut avoir des effets sur la peau (urticaire, lésions inflammatoires sur les orteils), la sphère digestive (vomissements, diarrhées…), l’odorat, le goût et même le cerveau. “Sur 100 personnes atteintes du coronavirus, 90 ne vont pas développer de symptômes” a informé le ministre de la Santé le 5 novembre.

  • Si vous présentez des symptômes (toux, fièvre, mal de tête) : évitez les contacts, restez à domicile, prenez du paracétamol si besoin, appelez un médecin pour prendre rendez-vous dans l’éventualité qu’il vous fasse passer un test de dépistage. 
  • Appeler le 15 en cas de difficultés respiratoires : “Si cette toux et cette fièvre s’accompagnent d’une gêne respiratoire qui devient permanente avec souffle court, difficulté à inspirer et à expirer, d’une aggravation importante de la toux, cela peut signifier une évolution de la maladie sous la forme d’une pneumopathie. Il s’agit alors d’une urgence respiratoire potentielle et comme dans tous les cas d’urgence, il faut alors appeler le 15 qui prendra les meilleures dispositions pour répondre à la situation”, prévient le Dr Patrick Aubé, médecin généraliste.  
DATES CLÉS DE L’ÉPIDÉMIE EN FRANCE
  • Le 31 décembre 2019, l’Organisation mondiale de la Santé en Chine est informée de plusieurs cas de pneumonies dans la ville de Wuhan. 44 personnes sont infectées entre cette date et le 3 janvier 2020.
  • Le 7 janvier 2020, les autorités chinoises identifient un “nouveau type de coronavirus”.
  • Le 13 janvier, un cas importé est recensé en Thaïlande.
  • Le 15 janvier, le virus cause la mort d’une première personne à Wuhan, un homme de 69 ans. 
  • Le 23 janvier, trois villes chinoises dont Wuhan sont placées en quarantaine.
  • Le 25 janvier, trois personnes contaminées sont recensées en France, deux à Paris et une Bordeaux. Ce sont les premiers cas enregistrés sur le continent européen.
  • Le 30 janvier, l’Organisation mondiale de la Santé décrète l’urgence de santé mondiale. Cette mesure n’avait été décrétée que 5 fois depuis sa création (pour Ebola (deux fois), la grippe H1N1, Zika et la poliomyélite). 
  • Le 23 février, la France déclenche le plan ORSAN, un dispositif exceptionnel d’organisation des soins.
  • Le 28 février, la France passe en stade 2 de l’épidémie.
  • Le 11 mars, l’OMS classifie de pandémie la diffusion de la maladie à coronavirus Covid-19 dans le monde.
  • Le 12 mars, le président de la République Emmanuel Macron annonce la fermeture nationale des crèches et établissements scolaires de France à compter du 16 mars et “jusqu’à nouvel ordre”.
  • Le 14 mars, la France passe au stade 3 de l’épidémie.
  • Le 16 mars : la France met en place un dispositif de confinement interdisant les déplacements.
  • Le 18 mars le premier transfert de patients Covid-19 en France est réalisé grâce à l’Armée, par voie terrestre et aérienne. 
  • Le 26 mars, un premier cas jeune meurt en France, une adolescente de 16 ans, en Ile-de-France originaire de Morsang-sur-Orge.
  • Le 27 mars, le confinement de la population française est renouvelé jusqu’au 15 avril.
  • Le 13 avril, Emmanuel Macron annonce le prolongement du confinement jusqu’au 11 mai.
  • Le 11 mai, la France commence son déconfinement.
  • Le 15 juin, toute la France passe en zone verte, sauf Mayotte et la Guyane. A Paris, les restaurants et bars peuvent rouvrir complètement.
  • Le 22 juin, les écoles sont de nouveaux obligatoires en France pour tous les élèves. Les cinémas, salles de jeux, casinos rouvrent. Les sports collectifs peuvent être autorisés tout en respectant certaines conditions sanitaires.
  • Le 10 juillet, la France a franchi la barre des 30 000 morts. Dans la nuit du 10 au 11 juillet à minuit, l’état d’urgence sanitaire prend fin en France.
  • Le 20 juillet, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos en France.
  • Le 8 octobre, le plan blanc est réactivé dans les hôpitaux d’Ile-de-France.
  • Le 17 octobre à 0h01, la France repasse en état d’urgence sanitaire et un couvre-feu est instauré dans 9 territoires (Paris-Ile-de-France, Rouen, Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Saint-Etienne, Toulouse).
  • Le 24 octobre à 0h01 : extension des mesures de couvre-feu à 38 nouveaux départements français.
  • Le 29 octobre à 0h01 : reconfinement national pour 4 semaines, jusqu’au 1er décembre au minimum.

Cet article est mis à jour quotidiennement par Aurélie Blaize, Anaïs Thiébaux et Samantha Pagès



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