chiffres et annonces d’Olivier Véran


CORONAVIRUS EN DIRECT. La situation épidémique liée au Covid-19 s’aggrave en France. Des mesures restrictives pourraient être mises en place dès lundi à Paris et en petite couronne, mais aussi à Lille, Lyon, Grenoble, Toulouse et Saint-Etienne si la situation ne s’améliore pas, prévient Olivier Véran, jeudi 1er octobre.

[Mis à jour le jeudi 1er octobre à 18h44] En France, l’épidémie continue sa progression. Pire “nous sommes dans une phrase d’aggravation” annonce Olivier Véran lors de sa conférence de presse du jeudi 1er octobre. La situation se dégrade surtout dans 5 métropoles : Lille, Lyon, Grenoble, Toulouse, Saint-Etienne. L’incidence du virus est élevée, le taux d’occupation en réanimation s’élève à 25% (30% étant le seuil d’alerte). “Nous pourrions être conduits la semaine prochaine à placer ces territoires en zone d’alerte maximale” a prévenu Olivier Véran. Une dégradation est aussi visible à Paris et en petite couronne “depuis quelques heures”. Ces zones pourraient être placées en zone d’alerte maximale dès lundi s’il n’y a pas d’amélioration ce qui entraînerait notamment la fermeture totale des bars. Les indicateurs vont être réexaminés dimanche. Lors de sa conférence de presse, le ministre a précisé qu’actuellement 10 malades Covid-19 en contaminent 13 (ce chiffre était à 30 lors de la première vague) et que le nombre de malades double tous les 15 jours (contre tous les 3 jours lors de la première vague). Il rapporte un “début d’embellissement” à Marseille, Nice et Bordeaux où des mesures strictes ont été mises en place. Des points hebdomadaires avec le Pr Jérôme Salomon, Directeur général de la Santé, vont être remis en place, comme c’était le cas au début de l’épidémie en France, a indiqué Olivier Véran. Nombre de cas, décès, personnes en réanimationclustersR0 en France… Chiffres du jour.

Dernières infos en direct :

  • “Pour 10 malades en réanimation, 3 ont moins de 65 ans” indique Olivier Véran lors de sa conférence de presse du 1er octobre à l’hôpital Bichat. “Parmi les 15 000 malades diagnostiqués aujourd’hui, 75 à 150 iront en réanimation et presqu’autant en décèderont”.
  • Un seuil de 30% de patients Covid-19 en réanimation est déjà un seuil d’alerte, comme c’est le cas en Auvergne-Rhône-Alpes et en Provence-Alpes-Côtes d’Azur, indique le Pr Arnaud Fontanet également présent à la conférence d’Olivier Véran.
  • Dans les Hauts-de France, “les seuils d’alerte vont être atteints rapidement, il faut agir vite dans cette région”, prévient le Pr Fontanet.
  • En Ile-de-France, “les seuils sont au-dessus attention, il est urgent d’agir”, poursuit le Pr Fontanet.
  • Bordeaux, Nice et Marseille : la situation s’améliore.
  • Lille, Lyon, Grenoble, Toulouse, Saint-Etienne : la situation se dégrade. L’incidence du virus est élevé, le taux d’occupation en réanimation s’élève à 25% (30% étant le seuil d’alerte). “Nous pourrions être conduit la semaine prochaine à placer ces territoires en zone d’alerte maximale” a prévenu Olivier Véran. 
  • Paris et petite couronne. Une dégradation est manifeste au niveau des indicateurs suivis (taux d’incidence, réanimation) à Paris et en petite couronne “depuis quelques heures”. Ces zones pourraient être placées en zone d’alerte maximale dès lundi, les indicateurs vont être réexaminés dimanche. “Plus de fêtes de famille, de soirées, fermeture totale des bars” ont été cités parmi les mesures possibles à partir de lundi si les indicateurs restent mauvais, a détaillé Olivier Véran.
  • Tests. 75% des tests sont rendus en moins de 48 heures, annonce Olivier Véran.
  • Cas contact à risque. Les personnes reconnues par l’Assurance Maladie comme “cas contact à risque” pourront demander un arrêt de travail directement en ligne sur le site d’Ameli.fr à partir du 3 octobre.
  • Fermeture d’un lycée dans les Landes. Le lycée agricole de Saubrigues (Landes) va fermer à partir ce jeudi soir et jusqu’au 11 octobre, en raison de la contamination de 12 élèves et d’un enseignant au coronavirus, apprend ce jeudi France Bleu Gascogne. Une opération de dépistage est en cours, de nouveaux cas positifs pourraient être confirmés dans les prochains jours.
  • Strasbourg ne passera pas en zone à risque. Selon France Bleu, Strasbourg ne passera pas en alerte renforcée jeudi 1er octobre. La circulation du virus reste contenue. Les arrêtés sur le port du masque en extérieur sont prolongés jusqu’au 15 octobre dans les 13 villes du Bas-Rhin de plus de 10 000 habitants.
  • La France, zone à risque pour l’Allemagne. L’Allemagne a ajouté la France à la liste des zones considérées à risque en raison du nombre élevé de contaminations au coronavirus, à la seule exception de la région du Grand-Est.
  • Recherche de volontaires pour tester de possibles vaccins en France. L’Inserm a lancé une plateforme le 1er octobre, CoviReivac, afin d’inviter 25 000 Français volontaires à s’inscrire pour participer à des essais cliniques de grande ampleur sur des candidats vaccins au Covid-19.
  • Les salles de sport vont pouvoir rouvrir à Rennes. La justice suspend jeudi l’arrêté préfectoral sur la fermeture des salles de sport à Rennes prévue sur le territoire de Rennes Métropole jusqu’au 10 octobre 2020.
  • La pandémie encore très forte en Guadeloupe. 1 000 cas par semaine et 15 nouveaux décès sont recensés en Guadeloupe. La Guadeloupe, placée depuis une semaine en ” zone d’alerte maximale “, reste ” très nettement au-dessus du seuil d’alerte, avec un taux d’incidence de 278,07 pour 100 000 habitants “, même si ce taux est en ” légère diminution par rapport à la semaine ” précédente. Le taux de positivité reste stable, à 22,71 %.  

Quelles sont les nouvelles mesures en France ?

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé lors d’une conférence de presse du mercredi 23 septembre, une série de nouvelles mesures restrictives face à la reprise de l’épidémie en France. Certaines mesures sont entrées en vigueur le samedi 26 septembre, d’autres le lundi 28 septembre pour une durée de 2 semaines minimum (au moins jusqu’au 11 octobre). De nouvelles mesures restrictives pourraient intervenir à partir de lundi prochain, 5 octobre, dans les villes de Paris (et la petite couronne), Lille, Lyon, Grenoble, Toulouse et Saint-Etienne si la situation ne s’améliore pas, a prévenu Olivier Véran le 1er octobre lors de sa conférence de presse à l’hôpital Bichat. Ces villes passeraient alors en “zone d’alerte maximale” comme c’est le cas pour la Guadeloupe et la métropole Aix-Marseille actuellement.

classement ville covid
Classement des territoires en fonction de la circulation du virus au 1er octobre © Ministère de la Santé

En Guadeloupe et dans la métropole Aix-Marseille (“zones d’alerte maximale”) : 

  • Fermeture totale des bars et restaurants en Guadeloupe, et à Aix-en-Provence et Marseille. La vente à emporter et la livraison restent possibles. 15 autres communes des Bouches-du-Rhône sont concernées par cette restriction entre 22h et 6h du matin, dont Arles, Martigues, La Ciotat, Gardanne… 
  • Fermeture de l’ensemble des établissements recevant du public en Guadeloupe, et dans la région Aix-Marseille, sauf s’il existe un protocole sanitaire strict déjà mis en place, comme dans les théâtres, les musées, les cinémas… Ces lieux culturels qui ne sont pas concernés par les mesures de fermeture.

A Paris et les départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine (92), Seine-Saint-Denis (93) et le Val-de-Marne (94)), Lyon, Lille, Montpellier, Bordeaux, Grenoble, Rennes, Rouen, Saint-Etienne, Toulouse, Nice (“zones d’alerte renforcée”) : 

  • Rassemblements limités à 1000 personnes (simultanément)
  • Interdiction des grands événements déclarés comme les fêtes locales ou les fêtes étudiantes
  • Interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes dans l’espace public (plages, parcs, jardins, digues, forêts, espaces fluviaux, brocantes, vide-greniers, cérémonies…) depuis le 26 septembre. Sont exclues les manifestations revendicatives déclarées et les cérémonies funéraires, les transports en commun et les marchés alimentaires.
  • Fermeture anticipée des débits de boissons (bars et bistrots ayant uniquement une licence IV) à 22 heures (voire plus tôt si le Préfet le décide) depuis le lundi 28 septembre. Cette mesure ne concerne pas les restaurants ayant une licence de grande restauration qui pourront rester ouverts, à condition de respecter un protocole sanitaire strict.
  • Fermeture des clubs de sport, des salles de sport et des gymnases depuis le 26 septembre sauf pour les activités scolaires et périscolaires et pour les entraînements des sportifs professionnels de haut niveau. Précisions : les piscines restent ouvertes dans les conditions habituelles à Paris et Rennes, uniquement pour les scolaires, les mineurs et les sportifs de haut niveau à Lille et à Lyon. Les vestiaires collectifs sont fermés.
  • Fermeture des salles polyvalentes dédiées aux activités festives et associatives depuis le lundi 28 septembre.
  • Interdiction de la  vente d’alcool à emporter et consommation d’alcool sur la voie publique entre 20h et 6h (dans certaines villes comme Paris, Lille ou Toulouse par exemple) depuis le 28 septembre.
  • Interdiction de la diffusion de musique sur la voie publique ou audible depuis la voie publique de 22h à 6h (le décret a été pris à Paris et sa petite couronne, Lille, Toulouse…) depuis le 28 septembre.
  • Interdiction d’organiser ou de participer à un événement à caractère festif ou récréatif dans un établissement recevant du public. Particulièrement, les fêtes de mariage (hors cérémonie civile ou religieuse), les soirées étudiantes, les événements festifs organisés dans des lieux spécialement loués pour l’occasion.
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Dans 71 départements (“zones alerte”) :

  • Rassemblements limités à 30 personnes dans l’espace public (fêtes, mariages, tombola, évènements associatifs, communion, anniversaires). Les salles des fêtes et polyvalentes doivent désormais respecter cette jauge de 30 personnes. 
  • Autorisation des représentations théâtrales, les concerts et tous les rassemblements culturels et artistiques, dans la limite de 1000 personnes, avec des places assises exclusivement, un espacement entre les tribus et le port du masque.
  • Distance d’un siège entre 2 personnes ou groupes de moins de 10 personnes dans les établissements sportifs et culturels.

Par ailleurs, dans ces métropoles, le ministre a indiqué que le télétravail devait être favorisé autant que possible, en particulier pour les publics vulnérables. Il faut également limiter les rassemblements privés, “tous les contacts sociaux sans masque doivent être évités au maximum” a expliqué Olivier Véran. Les contrevenants seront verbalisés et les établissements recevant du public en infraction avec les règles sanitaires feront systématiquement l’objet de procédures administrative pouvant aller jusqu’à une fermeture.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a présenté le 23 septembre, la nouvelle carte de la France découpée en 5 zones selon le taux d’incidence qui mesure l’intensité de la circulation du virus, le taux d’incidence chez les personnes âgées de 65 ans et + et la part des patients Covid+ dans les réanimations.

carte zone d'alerte france covid
Carte de la France découpée par zones d’alerte au 23 septembre 2020 © Ministère de la Santé

→ vert (gris sur la carte) : 32 départements

rose : zone en “alerte” car plus de 50 nouveaux cas de Covid-19 pour 100 000 habitants, 71 départements.

carte france covid zone alerte rose
Carte des zones en alerte (couleur rose) en France au 23 septembre 2020 © Ministère de la Santé

→ rouge : zone en “alerte renforcée” car plus de 150 nouveaux cas de Covid-19 pour 100 000 habitants et plus de 50 nouveaux chez des personnes de plus de 65 ans. Bordeaux Lyon Nice Lille Toulouse  Saint-Etienne Rennes Rouen Grenoble Montpellier Paris Hauts-de-Seine Seine-Saint-Denis Val-De-Marne.

carte rouge covid départements
Carte des zones en alerte renforcée (couleur rouge) au 23 septembre 2020 © Ministère de la Santé

→ rouge écarlate : zone en “alerte maximale” car plus de 250 nouveaux cas de Covid-19 pour 100 000 habitants, plus de 100 nouveaux chez des personnes de plus de 65 ans et 30% de patients Covid+ en réanimation. Ce sont à date la métropole Aix-Marseille et la Guadeloupe.

→ noir : zone en état d’urgence sanitaire car plus de 250 nouveaux cas de Covid-19 pour 100 000 habitants, plus de 100 nouveaux chez des personnes de plus de 65 ans et 60% de patients Covid+ en réanimation. Aucun département n’est en noir pour le moment.

Pendant la première vague, 10 malades en contaminaient 30, contre 13 aujourd’hui. Tous les 3 jours environ, le nombre de malades doublaient, contre tous les 15 jours désormais.

Tous les indicateurs épidémiques sont à la hausse en France : les indicateurs de médecine de ville, les données virologiques, les activités hospitalières, les clusters ainsi que les décès liés au COVID-19. L’augmentation du nombre de nouveaux cas confirmés de COVID-19 se poursuit : chez les personnes de 75 ans et plus, le nombre de cas a été multiplié par 4 depuis la mi-août. Le nombre d’épisodes signalés de COVID-19 par les établissements médico-sociaux est aussi en hausse. Le taux d’incidence (nombre de nouvelles contaminations par semaine) est en hausse constante, le facteur R est au-dessus de 1. Selon les derniers chiffres de Santé publique France, au mercredi 30 septembre, la France fait état de 12 845 nouveaux cas de coronavirus recensés en 24h (surtout chez les jeunes adultes) et 64 nouveaux décès à l’hôpitalIl est observé une nette augmentation du nombre de nouveaux clusters détectés en France.

• 31 956 personnes sont décédées en France

• 3 985 nouvelles hospitalisations en 7 jours

1 235 clusters en cours d’investigation (+64 en 24 heures)

Où en est-on par rapport à la première vague du mois de mars ? “On a vu que le coronavirus pouvait circuler très vite, a rappelé Olivier Véran lors de sa conférence de presse du 1er octobre. Pendant la première vague, 10 malades en contaminaient 30, qui la semaine d’après en contaminaient 90… Tous les 3 jours environ, le nombre de malades doublaient. L’épidémie allait très vite. Aujourd’hui les choses ont changé, nous avons appris collectivement à lutter contre le coronavirus. Le nombre de malades double tous les 15 jours. 10 malades en contaminent 13.”

 L’augmentation de cas chez les personnes âgées est inquiétante.

 

Le nombre de nouvelles contaminations de coronavirus augmente fortement en France. Au 30 septembre, Santé Publique France rapporte un total de 563 535 cas confirmés de coronavirus depuis le début de la pandémie. 12 845 de plus sur les dernières 24 heures. L’augmentation de cas chez les personnes âgées est inquiétante car ces personnes sont parmi les plus à risque de complication de COVID-19, indique Santé Publique France dans son point du 24 septembre. Sur un total de 67 millions d’habitants, cela représente 0,74%. Le pic épidémique a été observé la semaine du 23-29 mars, soit une semaine après la mise en œuvre des mesures de confinement de la population générale, le 17 mars 2020. Depuis mi-juin, le nombre de nouveaux cas confirmés de COVID-19 augmente régulièrement. 

Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 10 mai au 20 septembre 2020 (données au 23 septembre 2020)

courbe cas covid
Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 10 mai au 20 septembre 2020 (données au 23 septembre 2020) © Santé Publique France

Nombre de cas et de personnes-contacts à risque identifiés par semaine du 13 mai 2020 au 20 septembre 2020 (source : ContactCovid – Cnam)

Nombre de cas et de personnes-contacts à risque identifiés par semaine du 13 mai 2020 au 20 septembre 2020 (source : ContactCovid – Cnam)
Nombre de cas et de personnes-contacts à risque identifiés par semaine du 13 mai 2020 au 20 septembre 2020 (source : ContactCovid – Cnam) © Santé publique France

Les notifications de nouvelles admissions en réanimation continuent d’augmenter en France depuis la semaine 28 (6-12 juillet). Au 30 septembre, 1238 personnes sont en réanimation à cause du Covid-19 (+34 en 24 heures et +826 sur les 7 derniers jours). “Pour 10 malades en réanimation, 3 ont moins de 65 ans” indique Olivier Véran lors de sa conférence de presse du 1er octobre à l’hôpital Bichat. “Parmi les 15 000 malades diagnostiqués aujourd’hui, 75 à 150 iront en réanimation et presqu’autant en décèderont”.

• Le taux hebdomadaire d’admissions en réanimation a augmenté dans toutes les régions excepté en Corse, en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Bretagne (taux stables).

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• Les plus fortes augmentations de ces taux par rapport à la semaine précédente ont été observées en Bourgogne-Franche-Comté et Pays de la Loire.

• Les plus forts taux étaient rapportés en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Ile-de-France, en Auvergne-Rhône-Alpes et en Occitanie.

Dans les établissements de santé, le gouvernement a activé plusieurs plans : le plan blanc élargi généralisé (plan de mobilisation interne) depuis le 19 mars, dans tous les établissements de santé (publics et privés), le plan bleu dans les Ehpad (Etablissement Hébergeant des Personnes Âgées Dépendantes) le 6 mars, la réserve sanitaire et la réserve civique (aide alimentaire d’urgence, garde exceptionnelle d’enfants, lien avec les personnes fragiles isolées, solidarité de proximité).

Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, consolidés avec l’Agence Santé Publique France et les ARS (Agences régionales de Santé), voici l’évolution des hospitalisations (dont la réanimation) et des décès en France par région.

Evolution des hospitalisations (dont en réanimation) et décès à l’hôpital du Covid-19 par région au 30 septembre (source : Santé publique France)

Régions Hospitalisations en cours Evolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 H Réanimation Soins intensif Evolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 H Décès
Île-de-France 2 113 +2 384 -13 8 091
Grand Est 269 +2 38 +6 3 738
Auvergne-Rhône-Alpes 837 -20 147 -3 1 921
Hauts-de-France 648 0 109 -5 2 019
Bourgogne-Franche-Comté 120 +10 28 +2 1 083
Provence-Alpes-Côte d’Azur 776 -5 171 -6 1 147
Occitanie 419 -1 130 -13 597
Bretagne 191 -4 17 +4 289
Nouvelle-Aquitaine 317 -13 56 -4 500
Normandie 251 -3 43 +2 473
Centre Val-de-Loire 140 +11 17 +2 599
Pays de la Loire 184 -1 21 +2 511
Corse 26 +1 4 +1 65
Martinique 34 -2 16 -1 21
Guadeloupe 164 -23 27 -3 74
La Réunion 53 +3 16 0 21
Guyane 21 -1 5 -1 62
Mayotte 9 -4 3 0 29
TOTAL 6 590 -48 1 238 -30 21 264 (+63)

Le premier décès du coronavirus est survenu à Paris le 14 février 2020, il s’agissait d’un patient chinois de 80 ans. Au 30 septembre 2020, 31 956 personnes sont décédées en France (+64 en 24 heures). Le nombre hebdomadaire de décès est en forte augmentation depuis deux semaines.

Le nombre hebdomadaire de décès en forte augmentation.

Surtout dans 10 régions : Bretagne, Centre-Val-de-Loire, Corse, Guadeloupe, Guyane, Ile-de-France, Martinique, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Normandie. La proportion de décès chez les hommes est supérieure à celle des femmes depuis le début de la pandémie (54%). Au moins 92% des cas de COVID-19 décédés sont âgés de 65 ans ou plus. Le nouveau coronavirus aurait causé entre 25 000 et 30 000 décès supplémentaires en France entre le 2 mars et le 31 mai, selon une synthèse publiée par Santé Publique France le 23 juillet. 

Nombre quotidien de décès certifiés par voie électronique, avec une mention de COVID-19 dans les causes médicales de décès, en France, du 1er mars au 21 septembre 2020 (données au 22 septembre 2020)

 Nombre quotidien de décès certifiés par voie électronique, avec une mention de COVID-19 dans les causes médicales de décès, en France, du 1er mars au 21 septembre 2020 (données au 22 septembre 2020)
Nombre quotidien de décès certifiés par voie électronique, avec une mention de COVID-19 dans les causes médicales de décès, en France, du 1er mars au 21 septembre 2020 (données au 22 septembre 2020) © Santé Publique France

• Carte des décès en France par départements

Les régions les plus touchées par la circulation virale sont actuellement la Provence-Alpes-Côte d’Azur et l‘Ile-de-France. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, et plus spécifiquement dans les Bouches-du-Rhône, la circulation virale s’est intensifiée depuis mi-juillet avec un quasi doublement des cas chaque semaine. Au 30 septembre 2020, 65 départements ont un nombre de cas de Covid-19 au-dessus du seuil d’alerte de 50/100 000 habitants et sont en niveau de vulnérabilité “élevé”.

Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 30 septembre 2020

Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 30 septembre 2020
Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 30 septembre 2020 © Santé Publique France

• Ile-de-France : rappel des mesures en vigueur, situation à Paris

La circulation du virus est très active en Ile-de-France, en particulier à Paris et en petite couronne depuis le début du mois de septembre” indique un communiqué de l’ARS de la région le 18 septembre. Le ministre de la santé Olivier Véran confirme le 23 septembre que “le système de santé francilien est fortement mis en tension”. “La part des activités liées au coronavirus aux Urgences a doublé en 15 jours, le nombre de patients hospitalisés au sein de la région est aussi en augmentation très rapide, sur les près de 2000 patients hospitalisés avec le Covid, 305 le sont en réanimation soit 27% de la capacité totale de réanimation de la région. Au rythme actuel, on peut s’attendre à ce que 85% des capacités régionales de réanimation soient utilisées pour des patients Covid aux alentours du 11 novembreprévient le ministre.

► la circulation du virus parmi les classes d’âge des 20-40 ans est très active, avec un taux de positivité qui atteint 9,6% pour les 20-29 ans.

Depuis le samedi 26 septembre, pour deux semaines, à Paris et petite couronne (94, 93, 92) : 

  • Rassemblements limités à 1000 personnes
  • Interdiction des grands évènements déclarés comme les fêtes locales ou les fêtes étudiantes
  • Interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes dans l’espace public (plages, parcs)
  • Fermeture anticipée des bars à 22 heures (voire plus tôt si le Préfet le décide) à partir de lundi 28 septembre
  • Fermeture des salles de sport et des gymnases
  • Fermeture des salles polyvalentes dédiées aux activités festives et associatives le lundi 28 septembre.
  • Interdiction de vendre de l’alcool à emporter et consommation d’alcool sur la voie publique entre 20h et 6h.
  • Interdiction de la diffusion de musique sur la voie publique ou audible depuis la voie publique de 22h à 6h (le décret a été pris à Paris et sa petite couronne)
  • Interdiction d’organiser ou de participer à un événement à caractère festif ou récréatif dans un établissement recevant du public. Particulièrement, les fêtes de mariage (hors cérémonie civile ou religieuse), les soirées étudiantes, les événements festifs organisés dans des lieux spécialement loués pour l’occasion.

Après une augmentation progressive des cas de Covid-19 début février, l’Île-de-France a connu en mars une diffusion rapide des cas en communauté, l’épidémie atteignant un pic la semaine du 23 au 29 mars. Les Franciliens comptent pour environ 40 % des décès pour Covid-19 recensés en France depuis le 1er mars, que ce soit à l’hôpital ou en Ehpad. La classe d’âge des 20-30 ans reste la classe la plus fortement touchée par la diffusion du virus, et celle où la progression est la plus importante. Le nombre de nouveaux clusters est en augmentation. 

Les clusters en milieu scolaire et universitaire représentent 32% des clusters en cours.

Santé Publique France rapporte 1 235 clusters en cours d’investigation en France le mercredi 30 septembre, 64 de plus sur les dernières 24 heures. Les clusters en milieu scolaire et universitaire représentaient 32% de ces clusters. Le nombre de clusters dans les Ehpad repart à la hausse depuis 7 semaines. Au 30 septembre, 235 clusters sont en Ehpad. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur comptabilisait 40% des clusters en cours d’investigation en Ehpad. Les sources principales de ces clusters sont dans l’ordre : l’entreprise, le milieu familial et les événements publics/privés rassemblant de manière temporaire des personnes.

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Le taux de reproduction du coronavirus (R effectif ou R0) reste au-dessus de 1. Il montre la vitesse de circulation du virus et prouve aujourd’hui que l’épidémie circule activement en France. “Il était beaucoup plus élevé lors de la première vague, a précisé Olivier Véran le 23 septembre, il était à 3 voire au-delà”. Le R est évalué à partir de plusieurs observations. Celui calculé à partir du nombre de tests positifs est à 1.06 (en légère baisse par rapport à la semaine dernière) et celui calculé à partir des passages aux Urgences baisse à 1.25 (vs 1.40 la semaine passée). Quels sont les départements ou régions où le virus circule le plus ? Comment ce nombre est-il calculé ? Définition, courbe d’évolution et carte par région.

Plus de 13 millions de tests PCR ont été réalisés depuis le début de la pandémie, a indiqué Olivier Véran lors de sa conférence de presse du 1er octobre. Le dépistage du coronavirus est en première ligne de la stratégie du gouvernement pour faire face au rebond épidémique confirmé sur le mois de septembre. 590 laboratoires testent les Français sur l’ensemble du territoire. Problème : si ces tests sont possibles pour tous, avec ou sans symptômes, avec ou sans ordonnance, ils sont aujourd’hui de plus en plus difficiles à réaliser à cause de la forte affluence devant les laboratoires et d’un manque de réactifs.  Le ministre de la Santé a reconnu jeudi 24 septembre que les patients symptomatiques et les cas contacts représentent désormais “un nombre conséquent” de tests à réaliser et annoncé une amélioration de la situation : “Les délais se réduisent déjà, les prochains chiffres seront bien meilleurs que les derniers”. Lors de son allocution du 17 septembre, Olivier Véran avait rappelé : “Il ne sert à rien de se tester trop souvent. Le test doit être fait si vous avez un doute, si vous avez des symptômes et si le cas contact est avéré, si vous avez été appelé par l’Assurance maladie ou l’ARS, les cas contacts de cas contacts ne sont pas des cas contacts.”

Comme il n’y a ni vaccin, ni médicament efficace contre le coronavirus, le meilleur moyen de s’en protéger pour prévenir une deuxième vague est l’application de mesures barrières : respect de la distanciation physique minimale d’un mètre, port du masque, lavage des mains réguliers, réduction des rassemblements. Les personnes âgées ou atteintes de pathologies chroniques (atteintes respiratoire, cardiaque, obésité, diabète…) sont appelées à la plus grande prudence tant que le virus circule.

Si au début, on ne parlait que de fièvre, toux sèche, rhume, état grippal et de fatigue, les symptômes de l’infection par le coronavirus ont évolué. On sait désormais que le virus peut avoir des effets sur la peau (urticaire, autres affections dermatologiques), la sphère digestive (vomissements, diarrhées…), l’odorat, le goût et même le cerveau. 

  • Si vous présentez des symptômes (toux, fièvre, mal de tête) : éviter les contacts, rester à domicile, prenez du paracétamol si besoin, appeler un médecin pour prendre rendez-vous dans l’éventualité qu’il vous fasse passer un test de dépistage. 
  • Appeler le 15 en cas de difficultés respiratoires : “Si cette toux et cette fièvre s’accompagnent d’une gêne respiratoire qui devient permanente avec souffle court, difficulté à inspirer et à expirer, d’une aggravation importante de la toux, cela peut signifier une évolution de la maladie sous la forme d’une pneumopathie. Il s’agit alors d’une urgence respiratoire potentielle et comme dans tous les cas d’urgence, il faut alors appeler le 15 qui prendra les meilleures dispositions pour répondre à la situation”, prévient le Dr Patrick Aubé, médecin généraliste.  
DATES CLÉS DE L’ÉPIDÉMIE EN FRANCE
  • Le 31 décembre 2019, l’Organisation mondiale de la Santé en Chine est informée de plusieurs cas de pneumonies dans la ville de Wuhan. 44 personnes sont infectées entre cette date et le 3 janvier 2020.
  • Le 7 janvier 2020, les autorités chinoises identifient un “nouveau type de coronavirus”.
  • Le 13 janvier, un cas importé est recensé en Thaïlande.
  • Le 15 janvier, le virus cause la mort d’une première personne à Wuhan, un homme de 69 ans. 
  • Le 23 janvier, trois villes chinoises dont Wuhan sont placées en quarantaine.
  • Le 25 janvier, trois personnes contaminées sont recensées en France, deux à Paris et une Bordeaux. Ce sont les premiers cas enregistrés sur le continent européen.
  • Le 30 janvier, l’Organisation mondiale de la Santé décrète l’urgence de santé mondiale. Cette mesure n’avait été décrétée que 5 fois depuis sa création (pour Ebola (deux fois), la grippe H1N1, Zika et la poliomyélite). 
  • Le 23 février, la France déclenche le plan ORSAN, un dispositif exceptionnel d’organisation des soins.
  • Le 28 février, la France passe en stade 2 de l’épidémie.
  • Le 11 mars, l’OMS classifie de pandémie la diffusion de la maladie à coronavirus Covid-19 dans le monde.
  • Le 12 mars, le président de la République Emmanuel Macron annonce la fermeture nationale des crèches et établissements scolaires de France à compter du 16 mars et “jusqu’à nouvel ordre”.
  • Le 14 mars, la France passe au stade 3 de l’épidémie.
  • Le 16 mars : la France met en place un dispositif de confinement interdisant les déplacements.
  • Le 18 mars le premier transfert de patients Covid-19 en France est réalisé grâce à l’Armée, par voie terrestre et aérienne. 
  • Le 26 mars, un premier cas jeune meurt en France, une adolescente de 16 ans, en Ile-de-France originaire de Morsang-sur-Orge.
  • Le 27 mars, le confinement de la population française est renouvelé jusqu’au 15 avril.
  • Le 13 avril, Emmanuel Macron annonce le prolongement du confinement jusqu’au 11 mai.
  • Le 11 mai, la France commence son déconfinement.
  • Le 15 juin, toute la France passe en zone verte, sauf Mayotte et la Guyane. A Paris, les restaurants et bars peuvent rouvrir complètement.
  • Le 22 juin, les écoles sont de nouveaux obligatoires en France pour tous les élèves. Les cinémas, salles de jeux, casinos rouvrent. Les sports collectifs peuvent être autorisés tout en respectant certaines conditions sanitaires.
  • Le 10 juillet, la France a franchi la barre des 30 000 morts. Dans la nuit du 10 au 11 juillet à minuit, l’état d’urgence sanitaire prend fin en France.
  • Le 20 juillet, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos en France.

Cet article est mis à jour quotidiennement par Aurélie Blaize, Anaïs Thiébaux et Samantha Pagès





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