le régulateur veut limiter la domination de Google et Facebook sur la pub en ligne



Au Royaume-Uni, les géants de la tech sont dans le viseur des autorités. Le gendarme britannique de la concurrence a proposé, mercredi 1er juillet, des mesures pour limiter la domination de Facebook et Google sur le marché de la publicité en ligne dans le pays. Ces recommandations faites au gouvernement par la Competition and Markets Authority (CMA) interviennent au terme d’un examen d’un an du marché, selon un communiqué.

« La population et les entreprises vont en pâtir »

« Ce que nous avons découvert est inquiétant. Si nous ne nous intéressons pas à leur pouvoir, la population et les entreprises vont en pâtir », a insisté Andrea Coscelli, directeur général de l’autorité.

Selon le rapport, les dépenses dans les publicités en ligne ont atteint environ 15 milliards d’euros en 2019 au Royaume-Uni, dont 80 % ont été captées par Facebook et Google. En outre, ils démontrent que leur domination est un problème pour la presse puisque les journaux dépendent de Google et Facebook pour près de 40 % des visites sur leurs sites. 

Une « unité spéciale » marchés numériques

Conclusion : les lois actuelles ne permettent pas de réguler suffisamment le marché. Le régulateur britannique demande donc la création d’une « Unité en charge des marchés numériques » afin d’encourager la concurrence et de mettre au point un code de conduite. L’idée est qu’ils « ne se livrent pas à des pratiques d’exploitation ou d’exclusion ».

Cette nouvelle entité pourrait forcer Google à ouvrir ses données à des concurrents pour qu’ils améliorent leur algorithmes, ou encore limiter la possibilité du moteur de recherche d’être celui configuré par défaut sur les mobiles et navigateurs. Mais aussi d’imposer à Facebook un système de consentement pour ses utilisateurs pour savoir s’ils veulent recevoir des publicités personnalisées. La potentielle future autorité aurait le pouvoir d’imposer des amendes aux entreprises si nécessaire.

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Les deux géants prêts à discuter 

Google et Facebook ont tous les deux réagi en déclarant, chacun de leur côté, être prêts à discuter avec les autorités britanniques des moyens de protéger les consommateurs et d’aider les entreprises. 

Au lieu d’ouvrir une enquête comme elle en a le pouvoir, la CMA a préféré faire de simple recommandations au gouvernement britannique qui doit décider de légiférer ou non.

Ce rapport est publié deux semaines après le départ du président de la CMA Andrew Tyrie qui est resté seulement deux ans à ce poste. Il avait expliqué n’avoir pas pu mettre en place des changements plus radicaux dans le fonctionnement du régulateur.





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