Tout le monde devrait voir 1 psy 1 fois dans sa vie… – Le modeste blog de Miss Bavarde

[ad_1]

asphalt-blond-daylight-680800

…Et certains devraient consulter toute leur vie. Désolée mais c’est vrai. J’ai appris qu’une journée mondiale de la santé mentale existait et que c’était aujourd’hui (merci Twitter). Moi ça ne me pose pas de soucis particulier d’en parler car j’ai déjà parlé plein de fois ici. La société nous met dans le crâne comment notre vie doit être : santé physique ou santé mentale tout y passe. Comme je le disais, je suis allée voir une psychanalyste pendant quasi 2 ans.

La meilleure décision de ma vie à ce jour et le meilleur investissement financier et personnel également. Tout le monde devrait au moins voir 1 psy une fois dans sa vie. Pourquoi ? Pour ne pas se concentrer sur son nombril uniquement en surface !

Aller voir une psy ce n’est pas être auto centré sur soi (bon ok certains aiment s’entendre parler donc aiment aller chez leur psy, c’est un fait) ! Suivre une psychanalyse (je précise les psychanalystes ne prescrivent pas de médicaments, seuls les psychiatres le font il me semble) c’est admettre que tout seul on ne se sort pas de ses soucis. Ce n’est pas parce qu’on est nul, c’est juste que régler ses soucis personnels est compliqué car on doit savoir prendre le recul nécessaire pour cela. On a beau être entouré par une famille et des amis aimants, ça ne suffit pas. Et surtout certains vont vous dire constamment : arrête de te plaindre ! Alors oui, certains aiment se plaindre H24 mais c’est qu’ils n’ont rien d’autres à faire de la journée et aiment avoir l’attention sur eux.

Pour ma part j’étais à un moment de ma vie ou j’étais dans une impasse. Impossible d’avancer, impossible d’aller bien, de retrouver goût aux choses, bref j’étais déprimée. Je n’étais pas la fille la plus positive de la terre à la base, mais là j’avais franchi une phase plus négative que d’habitude. Alors, après avoir écouté quotidiennement Point G comme Giulia qui faisait intervenir des psy dans l’émission pour traiter de tous les sujets de société, j’ai décidé de demander de l’aide à Giulia. Après lui avoir expliqué mon problème selon moi, elle m’a donné le nom d’une psy que j’adorais écouter à la radio. Demander de l’aide est un premier pas, le plus important est ensuite d’appeler la psychanalyste pour prendre rendez vous. Je n’ai pas hésité.

cheerful-close-up-coffee-208165

Suite à cela s’en est suivi les montagnes russes des émotions. Je ne vous dirais pas que c’est l’éclate d’aller consulter et donc suivre une psychanalyse. Vous entendrez des choses qui ne vous plairont pas mais que vous savez vraies au fond de vous. Cela vous demande une capacité d’introspection, de plongée au fond de soi importante qui vous prend beaucoup d’énergie. J’ai eu des séances vraiment difficiles ou je pleurais la moitié de la séance et vu le prix, la larme était chère ! S’allonger sur un canapé, parler et faire parfois le chemin vers la solution seule demande de la patience et de l’amour envers soi. Je suis loin d’être parfaite et n’est jamais cherché à l’être de toute façon. Mais je me suis aperçue que le modèle que j’avais, celui que je suivais dicté par la société et les médias et parfois l’entourage ne me convenait pas. Il a fallu que j’accepte passés 30 ans de tout balayer et tout reprendre à zéro. Ce que je croyais être mon fonctionnement était justement ce que je ne devais pas faire pour être bien dans ma vie.

J’ai compris assez vite que j’étais dans le contrôle. Tout devait être sous contrôle, notamment mes relations avec les hommes. A cette époque, j’étais raide dingue amoureuse d’un mec en couple. Relation compliquée effectivement mais on ne choisit pas de qui on est amoureuse. Et de cette relation, avec le recul, en est sorties plein de belles choses mêlées de tristesse bien sûr, mais c’était la relation dont j’avais besoin à ce moment là pour avancer. Cette relation s’est inversée avec ma psychanalyse, je n’étais plus dépendante de cet homme. Elle s’est équilibrée avec le temps pour se terminer bien évidemment de mon fait. Une des décisions les plus difficiles pour moi mais je n’ai jamais rien regretté de cette histoire. Histoire dont les murs de ma psy ont entendu parler un sacré paquet de fois ! Je savais pourquoi j’allais consulter, je savais quels sujets difficiles je devais aborder et je me doutais de certaines fins.

Au fir et à mesure de ces mois passés étendue sur ce canapé à parler, parler, parler et trouver de nouveaux problèmes, je me suis rendue compte qu’ils étaient tous liés et que je devais faire le ménage et aborder les sujets dont je ne pensais qu’ils posaient problème. Après tous ces mois à me regarder en face, sans un regard critique mais bienveillant envers qui j’étais et les erreurs que j’avais commises, j’ai décidé d’aller là où je n’aurais jamais pensé aller : hors de ma zone de confort. Ma psy m’a aidée à à aller sur ce chemin qui était le mien. Je l’ai appris grâce aux séances. Et depuis que j’ai traversé 12 Himalayas émotionnels, je n’ai jamais été plus heureuse qu’en sortant de ma zone de confort ! On devrait tous suivre une psychanalyse un jour dans sa vie. On devrait tous admettre nos facettes les moins réjouissantes et accepter de se regarder tel que l’on est réellement. Etre bienveillant envers soi, faire confiance à votre thérapeute pour vous accompagner dans le bon chemin. Consulter une psychanalyste n’est pas une catastrophe, vous n’êtes pas faible de consulter une psy et vous avez le droit d’en parler. Ceux qui critiqueront ou se moqueront de vous, sont ceux qui ne savent pas se regarder vraiment dans le blanc des yeux et affronter leurs soucis. Admettre qu’on merde, qu’on va mal est hyper courageux alors si vous ressentez le besoin de consulter une psychanalyste, allez y ! Dites merde à ceux qui manquent de courage et remontez vous les manches.

[ad_2]

Source link