c’est quoi, symptôme, une fatigue écrasante ?

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La neurasthénie désigne un état d’abattement et de fatigue chronique se traduisant par de l’anxiété, de la nostalgie, des maux de tête. C’est votre cas ?

Quelle est la définition de « neurasthénie » ?

« La neurasthénie peut se définir comme un état permanent de fatigue physique et intellectuelle qui demeure chronique. C’est une maladie psychique », explique le Dr Michel Jurus, psychiatre pour adulte en libéral à Lyon et vice-président de la fédération française de psychiatrie. Il s’agit d’un manque d’élan et d’envie avec une prédominance de la fatigue qui ne cède pas avec du repos, un épuisement moral, une langueur et un sentiment constant de ne pas être à la hauteur de ce que l’on souhaite. Les Grecs nommaient cet état la mélancolie, la considérant comme un tempérament ou une disposition de l’esprit. La neurasthénie traduit les tourments de l’âme. « On parle de dépression névrotique en psychiatrie qui trouve ses origines dans l’enfance ou la toute petite enfance : perte d’un parent, séparations maternelles précoces, dépressions maternelles. » On retrouve en effet ces éléments traumatiques précoces dans les causes de la neurasthénie. « Cette maladie peut donc s’apparenter à une forme de protection contre des douleurs morales« , poursuit le psychiatre. 

Quels sont les symptômes ? 

La neurasthénie va prendre plusieurs visages. « Parmi les symptômes figurent des douleurs physiques, des troubles digestifs, des crises d’angoisse. Mais on trouve beaucoup d’hypocondriaques également chez les patients neurasthéniques. » D’autres vont développer des troubles bipolaires et des TDH, avec des addictions à la cocaïne, aux amphétamines, à l’alcool, en somme, tout ce qui peut booster les patients et leur donner le sentiment de sortir de cet état de langueur permanent. Les populations jeunes se trouvent de plus en plus touchées par la neurasthénie, elles sont souvent désabusées face à l’avenir. « On assiste d’ailleurs à une recrudescence de tentatives de suicides chez les enfants et adolescents« , reconnaît le docteur Michel Jurus. 

Quelle différence avec la dépression ?

La neurasthénie consiste en des formes de ruminations mentales qui s’insinuent sur la durée. « La dépression est en lien avec des moments de vie douloureux, un chagrin d’amour, un deuil, c’est un état momentané. La neurasthénie pourrait être comparée à une sorte de rivière qui s’envase régulièrement et qu’il faut recreuser« , souligne le psychiatre.

« Il n’existe pas de traitements médicamenteux. Il n’y a pas de pilule magique« , insiste le professionnel. L’antidépresseur peut atténuer les douleurs mais n’est pas suffisant. « C’est un moyen et non une fin en soi. » La parole reste fondamentale, d’où la nécessité de consultations régulières auprès d’un psychiatre pour parler. « L’aspect relation humaine est essentiel dans le traitement de la neurasthénie. »  

Merci au Dr Michel Jurus, psychiatre pour adulte en libéral à Lyon et vice-président de la fédération française de psychiatrie. 

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