Après Camaïeu et Cop.Copine, cette marque de mode fait à son tour faillite

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C’est officiel, le tribunal de commerce de Marseille a annoncé la liquidation judiciaire de la marque San Marina le lundi 20 février 2023. L’enseigne française avait définitivement baissé le rideau de ses magasins deux jours plus tôt.

C’est une hécatombe dans le paysage mode français. Depuis quelques mois, les marques ferment tour à tour boutique. D’abord Camaïeu, qui le 28 septembre 2022 est placée en liquidation judiciaire. Puis la griffe milieu de gamme Cop.Copine qui, après près de deux mois en redressement judiciaire, est liquidée début février 2023. Deux semaines plus tard, c’est au tour de la marque de chaussures San Marina de baisser le rideau. Placée en redressement judiciaire depuis septembre 2022, l’entreprise détenue par Stéphane Collaert et Laurent Portella aurait, en plus d’avoir fait une « saison estivale décevante« , rencontré des difficultés dues à « l’arrêt de la cour de cassation de juin 2022, rendant exigible le paiement des loyers des périodes de confinement jusqu’alors gelé« , d’après les informations du site spécialisé Fashion Network.

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Un magasin Camaïeu à Paris en décembre 2022 © Villette Pierrick/ABACA

Ce que cela signifie concrètement ? La fermeture de 163 magasins répartis partout en France et le licenciement de plus de 650 salariés. Pour expliquer sa décision, le tribunal de commerce de Marseille a affirmé, d’après France Info, que : « Aucun projet de reprise sérieux n’a pu être soutenu et les dirigeants actuels n’ont pu faire aboutir leur projet d’offre de réserve faute d’investisseur ». De son côté, San Marina a voulu adresser à ses client.e.s un message visible sur son site Internet : « Nous tenions à vous remercier pour tout l’amour que vous nous avez témoigné au cours de ces 42 années passées ensemble ! Merci« .

Go Sport, Kookaï et les Galeries Lafayette en danger ?

De nombreux grands noms de l’habillement français sont actuellement en redressement judiciaire, comme, depuis le 1er février 2023, la griffe de prêt-à-porter féminin milieu de gamme Kookaï, l’enseigne de sport Go Sport et la licence française de Gap. Ces deux dernières marques, qui cherchent des repreneurs, ont en commun d’appartenir au groupe Hermione People and Brands (HPB) de Michel Ohayon, qui détenait également Camaïeu jusqu’à sa liquidation. L’homme d’affaires bordelais connaît en ce moment de nombreuses difficultés, puisque, comme le rapportait l’AFP début février, trois holdings affiliées à sa société la Financière immobilière bordelaise (FIB) ont été placées en redressement judiciaire pour « le non remboursement de plus de 200 millions d’euros d’emprunts« , puis le 15 février, la FIB, dont HPB est la branche dédiée à la distribution, a à son tour été placée en redressement judiciaire, comme le note Libération.

Parmi les propriétés de Michel Ohayon à travers HPB, il faut aussi compter une vingtaine de magasins Galeries Lafayette en région, qui font l’objet d’une procédure de sauvegarde initiée par le tribunal de commerce de Bordeaux à la mi-février 2023 comme le rapporte Fashion Network. Une mesure qui ne signifie pas la fermeture prochaine de ces magasins, puisque la procédure de sauvegarde est une période (de 12 mois maximum) pendant laquelle le tribunal afférent dresse le bilan économique et social de l’entreprise. Pour une société, cela implique, entre autres, qu’elle n’a plus à payer ses dettes. À la fin de la période d’observation, soit la santé de l’entreprise s’est améliorée et la procédure de sauvegarde s’achève, soit un plan de sauvegarde visant la restructuration de l’entreprise est mis en place, soit celle-ci est placée en redressement judiciaire. C’est évidemment le premier cas de figure qu’espèrent les quelque 750 personnes employées par les magasins Galeries Lafayette qui appartiennent à HPB.

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