“45 interventions par heure” pour les violences intra-familiales : ce que propose Darmanin



Les féminicides sont encore bien trop fréquents en France. Gérald Darmanin a énoncé une série de nouvelles mesures pour lutter contre les violences conjugales et a évoqué le féminicide de Mérignac…

102 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2020. Si une baisse des féminicides est à noter par rapport à 2019 (146 femmes tuées sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint), les chiffres restent extrêmement alarmants et les violences intra-familiales, elles, n’ont pas diminué. “Au terme d’une année marquée par deux confinements, le nombre d’interventions de police et de gendarmerie pour des violences intra-familiales reste très élevé“, a détaillé au Parisien Gérald Darmanin, qui parle d’une moyenne de “45 interventions par heure“. “Les violences intra-familiales sont en train de devenir le premier motif d’intervention des policiers et gendarmes, devant tous les autres“, a-t-il précisé. Pour lutter contre les violences faites aux femmes et les féminicides, le ministre de l’Intérieur a énuméré une série de nouvelles mesures.

Lutter contre les violences conjugales : ce que propose Darmanin

Dans un premier temps, Gérald Darmanin souhaite que dans chaque “commissariat et brigade de gendarmerie“, l’on trouve un “officier spécialisé dans les violences conjugales“, qui devra, entre autres, “s’assurer du suivi des dossiers“. “Dès la fin août, un responsable national sera nommé auprès de chacun des directeurs généraux de la police, de la gendarmerie et du Préfet de police, sur le modèle de ce qui existe en matière de terrorisme et de drogue“, a précisé le ministre de l’Intérieur.

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Féminicide de Mérignac : Darmanin fustige une “mauvaise organisation de la police”

Gérald Darmanin s’est également exprimé sur le féminicide de Mérignac. La victime, Chahinez, brûlée vive par son mari, avait porté plainte quelques semaines auparavant pour violences conjugales. Mais le policier qui avait pris sa plainte venait lui-même d’être condamné pour violences. Le ministre de l’Intérieur a donc reconnu “une mauvaise organisation de la police nationale en Gironde” et a admis que “le délai a été beaucoup trop long entre le moment où la plainte a été reçue et celui où les intéressés devaient être auditionnés”. Et d’en conclure: “Dès ce lundi, j’exigerai que partout en France, le traitement des plaintes pour violences conjugales soit prioritaire. C’est-à-dire qu’elles soient traitées devant toutes les autres : devant les cambriolages, devant les stupéfiants, devant les vols à la tire. En un mot, les plaintes pour violences conjugales devront remonter tout en haut de la pile“.



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