Mauvais pour le coeur, cet aliment aggraverait en plus les démangeaisons de l’eczéma



Il faut vraiment réduire sa consommation.

En France, 4 millions de personnes souffrent d’eczéma, des enfants, adolescents et adultes. Le symptôme le plus difficile à vivre sont les démangeaisons. Intenses, elles peuvent toucher toutes les parties du corps (visage, bras, mains, aisselles…) et impactent le quotidien. Pour les malades, le sommeil est compliqué de même que les activités et relations sociales (à cause des plaques rouges visibles de la maladie). La forme la plus fréquente d’eczéma est dite “atopique” ou “dermatite atopique“. Causée par une anomalie du système immunitaire et une anomalie génétique de la barrière cutanée, elle entraîne une sécheresse excessive de la peau et une perméabilité à toutes les agressions extérieures : pollens, poussières, acariens… 

Parmi les facteurs déclenchants et/ou aggravants une poussée d’eczéma, “l’association entre l’alimentation et la dermatite atopique reste mal comprise et pourrait aider à expliquer l’hétérogénéité de l’évolution de la maladie” notent des chercheurs de l’Université de Californie à San Francisco (UCSF) dans le JAMA Dermatology. Pour avancer sur cette piste, ils ont mené une étude ciblant un composant alimentaire que l’on peut retrouver dans l’urine. Ils ont alors découvert qu’un apport excessif participait au développement, à l’activation et à l’intensification de la dermatite atopique.

Leur étude a été menée auprès de 215 832 participants âgés de 37 à 73 ans de la UK Biobank (banque de données anglaises). L’âge moyen était de 56 ans et 54% étaient des femmes. Ils ont examiné l’excrétion urinaire de sodium sur 24 heures de ces sujets. Elle était en moyenne de 3 grammes par jour et 10 839 participants (5%) ont reçu un diagnostic de dermatite atopique. Les scientifiques ont alors observé qu’une augmentation de seulement 1 gramme de sodium dans les urines des volontaires était associée à un risque “accru” de déclenchement d’eczéma (+11%), de symptômes actifs (+16%) et “d’augmentation de la gravité” de la maladie (+11%).

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Le sodium est le constituant principal du sel alimentaire. Condiment que l’on tente de réduire au maximum comme on sait à quel point il est mauvais pour les artères favorisant l’hypertension et les accidents cardiovasculaires. “Cette étude est la première étape dans laquelle nous avons pu montrer une association entre le sel alimentaire et la dermatite atopique dans une large population, a commenté Katrina Abuabara, professeure agrégée de dermatologie à l’UCSF et auteure principal de l’étude, à Medical News TodayOn suppose que le sodium est stocké dans la peau pour prévenir la perte d’eau mais il peut également activer les cellules du système immunitaire, déclenchant certaines voies inflammatoires et supprimant les “freins” d’autres”. (…) Certaines personnes pourraient être plus sensibles aux effets du sodium.” Ainsi, une consommation trop élevée de sel (en France, elle est de 8 grammes par jour alors que l’OMS recommande de ne pas dépasser 5 grammes) pourrait favoriser la survenue de l’eczéma et aggraver ses symptômes.

Pour l’équipe du Dr Abuabara, la restriction de l’apport alimentaire en sodium pourrait constituer “une intervention rentable et à faible risque” contre la dermatite atopique. Pour rappel, en France, la plus grande partie du sel consommé provient d’abord du pain et des biscottes, puis de la charcuterie, des condiments (sel que l’on ajoute directement dans nos assiettes) et sauces, des plats cuisinés, des fromages, des soupes et potages, ainsi que des quiches et pizzas.



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