Crises de couple, avoir 40 ans, médecine esthétique, suite de Plus Belle La Vie… interview cash ! (Exclu)


Deux mois après la fin de la série “Plus Belle La Vie” où elle jouait le rôle d’Ariane Hersant, Lola Marois n’est pas désœuvrée pour autant. La comédienne, qui est aussi chanteuse et auteure, a plein de projets en tête. Sincère et pétillante, elle se livre concernant ses envies au cinéma et au théâtre mais aussi concernant son mariage avec Jean-Marie Bigard et son rapport avec le temps qui passe ! Interview exclu pour le “Journal des femmes”.

Personnage haut en couleur dans Plus Belle La Vie où elle incarnait la volcanique Ariane Hersant, Lola Marois-Bigard a pris la fin de la série comme un signe du destin et fourmille de projets. L’épouse de Jean-Marie Bigard et la maman de Jules et Bella, 10 ans, rêve ainsi de rôles de femmes de caractère au cinéma et au théâtre et vient de sortir un single qui lui ressemble ! Nous avons rencontré cette femme de tête, cette épouse comblée et cette maman au grand cœur qui est définitivement une artiste multicartes ! Interview exclusive.

Le tournage de Plus Belle La Vie dans laquelle vous interprétiez Ariane s’est achevé fin septembre. Avez-vous mal vécu cet arrêt ou avez-vous accepté cette page qui se tourne ?

Lola Marois. Je prends cet arrêt avec philosophie. J’aime me renouveler, me mettre en danger et tenter de nouvelles choses. J’ai beaucoup de projets à mener et c’était compliqué avec une quotidienne comme Plus Belle La Vie dont le rythme était élevé.

Certains acteurs de la série parlent d’une grande famille : est-ce votre sentiment aussi ?

Lola Marois. Tout à fait et ne plus les côtoyer a été compliqué. Nous étions une grande famille et cela me manque de ne plus voir les membres de l’équipe au quotidien. J’avais tissé des liens avec toute l’équipe du commissariat du Mistral où travaillait mon personnage. J’étais très proche de Théo Bertrand (Kevin Bélesta), de Jérôme Bertin (Patrick Nebout) et de Stéphane Henon (Jean-Paul Boher). J’aimais aussi beaucoup Grégory Questel qui incarnait le procureur. J’étais la seule fille du commissariat et c’était ma bande de copains.

Déborah Tordjman a évoqué sur le plateau de Touche Pas à Mon poste la possibilité d’une suite en streaming : pouvez-vous le confirmer ?

Lola Marois. Nous n’avons pas encore beaucoup d’informations à ce sujet mais il semblerait que la série puisse se développer sur une plateforme dédiée. Je ne serai pas contre y participer d’autant que j’imagine que le rythme serait moins élevé. Si c’est le cas, pourquoi pas ?

“J’aime les rôles de femmes qui en ont dans le pantalon”

Quels sont vos projets actuellement ? Avez-vous des envies au cinéma en particulier ?

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Lola Marois, J’adore le cinéma. J’apparais dans deux comédies qui sortent en 2023 : Notre tout petit petit mariage de Frédéric Quiring avec Ahmed Sylla et Camille Lou et Les Déguns 2, un film de jeunes qui sortira au cinéma et sur Netflix. J’adorerais travailler avec des réalisateurs qui se consacrent au cinéma d’auteur car c’est d’où je viens. J’ai tourné pour Jean-Pierre Mocky (Le Cabanon rose), Jean-François Davy (Vive la crise !) ou encore Claude Lelouch (Chacun sa vie). J’aimerais tourner avec Maïwenn, Emmanuelle Bercot ou encore François Ozon.

J’aimerais aussi travailler pour des réalisateurs qui font du cinéma d’action comme Olivier Marchal qui peignent de beaux rôles de femmes qui en ont dans le pantalon. Dans Plus Belle La Vie, j’incarnais avec plaisir ce rôle d’une femme qui parvenait à ses fins grâce à des moyens parfois douteux et qui n’était pas dans le politiquement correct. Je me suis éclatée à jouer ce rôle de femme qui était courageuse et qui n’avait pas froid aux yeux.

Le cinéma de Femmes vous parle ?

Lola Marois. Oui j’aime beaucoup la nouvelle vague de réalisatrices. Il y avait des réalisatrices dans Plus Belle La Vie que j’aimais beaucoup comme Marion Lallier ou Corinne Bergas que j’ai retrouvée dans Astrid et Raphaëlle ou j’ai joué un guest. C’est mon côté féministe : je suis à l’aise avec les femmes et on se comprend bien… la plupart du temps (rires)

Vous avez fait beaucoup de théâtre, que vous avez commencé à l’âge de 12 ans. Est-ce que cela vous manque et aimeriez-vous remonter sur les planches ?

Lola Marois. J’adorerais mais pas dans des comédies dans lesquelles je jouais quand j’étais plus jeune comme Couscous aux lardons ou 10 ans de mariage. J’ai aussi joué pour Laurent Baffie et campé un rôle important dans Sans filtre. Mais si je devais aujourd’hui remonter sur scène, j’aimerais faire du théâtre plus classique ou avec un vrai message. J’adorais les pièces d’Éric Assous qui avait une magnifique plume. Malheureusement il est décédé peu après m’avoir dit qu’il aurait aimé me confier un rôle.

Vous êtes aussi chanteuse. Vous avez sorti un album éponyme en espagnol en 2009 et en 2020 le single Suavemente, en duo avec Dany. Avez-vous envie de refaire de la musique ?

Lola Marois. J’adore la musique et viens de réaliser le clip du titre Amnésique, issu de l’EP Lola, qui vient de sortir (disponible sur YouTube). Pour l’instant, je fais mes projets en solo et je ne me développe pas auprès d’un label. Je suis un peu isolée mais c’est mon projet à moi : ce sont mes textes avec les musiques de Jim Bauer et je m’éclate !

“Avec Jean-Marie, nous ne pourrions pas vivre l’un sans l’autre”

Vous êtes mariée depuis 2011 avec Jean-Marie Bigard. Quel est le secret d’un couple qui dure ?

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Lola Marois. A la base je voulais que cela dure. J’ai grandi dans une famille déchirée. Ma mère a quitté mon père quand j’avais 6 mois et je n’ai jamais vu mes parents ensemble. Il n’y avait rien de sécurisant dans ma vie d’enfant et je voulais tout sauf ça pour les miens. Quand je me suis mariée, ce n’était donc pas pour rigoler et je voulais que cela dure. Le secret, c’est de se laisser une certaine part de liberté et de ne pas être trop fusionnels. La clé, c’est de s’aimer, de se respecter et de continuer à rigoler et à avoir des choses à partager. Nous sommes tous les deux des personnes écorchées et cela nous a rassemblé. Quand nous nous sommes rencontrés, nous nous sommes consolés mutuellement et c’est un lien très fort. Nous avons eu des crises de couple comme tout le monde mais nous ne pourrions pas vivre l’un sans l’autre.

La famille est-elle importante pour vous ? Je crois que votre grand-mère notamment occupe une place importante dans votre vie ?

Lola Marois. Je suis très famille. Mes grands-parents m’ont élevée quand j’étais petite jusqu’à l’âge de 6 ans car ma mère était mannequin et avait une vie un peu dissolue. Mon grand-père est décédé il y a 10 ans et je l’aimais comme mon père. Ma mamie a 91 ans et nous sommes restées très connectées. Je m’occupe d’elle et je fais en sorte que sa vie soit la plus douce possible. J’ai aussi un lien fort avec ma mère. Avec ma mère et ma demi-sœur, nous avons été un peu recroquevillées sur nous car nous avions des problèmes d’argent. Nous avons connu la ‘guerre’ et nous sommes très fusionnelles aussi depuis.

Quelles sont vos relations avec votre père ?

Lola Marois. C’est plus complexe du coté de mon père. C’est un personnage plus compliqué qui a un affect assez spécial. Je sais qu’il tient à moi mais nous avons eu un rendez-vous un peu raté tous les deux. Quand il m’a eu, il avait 18 ans, ma mère 28 et elle l’a quitté. Il a beaucoup souffert et c’était compliqué pour lui de me voir. Je l’ai retrouvé à l’adolescence quand je suis partie habiter chez lui parce que c’était compliqué financièrement chez ma mère. A l’époque, nous ne nous connaissions pas bien mais nous avons appris à nous aimer. Aujourd’hui, cela va mieux et j’ai pardonné à mes deux parents.

Lola Marois fait son Salto © Salto

“Je me fiche du regard des autres et je fais ce que j’ai envie de faire”

Vous avez fêté vos 40 ans le 5 novembre : vous sentez-vous bien dans votre âge ?

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Lola Marois. Quand je me regarde, je me dis que je suis bien dans ma peau et dans mon corps et peut-être plus jolie qu’à 25 ans. J’évolue bien avec mon âge mais c’est le temps qui défile qui me fait peur. J’ai envie d’accomplir plein de choses et parfois je me dis que je suis à la moitié de ma vie. D’autre part, je n’ai pas l’impression d’avoir 40 ans : je m’ennuie avec les gens de mon âge et j’ai des amis plus jeunes. Je vis comme une fille de 25/30 ans : mes gouts et mes aspirations sont en décalage avec mon âge. Mon mari a 28 ans de plus que moi et il est pareil ! Sur certains points, nous vivons comme des gamins !

 

Dans quelques années pourriez-vous être tentée par la médecine ou la chirurgie esthétique ?

Lola Marois. J’ai très peur des opérations donc il faudrait déjà que je passe le cap de l’anesthésie (rires) si je devais faire un lifting. Mais je ne suis pas contre la médecine esthétique si je n’aime plus quelque chose en moi. Aujourd’hui j’aime mes cernes et elles racontent quelque chose. Un jour ou l’autre il faudra aussi que j’accepter de vieillir. Le temps passe et c’est comme ça !

Quel est votre regard sur les réseaux sociaux ?

Lola Marois. Je joue avec les réseaux sociaux. Sur mon compte Instagram je publie des photos un peu sexy mais il s’agit de prises de position. Je veux montrer qu’on peut être une femme, une artiste, une maman et qui assume son corps. Il ne faut pas avoir honte de son corps quand on est une femme. Parfois j’en joue. J’ai aussi beaucoup d’autodérision et j’aime bien faire des pastilles rigolotes sur TikTok. En fait je me fiche du regard des autres et je fais ce que j’ai envie de faire.

Interview exclusive ne pouvant être reprise sans la mention de Journal des Femmes.



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