hausse des hospitalisations, derniers chiffres


CORONAVIRUS DIRECT – L’épidémie progresse, avec plus de 500 nouvelles hospitalisations en 24 heures, et 445 décès du Covid-19. Le scénario d’un reconfinement est de plus en plus envisagé. Rappel sur l’intervalle spécifique entre deux injections pour les vaccins Pfizer et Moderna. Chiffres et infos du jour.

[Mis à jour le lundi 25 janvier à 19h59] L’épidémie de Covid-19 devient plus meurtrière, avec 445 nouveaux décès au cours des dernières 24 heures, et un nombre croissant d’admissions à l’hôpital, tandis que le nombre de nouveaux cas confirmés est en baisse : 4 240 cas en 24h. Le scénario d’un troisième confinement se dessine de plus en plus. “Des décisions seront prises cette semaine […], il ne s’agit pas de baisser la garde“, a prévenu Jean Castex, le Premier ministre, à l’Agence régionale de Santé d’Ile-de-France, le lundi 25 janvier. Des mesures seront décidées ce mercredi, au cours d’un Conseil de Défense qui sera probablement suivi par un discours d’Emmanuel Macron. Face à la circulation des nouveaux variants étrangers, encore plus contagieux, le président du Conseil Scientifique recommande un reconfinement. De son côté, l’infectiologue Eric Caumes insiste sur RMC sur le fait qu'”il vaut mieux confiner de manière sévère pendant trois semaines qu’avoir un confinement mou pendant des mois“. Les régions les plus touchées actuellement par l’épidémie sont la Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Bourgogne-Franche-Comté, le Grand Est et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Face à la progression de variants émergents, avec une contagiosité supérieure à celle des variants actuellement majoritaires, les autorités rappellent que les mesures de prévention et de distanciation sociale (au moins 2 mètres entre les gens) restent les principaux moyens permettant de freiner la circulation du virus. Que disent les cartes de suivi de l’épidémie ? Quelles sont les régions sous tension hospitalière ? Quel est le taux de R0 du coronavirus en France ? Quand est-on contagieux ? Que sait-on des vaccins ? Des effets secondaires après la vaccination ? Chiffres et infos du jour.

  • Délai entre deux doses de vaccin. L’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux FDA a publié lundi dans communiqué un rappel sur le mode d’administration du vaccin Pfizer BioNTech. La FDA souligne ainsi que deux doses restent absolument nécessaires pour garantir l’efficacité du sérum, et qu’il faut administrer ces 2 doses à des “intervalles spécifiés” : “Pour le vaccin Pfizer-BioNTech, l’intervalle est de 21 jours entre la première et la deuxième dose. Pour le vaccin Moderna, ce délai est de 28 jours“. 
  • Vaccin Moderna. Moderna a affirmé lundi, après plusieurs essais, que son vaccin contre le Covid-19 protège contre les variants anglais et sud-africain “détectés à cette date”. Le laboratoire a néanmoins expliqué travailler sur une dose supplémentaire de rappel pour accroître la protection contre le variant sud-africain.
  • Vaccin Merck. Le laboratoire américain Merck a annoncé interrompre ses recherches sur un vaccin anti-Covid. En cause : une efficacité insuffisante et une réponse immunitaire observées chez les patients inférieure à celle vue chez ceux qui avaient guéri du Covid-19. 
  • Vaccin Pasteur. L’Institut Pasteur a annoncé dans un communiqué l’arrêt son principal projet de vaccin, basé sur le virus du vaccin contre la rougeole, jugé insuffisamment efficace, selon des résultats intermédiaires obtenus dans le cadre d’essais de phase I, engagés depuis août dernier. “Dans ces études de première administration chez l’homme, le candidat vaccin a été bien toléré, mais les réponses immunitaires induites se sont avérées inférieures à celles observées chez les personnes guéries d’une infection naturelle ainsi qu’à celles observées avec les vaccins autorisés contre le SARS-CoV-2/Covid-19“, écrit l’Institut.
  • Reconfinement inéluctable ? Face à la circulation des variants étrangers, “il faudra probablement aller vers un confinement, estime Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, invité de BFMTV dimanche 24 janvier. Les mesures intermédiaires n’ont pas suffisamment marché pour les variants, mais le confinement en Angleterre et en Irlande montre un début de diminution de la courbe“. Invité sur BFMTV, ce dimanche 24 janvier, Jean-François Delfraissy, avait affirmé que le variant britannique était “vraisemblablement responsable de 7 à 9% des contaminations au Covid-19 dans certaines régions françaises, et notamment en région parisienne.”
  • Nombre de vaccinations. Depuis le début de la campagne de vaccination, 1 026 871 personnes ont été vaccinées avec le vaccin Pfizer-BioNTech en France. 
  • Colchicine. Une équipe de scientifiques du Centre de recherche de l’Institut de cardiologie de Montréal (Canada) aurait prouvé, sur une étude sur 4 200 malades, l’efficacité de la colchicine, un anti-inflammatoire présent dans la colchique d’automne. Cette substance pourrait réduire les risques de complications du virus. “La colchicine réduit de 25% le risque d’hospitalisation et ça c’est statistiquement significatif. Il y a aussi une réduction de 44% des décès”, détaille le docteur Jean-Claude Tardif, directeur du Centre.
  • Masques en entreprise. Sur FranceInfoce dimanche 24 janvier, le secrétaire d’Etat chargé de la Santé au travail, Laurent Pietraszewski, a annoncé que le protocole sanitaire en entreprise allait être adapté. Les entreprises devront demander aux salariés de ne plus utiliser de masques artisanaux, jugés insuffisants par les autorités sanitaires face aux variants du virus. “Le gouvernement suit scrupuleusement les recommandations du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) depuis le début de la crise”, a expliqué le secrétaire d’Etat.
Carte du taux d'occupation des lits en France au 24 janvier 2021
Carte du taux d’occupation des lits en France au 24 janvier 2021 © Gouvernement.fr

Face à une situation épidémique “maîtrisée mais fragile”, Jean Castex a annoncé le 14 janvier, la mise en place d’un couvre-feu à 18 heures sur tout le territoire français à partir du samedi 16 janvier et pour au moins 15 jours. “Nous verrons s’il y a lieu de prolonger ces mesures en février” a-t-il poursuivi. Le confinement est pour l’instant exclu : “Quand nous avons décidé le second confinement, nous observions 50 000 contaminations par jour quand nous observons 16-17 000 aujourd’hui, la situation hospitalière était aussi beaucoup plus tendue” a expliqué Jean Castex. Mais “nous devons nous préparer à toutes éventualités”

  • La pratique sportive ou la promenade en plein air est interdite pendant les horaires de couvre-feu ;
  • Pendant la journée, les déplacements sont autorisés et l’attestation n’est pas nécessaire ;
  • Les déplacements entre régions sont autorisés ;
  • Les lieux de culte doivent respecter une certaine jauge  ;
  • Les salles de cinéma, les théâtres et les musées restent fermés ;
  • L’accueil du public dans les enceintes sportives, dans les cirques, les parcs zoologiques ou encore les salles de jeux et les casinos est interdit ;
  • Les restaurants et les cafés sont fermés ;
  • Le télétravail doit se poursuivre quand il est possible.

Un couvre-feu national a été mis en place depuis le 15 décembre dans toute la France, de 20h à 6h. Le samedi 2 janvier, des départements ont été placés sous couvre-feu avancé à 18 heures. Le samedi 16 janvier 2021, toute la France est concernée par cette mesure, pour au moins deux semaines. L’analyse de l’impact des couvre-feux anticipés sur la dynamique de l’épidémie de COVID-19 à l’échelle des départements montre une diminution du taux d’incidence des cas confirmés de SARS-CoV-2 dans le groupe 1 (départements placés sous couvre-feu anticipé le 2 janvier 2021), indique Santé Publique France dans son bilan hebdomadaire du 21 janvier, tout en soulignant que “l’évolution de la situation était déjà plus favorable” dans ces départements. Il est sinon “encore trop tôt en semaine 2 (10-17 janvier) pour observer l’impact des couvre-feux anticipés” pour les départements qui ont adopté la mesure le 10 janvier puis le 16. 

Les départements ont été classés en trois groupes : Groupe 1 : 15 départements avec couvre-feu dès 18h à partir du 02 janvier 2021 ; Groupe 2 : 10 départements avec couvre-feu dès 18h à partir des 10 et 12 janvier 2021 ; Groupe 3 : 61 départements avec couvre-feu dès 18h à partir du 16 janvier 2021.

Évolution du taux d’incidence sur 7 jours glissants par groupe de départements, du 27 juin 2020 au 17 janvier 2021, France métropolitaine (données au 20 janvier 2021)

évolution du taux d'incidence du coronavirus par département sous couvre-feu en France
Évolution du taux d’incidence sur 7 jours glissants par groupe de départements, du 27 juin 2020 au 17 janvier 2021, France métropolitaine (données au 20 janvier 2021) © Santé Publique France

Seuls certains déplacement sont autorisés et mentionnés dans l’attestation :

  • se rendre ou revenir de son lieu de travail, à une formation professionnelle, effectuer un déplacement professionnel ne pouvant être reporté ;
  • des motifs familiaux impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables et précaires, notamment aux personnes en situation de handicap ou pour la garde d’enfants ;
  • des motifs médicaux : aller à l’hôpital, examens et soins ne pouvant être assurés à distance et achat de médicaments ;
  • participer à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative (maraudes des associations de lutte contre la pauvreté ou distributions d’aides alimentaires à domicile) ;
  • les personnes en situation de handicap et leur accompagnant ;
  • promener un animal domestique autour de son domicile.

Le non-respect du couvre-feu entraine :

  • Première sanction : une amende de 135 euros, majorée à 375 euros (en cas de non-paiement ou de non-contestation dans le délai indiqué sur l’avis de contravention)
  • En cas de récidive dans les 15 jours : une amende de 200 euros, majorée à 450 euros (en cas de non-paiement ou de non-contestation dans le délai indiqué sur l’avis de contravention)
  • Après 3 infractions en 30 jours : une amende de 3750 euros passible de 6 mois d’emprisonnement.

Les formes graves surviennent avec un décalage d’une à deux semaines après le début des signes.

Selon les derniers chiffres publiés par le gouvernement et Santé Publique France, au lundi 25 janvier 2021, en France : 

• 3 057 857 personnes ont été contaminées par le coronavirus (+4 240 en 24 heures).

• 73 494 personnes sont décédées en France (+445 en 24 heures), dont 51 518 à l’hôpital.

• 3 041 patients Covid-19 sont en réanimation (+76)

• 26 924 patients Covid-19 sont hospitalisés (+531)

 

 

Le bilan hebdomadaire de Santé Publique France confirme pour la semaine du 11 au 17 janvier 2021 une persistance de la circulation du SARS-CoV-2 à un niveau élevé. 

  • Après une stabilisation sur la semaine précédente, le nombre de passages pour suspicion de COVID-19 aux urgences a augmenté de +9.5% dans toutes les classes d’âge, et principalement chez les adultes.
  • Les taux hebdomadaires d’hospitalisations et de nouvelles admissions en réanimation ont augmenté respectivement de +9% et +3% par rapport à la semaine du 4 au 10 janvier.
  • Les estimations du R-effectif calculées sont supérieures à 1 de façon significative ce qui indique une progression de la circulation du virus.

→ L’indicateur utilisé pour suivre l’évolution de l’épidémie de coronavirus en France est le taux d’incidence soit le nombre de patients ayant un test positif (PCR ou antigénique) pour 100 000 habitants par semaine sur les 7 derniers jours. 

Nombre de nouvelles personnes positives au Sars-Cov-2 (PCR/antigénique) sur une semaine glissante, pour la première fois depuis plus de 60 jours, rapporté à la taille de la population, au 25 janvier
Nombre de nouvelles personnes positives au Sars-Cov-2 (PCR/antigénique) sur une semaine glissante, pour la première fois depuis plus de 60 jours, rapporté à la taille de la population, au 25 janvier © Gouvernement.fr

Le gouvernement suit également l’évolution du taux d’occupation des lits en réanimation par des patients Covid-19 (sur les capacités initiales). Ce taux met en lumière une éventuelle tension hospitalière. La tension hospitalière est actuellement modérée et stable.

Taux d'occupation des lits en réanimation au 25 janvier par des patients Covid-19 
Taux d’occupation des lits en réanimation au 25 janvier par des patients Covid-19 © Gouvernement.fr

Le pic épidémique de la première vague a été observé la semaine du 6 au 12 avril, soit 15 jours après la mise en œuvre des mesures de confinement de la population générale, le 17 mars 2020. Le pic de la deuxième vague a eu lieu du 16 au 20 novembre, trois semaines après le reconfinement,

Au 25 janvier 2021, un total de 3 057 857 cas confirmés de coronavirus est rapporté depuis le début de la pandémie. Sur la semaine du 11 au 17 janvier, Santé Publique France rapporte une moyenne soit 18 364 nouveaux cas confirmés en moyenne chaque jour. Sur cette période, les personnes de 75 ans et plus étaient les plus touchées par le SARS-CoV-2, et le nombre de cas confirmés dans cette classe d’âge était en augmentation.

Nombre incident de cas confirmés de Covid-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 11 mai au 17 janvier 2021, France entière (données au 20 janvier)

cas confirmé covid
Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine (date de prélèvement), rapportés à Santé publique France du 11 mai 2020 au 17 janvier 2021, France (données au 20 janvier 2021) © Santé Publique France

Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS (établissements sociaux et médico-sociaux) par semaine calendaire, du 20 juillet au 17 janvier 2021, en France

courbe cas de covid en france dans les ESMS dont Ehpad
Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS par semaine calendaire, du 20 juillet au 17 janvier 2021, en France © Santé Publique France

Lundi 25 janvier, 4 240 nouvelles personnes ont reçu un test positif au Covid-19 par rapport à la veille.

courbe variation cas covid par jour en france
Courbe de variation quotidienne des cas de Covid-19 en France. © Gouvernement.fr

Le nombre de nouvelles hospitalisations pour COVID-19 a augmenté de +9% au cours de la semaine du 11 au 17 janvier par rapport à la semaine précédente (+3% en réanimation). Lundi 25 janvier, 3 041 personnes sont hospitalisées en réanimation (+76 en 24 heures). Le nombre d’hospitalisation en réanimation pour Covid-19 reste à un niveau élevé. 

courbe réanimation covid-19
Nombre hebdomadaire de patients COVID-19 admis en service de réanimation pendant leur hospitalisation, par semaine d’admission en réanimation, depuis le 24 février 2020, France, données au 19 janvier © Santé Publique France

→ Les plus forts taux hebdomadaires d’admissions en réanimation étaient rapportés en Provence-Alpes-Côte d’Azur (3,5/100 000 habitants), Grand Est (3,1), Bourgogne-Franche-Comté (3,1), Corse (2,9), Auvergne-Rhône-Alpes (2,9) et Île-de-France (2,2).

→ Sur la semaine du 11 au 17 janvier, le taux hebdomadaire de nouvelles admissions en réanimation a augmenté dans toutes les régions de France métropolitaine, excepté en Normandie (-35%), Hauts-de-France (-10%), Île-de-France (-6%), Nouvelle-Aquitaine (-5%) et Centre-Val de Loire (-4%).

→ Entre le 05 octobre 2020 et le 19 janvier 2021, parmi les 5 109 patients signalés avec un diagnostic confirmé de COVID-19, 71% étaient des hommes ; l’âge médian des patients était de 68 ans et 63% étaient âgés de 65 ans et plus ; 64 étaient des professionnels de santé.

Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, consolidés avec l’Agence Santé Publique France et les ARS (Agences régionales de Santé), voici l’évolution des hospitalisations (dont la réanimation) et des décès en France par région.

Evolution des hospitalisations (dont en réanimation) et décès à l’hôpital du Covid-19 par région au 25 janvier

Régions Hospitalisations en cours Evolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 H Réanimation Soins intensif Evolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 H Décès
Île-de-France 4 970 +117 607 +23 13 101
Grand Est 3 078 +24 333 -6 6 938
Auvergne-Rhône-Alpes 3 899 +152 423 +23 7 779
Hauts-de-France 2 489 +107 283 +12 5 130
Bourgogne-Franche-Comté 1 825 +77 172 +1 3 221
Provence-Alpes-Côte d’Azur 3 225 +98 388 +23 4 315
Occitanie 1 672 +40 221 +6 2 482
Bretagne 648 +29 37 -1 861
Nouvelle-Aquitaine 1 463 +66 195 +2 2 138
Normandie 1 324 +61 97 +8 1 800
Centre Val-de-Loire 1 090 +44 141 +18 1 583
Pays de la Loire 995 +44 96 +8 1 636
Corse 47 -2 9 -1 123
Martinique 12 NC 2 NC 45
Guadeloupe 48 -1 5 -1 169
La Réunion 27 +2 6 +1 54
Guyane 53 -1 11 +2 72
Mayotte 23 -2 5 NC 45
TOTAL 26 924 +850 3 041 +123

51 518

Le nombre de décès liés à la COVID-19 est élevé indique Santé Publique France le 21 janvier. 73 494 décès ont été comptabilisés sur la période du 1er mars 2020 au 25 janvier 2021, dont 51 518 à l’hôpital (+445 en 24h).

93% des cas de COVID-19 décédés étaient âgés de 65 ans ou plus.

→ 54% sont des hommes.

 65% des personnes décédées présentaient au moins une comorbidité.

 Sur la semaine du 11-17 janvier, les plus forts taux de décès dus à la COVID-19 par région rapportés à la population étaient toujours observés en Bourgogne-Franche-Comté (6,9/100 000 habitants), Provence-Alpes-Côte d’Azur (6,1), Grand Est (4,7) et Auvergne-Rhône-Alpes (4,2).

La France a franchi la barre des 40 000 morts samedi 7 novembre, celle des 50 000 le 24 novembre et celle des 60 000 le 18 décembre. Un pic de mortalité a été atteint le 7 novembre (40 169 morts). 

courbe deces covid hopital france
Nombre hebdomadaire de nouveaux décès survenus au cours d’une hospitalisation pour COVID-19 selon la date de déclaration, depuis le 19 mars 2020, France (données au 17 janvier 2021) © Santé Publique France

Les régions les plus touchées sur la semaine du 11 au 17 janvier restent les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes et Grand Est. Ces régions présentaient les plus forts taux d’incidence (et ce depuis fin novembre), ainsi que les plus forts taux d’hospitalisations et de décès. Santé Publique France note cependant une diminution des taux d’incidence dans le Grand Est (-15%) et en Bourgogne-Franche-Comté (-15%) ainsi que, dans une moindre mesure, en Auvergne-Rhône-Alpes (-8%).

Au 24 janvier, 100 départements ont un nombre de cas de Covid-19 au-dessus du seuil d’alerte de 50/100 000 habitants et sont en niveau de vulnérabilité “élevé”. 

Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 5 janvier 2021
Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 21 janvier 2021 © Santé publique France

 

Les taux de reproduction du virus appelés “R-effectifs” ou “Reff” permettent de décrire la dynamique de l’épidémie : lorsque le Reff est significativement supérieur à 1, ceci signifie que l’épidémie est en progression, lorsqu’il est égal à 1, l’épidémie se stabilise, lorsqu’il est significativement inférieur à 1, l’épidémie régresse. Le 21 janvier, Santé Publique France indique que l’estimation du nombre de reproduction effectif en France métropolitaine est supérieure à 1 de façon significative (1.19 le 20 janvier) dans les trois sources de données. 

Le dépistage du Covid-19 est réalisé en France par RT-PCT et par tests antigéniques. Au 20 janvier, le taux de positivité national s’établit à 6,87 %. “Il reste déterminant que chaque personne présentant des symptômes évocateurs de COVID-19 s’isole immédiatement et réalise un test diagnostique dans les plus brefs délais” rappelle Santé Publique France dans ses bulletins hebdomadaires.

Si au début, on ne parlait que de fièvre, toux sèche, rhume, état grippal et de fatigue, les symptômes de l’infection par le coronavirus ont évolué. On sait désormais que le virus peut avoir des effets sur la peau (urticaire, lésions inflammatoires sur les orteils), la sphère digestive (vomissements, diarrhées…), l’odorat, le goût et même le cerveau. “Sur 100 personnes atteintes du coronavirus, 90 ne vont pas développer de symptômes” avait informé le ministre de la Santé le 5 novembre. La consigne des autorités est inchangée : chaque personne présentant des symptômes évocateurs de COVID-19 doit s’isoler immédiatement et réaliser un test diagnostique dans les plus brefs délais.

  • Si vous présentez des symptômes (toux, fièvre, mal de tête) : évitez les contacts, restez à domicile, prenez du paracétamol si besoin, appelez un médecin pour prendre rendez-vous dans l’éventualité qu’il vous fasse passer un test de dépistage. 
  • Appeler le 15 en cas de difficultés respiratoires : “Si cette toux et cette fièvre s’accompagnent d’une gêne respiratoire qui devient permanente avec souffle court, difficulté à inspirer et à expirer, d’une aggravation importante de la toux, cela peut signifier une évolution de la maladie sous la forme d’une pneumopathie. Il s’agit alors d’une urgence respiratoire potentielle et comme dans tous les cas d’urgence, il faut alors appeler le 15 qui prendra les meilleures dispositions pour répondre à la situation”, prévient le Dr Patrick Aubé, médecin généraliste.  

La vaccination contre la Covid-19 se poursuit en France avec plus de 1 026 800 personnes vaccinées au 24 janvier. La prise de rendez-vous est ouverte sur les sites Internet Doctolib, Maiia et KelDoc et peut aussi se faire en contactant par téléphone le centre de vaccination le plus proche de chez soi (liste disponible sur Sante.fr) .“Chacun pourra être vacciné, au fur et à mesure des livraisons de doses de vaccin à la France. Cela prendra plusieurs semaines et se fera donc progressivement” a prévenu le ministre de la Santé. De son côté, le Premier ministre Jean Castex a indiqué qu’il faudra être “patient“. 

À partir de lundi 18 janvier 2021, tous les voyageurs entrant en France en provenance d’un pays hors Union-Européenne devront :

  • présenter un test PCR négatif ;
  • s’isoler pendant 7 jours une fois arrivés en France et faire un 2e test à l’issue de cette période.

Les personnes n’ayant pu réaliser un test dans leur pays de départ auront la possibilité de se faire tester à leur arrivée en France et seront contraintes de s’isoler 7 jours dans un lieu d’hébergement désigné par les autorités publiques (Le test négatif est déjà exigé pour les voyageurs venant du Royaume-Uni).

A partir du dimanche 24 janvier, tous les voyageurs entrant en France et venant d’un pays européen doivent présenter avant leur départ pour l’Hexagone un test PCR négatif de moins de 72 heures.

DATES CLÉS DE L’ÉPIDÉMIE EN FRANCE
  • 31 décembre 2019, l’Organisation mondiale de la Santé en Chine est informée de plusieurs cas de pneumonies dans la ville de Wuhan. 44 personnes sont infectées entre cette date et le 3 janvier 2020.
  • 7 janvier 2020, les autorités chinoises identifient un “nouveau type de coronavirus”.
  • 13 janvier, un cas importé est recensé en Thaïlande.
  • 15 janvier, le virus cause la mort d’une première personne à Wuhan, un homme de 69 ans. 
  • 23 janvier, trois villes chinoises dont Wuhan sont placées en quarantaine.
  • 25 janvier, trois personnes contaminées sont recensées en France, deux à Paris et une Bordeaux. Ce sont les premiers cas enregistrés sur le continent européen.
  • 30 janvier, l’Organisation mondiale de la Santé décrète l’urgence de santé mondiale. Cette mesure n’avait été décrétée que 5 fois depuis sa création (pour Ebola (deux fois), la grippe H1N1, Zika et la poliomyélite). 
  • 23 février, la France déclenche le plan ORSAN, un dispositif exceptionnel d’organisation des soins.
  • 28 février, la France passe en stade 2 de l’épidémie.
  • 11 mars, l’OMS classifie de pandémie la diffusion de la maladie à coronavirus Covid-19 dans le monde.
  • 12 mars, le président de la République Emmanuel Macron annonce la fermeture nationale des crèches et établissements scolaires de France à compter du 16 mars et “jusqu’à nouvel ordre”.
  • 14 mars, la France passe au stade 3 de l’épidémie.
  • 16 mars : la France met en place un dispositif de confinement interdisant les déplacements.
  • 18 mars le premier transfert de patients Covid-19 en France est réalisé grâce à l’Armée, par voie terrestre et aérienne. 
  • 26 mars, un premier cas jeune meurt en France, une adolescente de 16 ans, en Ile-de-France originaire de Morsang-sur-Orge.
  • 27 mars, le confinement de la population française est renouvelé jusqu’au 15 avril.
  • 13 avril, Emmanuel Macron annonce le prolongement du confinement jusqu’au 11 mai.
  • 11 mai, la France commence son déconfinement.
  •  15 juin, toute la France passe en zone verte, sauf Mayotte et la Guyane. À Paris, les restaurants et bars peuvent rouvrir complètement.
  • 22 juin, les écoles sont de nouveaux obligatoires en France pour tous les élèves. Les cinémas, salles de jeux, casinos rouvrent. Les sports collectifs peuvent être autorisés tout en respectant certaines conditions sanitaires.
  • 10 juillet, la France a franchi la barre des 30 000 morts. Dans la nuit du 10 au 11 juillet à minuit, l’état d’urgence sanitaire prend fin en France.
  •  20 juillet, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos en France.
  • 8 octobre, le plan blanc est réactivé dans les hôpitaux d’Ile-de-France.
  • 17 octobre à 0h01, la France repasse en état d’urgence sanitaire et un couvre-feu est instauré dans 9 territoires (Paris-Ile-de-France, Rouen, Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Saint-Etienne, Toulouse).
  • 24 octobre à 0h01 : extension des mesures de couvre-feu à 38 nouveaux départements français.
  • 29 octobre à 0h01 : reconfinement national pour 4 semaines, jusqu’au 1er décembre au minimum.
  • 28 novembre : première étape d’allègement du confinement avec la réouverture des commerces non essentiels.
  • 15 décembre : seconde étape d’allègement du confinement avec le passage à un couvre-feu de 20 heures à 6 heures du matin.
  • 31 décembre : couvre-feu imposé le soir du 31 décembre, de 20 heures à 6 heures du matin.
  • 21 décembre : autorisation du vaccin Pfizer en Europe.
  • 24 décembre : autorisation du vaccin Pfizer BioNTech en France.
  • 27 décembre : début de la vaccination en France et dans l’Union européenne avec le vaccin Pfizer BioNTech.
  • 8 janvier 2021 : autorisation du vaccin Moderna en France.
  • 24 janvier 2021 : un test PCR négatif est obligatoire pour rentrer en France par avion pour les voyageurs venant d’un pays européen (sauf pour les travailleurs transfrontaliers et le transport terrestre).

Cet article est mis à jour quotidiennement par Aurélie Blaize, Anaïs Thiébaux et Samantha Pagès



Source link

Actu à voir aussi ...  Recréer un salon tendance en beige et bois