L’Inria publie le code source de l’application en toute « transparence »


Alors que les difficultés techniques s’amoncellent pour l’application StopCovid, l’équipe-projet a publié, mardi 12 mai, sur la plate-forme GitLab une partie du code source de l’outil de traçage via Bluetooth des malades infectés par le Covid-19. L’objectif est de « permettre aux différentes communautés de développeurs et de spécialistes d’expertiser les algorithmes implémentés et la façon dont cette application est programmée, en particulier si elle met en œuvre correctement le protocole ROBERT » fondé sur un modèle centralisé développé à l’échelle paneuropéenne. 

Phase 1 : « Transparence »

La publication du code source entame sa phase 1 baptisée « transparence ». « Souhaité le plus court possible », ce premier temps permet d’avoir « des avis extérieurs (de personnes externes au projet), de faire remonter des suggestions ou des commentaires ». Et « selon la pertinence technique de ces premiers retours, (les dites personnes) seront invitées à rejoindre le pool de contributeurs du projet pour gagner en efficacité », explique l’équipe-projet pilotée par l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria). Le schéma ci-dessous détaille le processus de publication du code source. 

Pour l’instant, l’équipe est constituée d’un consortium d’acteurs publics et privés de la recherche. Au sein du pool, la répartition des rôles est telle que : l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) est en charge de la cybersécurité ; la société Capgemini est responsable de « l’architecture et codéveloppement back-end » ; Dassault Systèmes de « l’ infrastructure souveraine de données qualifiée SecNumCloud » ; l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) se charge des « modèles de santé » ; l’entreprise Lunabee Studio du « développement des applications mobiles » ; Orange de la « diffusion de l’application et interopérabilité » ; l’institut national Santé Publique France est en charge de « l’insertion et articulation de l’application dans la stratégie globale de détection et suivi des contacts (« contact tracing ») » et enfin la société Withings étudie les pistes autour des objets connectés.

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Un groupe franco-français quitte à s’isoler ? 

L’ensemble des acteurs est français, un symbole important pour coller à l’objectif du gouvernement de privilégier la souveraineté nationale même dans le champ numérique – quitte à se mettre à dos Apple et Google. Deux entreprises françaises viennent également de rejoindre le groupe : Cop Sonic, une entreprise de Montauban spécialisée dans les solutions audio et ELA innovation, basée à Montpellier et spécialiste du Bluetooth Low Energy. Ce renfort pourrait permettre de pallier les problèmes de batterie qui risquent de nuire au bon fonctionnement de l’application StopCovid. 

Phase 2 : « Contribution »

Ensuite, démarrera la phase 2 de la publication du code source qui a pour but la « contribution » des développeurs. Dès lors, « la partie logicielle qui implémente le protocole ROBERT sera mise en Open Source ». Il s’agit de permettre « à la communauté de contribuer au logiciel tout en respectant les mécanismes de régulation qui seront mis en place (essentiellement via de la revue de code et une acceptation ou un rejet par un comité de validation) ». 

Ces nouvelles informations relancent un projet qui peine pourtant à faire l’unanimité. Avec le feu vert des institutions, le secrétaire d’État au Numérique a toutefois affirmé que l’application dont l’installation sera fondée sur le volontariat devrait être prête pour le 2 juin -date qui marquera la deuxième phase du déconfinement amorcé le 11 mai. Mais tout reste en suspens pour l’instant, même le nom, visiblement déjà acheté par d’autres

Source : Inria 





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