Apple iPhone SE (2020) : le test complet

[ad_1]

Qu’est-ce qui revient au bout de quatre ans et qui semblait ne pas devoir réapparaître ? Non, pas les jeux olympiques. Bien essayé. C’est le nouvel iPhone SE. Sorti en 2016, l’iPhone SE premier du nom vient enfin d’être mis à jour (et remplacé) par un « nouveau modèle », à qui il revient d’incarner l’expérience iOS à un prix abordable. Les guillemets sont d’importance, car visuellement l’iPhone SE a tout d’un iPhone 8 qui aurait chipé la puce survitaminée des iPhone 11.

Voilà donc à quoi ressemble de prime abord le meilleur rapport performance prix de la famille iPhone, le nouveau point d’entrée dans le système mobile d’Apple, avec l’App Store, écosystème stable, sûr et luxuriant, l’accès aux services de plus en plus nombreux, le tout animé par la meilleure puce du moment, dans un boîtier… qui accuse son âge, donc.

La question épineuse de la compacité et du design

Avant de parler de l’expérience d’utilisation, il est un point qu’on ne discutera pas, celui du goût pour la compacité et les petits smartphones. C’est un choix personnel, une préférence. Certains regretteront que le tout entrée de gamme des iPhone soit petit, les autres se frotteront les mains. Aux premiers, on pourra toutefois toujours répondre que l’iPhone XR est là également, plus cher, certes, mais assez abordable, et équipé d’une dalle de 6,1 pouces. Aux seconds, on dira que 4,7 pouces, cela paraît bien petit aujourd’hui…

Car l’iPhone SE 2020 est plus encombrant que son aîné, qui affichait une diagonale d’écran de 4 pouces. Néanmoins, de nos jours, alors que le plus grand iPhone affiche une diagonale de 6,5 pouces, difficile de ne pas y voir un effort pour tendre vers le petit.

D’autant que la dalle bénéficie du savoir-faire d’Apple. Si nous n’avons pas pu mesurer sa luminosité, son contraste ou sa fidélité colorimétrique pour l’instant, confinement oblige, nous avons pu toutefois constater qu’elle est assez lumineuse pour être utilisée en plein soleil, qu’elle est agréable à regarder pour consulter des photos, des vidéos ou même du texte. Pour mémoire, l’iPhone 8, qui semble être le faux jumeau de ce SE, proposait une des meilleures dalles LCD de ces dernières années. La présence de la technologie True Tone, qui adapte la chaleur des couleurs affichées à la lumière de votre environnement, est toujours un petit plus agréable.

La dalle est bien définie, bien résolue, lisible en tout circonstance. L’écran et le format de l’iPhone SE sont assez plaisants en définitive. On apprécie toujours le peu de place qu’il prend dans une poche… ainsi que la qualité de son boîtier en aluminium, solide, agréable en main et particulièrement bien fini. Il est IP67, et non IP68 comme ces grands frères, ce qui veut dire qu’il faudra éviter de trop l’éclabousser. Mais ce n’est pas ce qu’on lui reprochera le plus.

Ce SE 2020 a le tort de nous rappeler la longue liste des iPhone 6, 6S, 7 et enfin 8, qui ont arboré ces mêmes attributs – ou la même absence d’attributs, ne cherchez ainsi pas de prise mini-jack. L’iPhone SE 2020 hérite donc du design d’une flopée d’appareils, ce qui souligne, surtout sur la face avant, à quel point il commence sérieusement à dater. Les bordures larges, le pied d’écran et l’entête omniprésentes, paraissent vraiment déplacés dans un monde d’écrans bord à bord. On regrette que l’entrée de gamme soit encore marquée en 2020 par un design vieux de six ans…

Certes, cela n’a pas que des effets négatifs. On retrouve avec plaisir le bouton Touch ID – même si c’est aussi l’occasion de constater, par contraste, à quel point Face ID fluidifie les interactions – et il y a un côté presque nostalgique à reprendre ses marques, si vous vous êtes passés par des iPhone avec la reconnaissance faciale, évidemment.

En revanche, les habitués de 3D Touch regretteront certainement son remplacement par la technologie Haptic Touch. Dans la plupart des usages, elle donne le change, mais elle ne permet pas certains détails, comme de presser sur un groupe de notifications pour les afficher. C’est assez étrange, pas foncièrement gênant, mais cela implique de prendre quelques habitudes.

Les belles limites de la photo

Si le design est un héritage ancien, ce n’est pas la seule chose qui semble venir du passé. Un coup d’œil à l’arrière de l’appareil, nous laisse voir un seul objectif – comme sur l’iPhone 8 ou le XR. A l’intérieur, c’est d’ailleurs a priori le même module caméra qu’on retrouve. Un capteur 12 Mpixels à l’arrière et 7 Mpixels à l’avant.

Les photos prises avec l’iPhone SE sont plutôt de bonne qualité. On relève immédiatement les points forts d’Apple, dans la gestion des couleurs et du rendu de la lumière – tant que la luminosité est bonne. L’exposition est homogène dans la plupart des cas et les clichés bouchés rares, même quand les zones de contraste sont fortes dans un même cadre. On note bien quelques différences avec des clichés pris au même endroit et même moment l’iPhone 11 Pro Max, mais elles sont assez discrètes, quand le soleil brille.

Néanmoins, à l’heure où les modules photo se multiplient dans tous les smartphones, la présence d’un seul objectif grand-angle paraît un peu anachronique et contraint évidemment la composition. Elle oblige à se déplacer pour travailler un cadrage ou à utiliser le zoom numérique (x5 en photo et x3 en vidéo). On perd alors beaucoup en qualité, surtout quand la lumière baisse.

Si la présentation ci-dessus ne s’affiche pas, cliquez ici.

De manière générale, de même qu’on retrouve les points forts d’Apple en photo, on retrouve ses points faibles, ceux qui ont été grandement corrigés avec les iPhone 11. A savoir un manque de détails et de piqué, une tendance à pratiquer des aplats et trop de lissage sur certaines surfaces et textures, surtout quand la lumière est insuffisante.

Car l’iPhone SE ne propose pas de Mode nuit pour sauver vos photos de fin de soirée Dommage, cela aurait épargné bien du bruit… pour rien.

Si la présentation ci-dessus ne s’affiche pas, cliquez ici.

En revanche, on trouve un mode portrait qui fonctionne plutôt bien. Les résultats sont agréables, même si on relève plus d’erreurs de « détourage » que sur un iPhone XS ou 11 Pro. Certaines mèches de cheveux ne sont pas prises en compte et donc floutées comme si elles faisaient partie de l’arrière-plan. Il faut dire que le seul module caméra et son grand-angle doivent compter sur des algorithmes pour réussir le tour de force d’appliquer un bokeh (réglable en intensité). C’est en l’occurrence la partie logicielle qui est à l’œuvre et qui pourra donc être améliorée. Notons d’ailleurs au passage que le mode Portrait ne fonctionne pas avec les objets, contrairement à ce qui est possible sur les iPhone haut de gamme.

La toute puissance de l’A13… et l’autonomie ?

C’est la puce A13 qui permet à l’iPhone SE 2020 de bénéficier d’un mode portrait opérationnel et plutôt convaincant, sans sa puissance, les calculs nécessaires pour compenser l’absence d’un deuxième module photographique seraient impossibles, ou en tout cas compliqué. Car l’A13 embarque aussi un ISP plus performant, un réseau neuronal bien plus rapide, autant d’arguments qui expliquent toutes les différences en photo et vidéo entre l’iPhone 8 et l’iPhone SE.

Si le graphique ci-dessus ne s’affiche pas, cliquez ici.

Car l’A13 a de la puissance à revendre. Nous avons déjà eu l’occasion de nous attarder sur les performances de l’iPhone SE 2020. Avec un gigaoctet de mémoire vive de moins que les iPhone 11, le SE affiche des résultats quasi identiques, la différence de taille d’écran jouant en sa faveur.

En résumé, il est trois à quatre fois plus puissant que l’iPhone SE premier du nom, environ 2,3 fois plus performant que l’iPhone 7 et 1,4 fois plus que l’iPhone 8… Même l’iPhone XR ne tient pas la distance.

Donc oui, l’iPhone est un smartphone puissant, qui devrait pouvoir bien vieillir et tenir le choc sur le long cours. Vous devriez être à l’abri des ralentissements un bon moment et redécouvrir une expérience d’utilisation optimale d’iOS pour de longues années. Vos jeux tourneront comme jamais, même les plus gourmands, les applications se lanceront plus vite…

Il se paie aussi le luxe d’être plus puissant que les meilleurs smartphones Android du moment. Surtout pour la partie graphique, mais la partie processeur central n’a pas du tout à rougir. Donc oui, sur ce point spécifique, l’iPhone SE peut-être un bon appareil pour séduire ceux qui hésitent avec un smartphone Android. Que lui demander de plus ?

Si le graphique ci-dessus ne s’affiche pas, cliquez ici.

Eh bien, on pourrait par exemple souhaiter que l’A13, réputée pour son optimisation de la consommation électrique, nous offre aussi un nouveau record d’autonomie. Nous n’avons pas encore pu faire tous nos tests de laboratoire habituels, il nous faut donc être prudent. Néanmoins, si l’iPhone SE ne joue pas dans la même cour que les iPhone 11 et 11 Pro, il semble devoir se tirer d’affaire un peu mieux que l’iPhone 8, voire bien mieux selon nos premiers tests. Ce smartphone affichait 8h24 d’autonomie polyvalente (qui simule les usages quotidiens de manière intensive), l’iPhone SE (après un premier passage, qu’il faudra répéter) a tenu lui 12h27… C’est un peu moins de 2h de moins que l’iPhone 11 et ses 14h14. Et très loin des 18h01 de l’iPhone 11 Pro ! 

Autrement dit, en faisant un peu attention, vous tiendrez toute la journée de travail, mais si vous passez beaucoup de temps sur les réseaux sociaux, jouez ou recevez beaucoup de notifications, il faudra peut-être penser à le recharger en cours de journée. Un chargement filaire uniquement (Lightning), la technologie sans-fil Qi n’est pas de la partie. Puisqu’on parle recharge, Apple s’entête à glisser un chargeur 5W, alors que le SE est compatible avec la recharge rapide. On a presque envie de se mettre à genoux, les bras tendus vers le ciel (ou Cupertino) et de crier au ralenti : pourquoi ?

Pré-verdict…

Vous l’aurez compris, l’iPhone SE a des vieux airs de balade connue, ressert des refrains qu’on a appris à apprécier mais qui commencent à avoir fait leur temps. Il flirte avec le ressassé et pourtant, avec un sens aigu de la borne à ne pas dépasser, Apple a su jouer les bonnes cartes au bon endroit pour ce smartphone vendu à partir de 489 euros (pour 64 Go, vraiment ?! – un conseil si vous le pouvez, optez pour le modèle avec 128 Go, vous ne le regretterez pas au fil de ses années d’utilisation)… Apple a su, donc, faire en sorte que ce smartphone soit non seulement un bon iPhone, mais un produit qu’on puisse recommander. Même si on aura toujours, en fonction de l’humeur de l’instant, le regret qu’Apple n’ait pas joué un jeu un peu plus agressif d’un point de vue du design et de l’innovation. Sans doute est-ce le prix d’une gamme homogène.



[ad_2]

Source link