en Pologne, le gouvernement surveille les confinés en exigeant des selfies


La Pologne propose, depuis vendredi 20 mars, une application baptisée «Kwarantanna domowa» (à traduire par « Quarantaine à domicile ») pour surveiller les citoyens qui doivent rester confinés chez eux. Une surveillance à base de selfies. 

« Kwarantanna domowa »

« L’application est destinée aux personnes qui restent en quarantaine, qui rentrent de l’étranger», dont les données et le numéro de téléphone sont inscrits dans une base de données spéciale, a déclaré à l’AFP Karol Manys, porte-parole du ministère polonais du numérique. « Les personnes placées en quarantaine ont le choix : soit recevoir des visites imprévues de la police, soit télécharger l’application. »

Mêlant technos de reconnaissance faciale et de géolocalisation, le fonctionnement de l’app est aussi simple que surprenant. Une fois que l’appli installée, l’utilisateur reçoit des SMS de la part du gouvernement sur son smartphone de manière impromptue. Dès que le message est reçu, il a alors vingt minutes pour prendre un selfie et le retourner à l’envoyeur. Le terminal est ainsi géolocalisé et les autorités peuvent vérifier si la personne est bien dans un périmètre de 100 mètres autour de son lieu déclaré de confinement.

Une amende de 111 euros 

Au terme du délai, il reçoit un appel, ce qui équivaut à vingt nouvelles minutes de sursis supplémentaire. Mais si l’individu ne réagit toujours pas aux sollicitations du gouvernement, la police peut verbaliser. Et les amendes polonaises sont nettement plus élevées qu’en France, s’élevant au maximum à 5 000 złoty, environ 1 080 euros. Dès la mise en place de ce système de surveillance, la police polonaise a indiqué avoir puni d’une amende de 500 zlotys (111 euros) une personne qui s’est éloignée de son domicile – d’après l’AFP.

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De plus, comme le rapporte Nextinpact l’application permet d’organiser le portage de repas ou l’aide psychologique des personnes infectées. L’appli ne peut être utilisée que par les personnes qui sont identifiées comme à risque. Pas les autres. 

Source : Nextinpact 





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