le gouvernement prend des mesures pour protéger les livreurs à domicile et les chauffeurs



Les livraisons sont toujours autorisées, mais elles doivent être effectuées « sans contact ». Pour répondre à la demande des Français « qui organisent leurs vies depuis leur domicile » et à celle de « nombreux commerçants et artisans qui ont dû fermer leurs boutiques et s’interrogent sur la manière de maintenir leur activité et d’apporter du service à leurs concitoyens », le gouvernement a décrété de nouvelles mesures pour protéger les livreurs à domicile. Un guide similaire à celui dédié aux livraisons de repas a été mis en place.

Des colis « optimisé » pour les boîtes aux lettres

Les boîtes aux lettres doivent être privilégiées. Le gouvernement invite les entreprises à « optimiser » la taille des colis. « S’agissant des livraisons volumineuses ou qui nécessitent une installation (électroménagers, meubles), il est demandé aux entreprises qu’elles mettent en place […] des protocoles permettant de maintenir des distances de sécurité » mais aussi « et de prévoir le nettoyage des surfaces touchées au cours de l’intervention », détaille le communiqué. Concrètement, le livreur dépose le colis sur le paillasson, puis frappe ou sonne pour prévenir le client et s’écarte d’un mètre pour « éviter de passer le colis de la main à la main ». Aucune signature n’est requise. Les clients sont invités, eux, à attendre un peu avant d’ouvrir la porte. Livreur comme client doivent ensuite bien se laver les mains et respecter les gestes barrières.

Face aux difficultés des livreurs pour se laver les mains, en l’absence de points d’eau, certaines entreprises remboursent les frais engagés par les livreurs pour acheter du gel hydroalcoolique, ou leur en fournissent directement. C’est ce qu’ont annoncé par exemple les plates-formes de livraison de repas à domicile comme Deliveroo ou Uber Eats face à la colère des livreurs.

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Le chauffeur peut refuser un client avec symptômes

Par le même décret, le gouvernement a également précisé les mesures de sécurité à respecter pour les chauffeurs VTC et de transports publics qui fonctionnent encore. Dans les voitures de particuliers, il est interdit aux clients de monter devant, mais il est encore possible de monter à plusieurs à l’arrière. Puis le chauffeur doit nettoyer son véhicule après chaque trajet, mais surtout aérer en continu son véhicule. Le chauffeur a le droit de refuser un client si celui-ci a des symptômes du Covid-19. Enfin, dans les transports publics, la vente de billets par le chauffeur est suspendue. Pour l’ensemble des véhicules routiers collectifs ou particuliers, les chauffeurs doivent afficher les consignes sanitaires préconisées par le gouvernement. 

« En cas d’inobservation de [ces] dispositions », l’arrêt des services peut être décidé par le préfet de région ou par un arrêté conjoint des ministres chargés de la santé et des transports, souligne le texte. 

Source : Décret du 19 mars 2020 – article 7





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