ce qui agresse le plus l’estomac, selon cette chirurgienne

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Environ 90 000 nouveaux cas d’ulcères gastro-duodénaux sont diagnostiqués chaque année en France et deux causes en sont particulièrement responsables.

Douloureux, l’ulcère de l’estomac aussi appelé « ulcère gastro-duédonal » traduit une plaie au niveau de la paroi interne de l’estomac. D’après la Société nationale française de gastro-entérologie, environ 90 000 nouveaux cas d’ulcères gastro-duodénaux sont diagnostiqués chaque année en France. Diverses causes en sont responsables.

L’Helicobacter Pylori, première cause de l’ulcère à l’estomac

La principale cause des ulcères à l’estomac est une infection gastrique due à la bactérie Helicobacter Pylori. Cette bactérie est notamment responsable d’une inflammation chronique de l’estomac appelée « gastrite ». Certaines personnes peuvent être porteuses de cette bactérie, qui colonise l’organe pendant plusieurs années avant de provoquer d’éventuels symptômes, témoins d’une inflammation de la muqueuse gastrique. La présence d’Helicobacter Pylori fragilise la paroi de l’estomac, la rendant plus vulnérable aux agressions acides des sucs gastriques. Ainsi, Helicobacter Pylori entraîne une diminution de la protection de la paroi de l’estomac contre l’acidité, pouvant générer des ulcères gastriques.

Médicament : les anti-inflammatoires non stéroïdiens, agressifs pour l’estomac

Certains médicaments sont à l’origine des ulcères de l’estomac, notamment les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et l’aspirine. Les AINS luttent contre l’ensemble des symptômes d’une inflammation et certains d’entre eux sont disponibles sans ordonnance. Même s’ils sont efficaces, ils ne sont pas sans effets indésirables. « Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, qui ne sont pas des corticoïdes, ont une agressivité directe sur l’estomac. Les AINS abîment les muqueuses gastriques, pouvant alors provoquer des ulcères plus ou moins graves, détaille le docteur Sophie Bauer, chirurgienne et Présidente du syndicat des médecins libéraux. Il peut également s’agir d’aspirine prise à haute dose. La douleur typique de l’ulcère causée par les médicaments est la « faim douloureuse », douleur calmée par l’ingestion de nourriture. »

Le tabac augmente l’acidité gastrique

La consommation de tabac augmente l’acidité gastrique, causant des dommages au niveau de l’estomac. « Le tabagisme est le premier facteur de risque d’ulcères à l’estomac, indique le docteur Sophie Bauer. Le tabac donne des ulcères gastriques et des ulcères duodénaux. En effet, le tabac est lié à un cortège d’agressivité de l’organisme. Un patient souffrant d’un ulcère doit arrêter de fumer. Sinon, cette plaie profonde ne cicatrise pas. » La guérison est plus lente et les patients sont susceptibles de récidiver.

Et le stress ?

Le stress s’avère être un facteur de risque de développer un ulcère à l’estomac. Toutefois, il ne s’agit pas du stress auquel nous sommes confrontés au quotidien. « Il existe l’ulcère de stress, mais plutôt lié à des maladies traumatiques importantes. Un accident de la route ou une intervention chirurgicale lourde par exemple stresse l’organisme. Le stress doit être très sévère pour déclencher un ulcère. D’ailleurs, chez les personnes polytraumatisées, nous avons tendance à prévenir les ulcères par la prise de médicaments. » En revanche, le stress quotidien peut aggraver et entretenir le terrain ulcéreux de la personne.

Une alimentation trop acide

« Certains aliments acides peuvent finir par agresser la muqueuse œsophagienne et stomacale, comme les piments par exemple », indique le Dr Sophie Bauer. Une consommation excessive de café et de thé est, à terme, irritante pour les muqueuses. « L’alcool fait aussi partie des éléments toxiques pour l’organisme et nuisible pour l’œsophage, le tube digestif, le foie (hépatite alcoolique). »

Les maladies et anomalies du système digestif

« Les maladies inflammatoires causent rarement des ulcères au niveau de l’estomac, mais plutôt des lésions au niveau du duodénum et des intestins, » précise notre experte. Il existe également des ulcères œsophagiens, causés par une anomalie malformative ou par le RGO (reflux gastro-œsophagien). La valve permet d’empêcher le liquide acide de l’estomac de remonter par l’œsophage. Cette valve présente alors une anomalie : elle est trop lisse et fonctionne mal, d’où les remontées acides, pouvant aller jusqu’au cancer de l’œsophage lorsque le RGO n’est pas pris en charge. Des lésions œsophagiennes ou des vomissements chroniques, en cas d’anorexie par exemple, sont aussi des causes potentielles d’ulcères. D’après le docteur Sophie Bauer, la hernie par roulement est aussi un facteur de risque dans la survenue d’ulcère gastrique. « L’estomac forme une poche supplémentaire, provoquant des phénomènes de reflux, avec une sensation de remontée acide en position allongée. La hernie par roulement peut donner des toux inexpliquées, car les reflux sont irritants. »

La tumeur pancréatique, une cause rare

L’ulcère de l’estomac peut révéler une affection de santé plus grave, comme une tumeur du pancréas (gastrinome) ou du duodénum (syndrome de Zollinger Ellison). La présence de ces tumeurs favorise la sécrétion de gastrine, qui a son tour provoque une hypersécrétion acide, potentiellement responsable d’ulcère. Toutefois, cela est exceptionnel.

Une douleur persistante dans la région épigastrique doit amener à consulter son médecin traitant. L’ulcère gastrique peut également être asymptomatique et repéré de manière fortuite lors d’un examen comme l’endoscopie. « La fibroscopie œso-gastro-duodénale est l’examen permettant de confirmer le diagnostic d’ulcère, permettant une visualisation à la fois de l’œsophage, du duodénum et de l’estomac. Cet examen peut être complété par un prélèvement bactériologique, notamment en cas de récidive d’ulcère ou d’ulcère lié à la présence de germes. » Et le médecin de conclure, « lorsque des symptômes sont révélateurs d’un trouble digestif, il est important de consulter son médecin afin de poser le diagnostic et de mettre en place un traitement approprié pour soigner l’ulcère, souvent traité par la prise de médicaments IPP, appartenant à la famille de l’oméprazole« .

Merci au docteur Sophie Bauer, chirurgienne et Présidente du syndicat des médecins libéraux.

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