causes, un lymphome qui guérit ?

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Le syndrome de Sézary est une forme rare de lymphome, un cancer du système lymphatique. Il se caractérise par des éruptions cutanées et des démangeaisons sévères.

Qu’est-ce que le Syndrome de Sézary ? 

« Le syndrome de Sézary est une forme rare de lymphome cutané à cellules T, qui est un cancer du système lymphatique, explique le Professeur Martine Bagot (PU-PH, chef du service dermatologie de l’hôpital Saint-Louis. Il se caractérise par une accumulation anormale de lymphocytes T, un type de globules blancs, dans la peau et dans le sang« . Il porte le nom d’Albert Sézary, le dermatologue français qui l’a décrit pour la première fois en 1938. « Le traitement dépend de l’évolutivité de la maladie. Il comporte des traitements immunomodulateurs, des photophérèses, des anticorps monoclonaux ciblés ou des chimiothérapies. Certains cas peuvent bénéficier d’allogreffe de moëlle« . Comme c’est le cas pour de nombreuses maladies graves, le pronostic et la réponse au traitement varient d’un patient à l’autre.

Quels sont les symptômes du Syndrome de Sézary ? 

Les symptômes du syndrome de Sézary comprennent généralement des éruptions cutanées et des démangeaisons sévères. « Les patients peuvent présenter des éruptions sous la forme de plaques rouges, squameuses et parfois épaisses sur la peau, précise le Professeur. Ces éruptions peuvent toucher tout le corps (érythrodermie)« . Les démangeaisons cutanées (prurit) sont souvent l’un des symptômes les plus gênants et invalidants du syndrome de Sézary. « Elles peuvent être extrêmement intenses et altérer la qualité de vie du patient« . Lorsque le patient se gratte beaucoup, les ganglions lymphatiques ont une taille augmentée et sont palpables, en particulier au niveau du cou, des aisselles et de l’aine. « Chez certains patients, on peut également constater une perte de cheveux » ainsi qu’une dépigmentation ou une hyperpigmentation de la peau.

Quelle est la cause d’un Syndrome de Sézary ? 

La cause précise du syndrome de Sézary n’est pas connue. « Les études ont en revanche éliminé plusieurs causes. L’accumulation anormale des lymphocytes T n’est pas liée à une cause virale, ni génétique, l’origine environnementale (exposition à des produits chimiques ou à des agents cancérigènes) n’est pas démontrée« , reprend la spécialiste. La recherche est toujours en cours pour mieux comprendre les mécanismes de la maladie. « Il est important de noter que le syndrome de Sézary est une maladie rare. Elle ne représente que 5% de tous les lymphomes cutanés, qui sont eux-mêmes très rares« . Elle touche de façon quasi égalitaire les hommes et les femmes, âgés d’une soixantaine d’années.

Quelle est l’espérance de vie ? 

L’espérance de vie pour les personnes atteintes du syndrome de Sézary varie en fonction de nombreux facteurs, notamment le stade de la maladie au moment du diagnostic, la réponse au traitement, la tolérance aux traitements, l’âge et l’état de santé général du patient. « Mais globalement le pronostic est bien meilleur qu’avant où il n’était que de 5 ans, assure le Professeur. Aujourd’hui, grâce au développement de nouvelles thérapies ciblées, les perspectives sont nettement améliorées ».

Le diagnostic du syndrome de Sézary est généralement posé par un médecin spécialisé en dermatologie ou en hématologie/oncologie et nécessite une série d’examens approfondis comprenant des biopsies de la peau et des analyses de sang. 

Les symptômes peuvent ressembler à ceux d’autres affections cutanées et lymphatiques.

« Étant donné que les symptômes du syndrome de Sézary peuvent ressembler à ceux d’autres affections cutanées et lymphatiques, un diagnostic précis est essentiel pour déterminer la nature de la maladie« , appuie le Professeur Bagot. Souvent consulté en première intention, le médecin traitant va orienter vers un dermatologue. « Ces derniers vont réaliser une biopsie cutanée (prélèvement d’un échantillon de peau affectée pour examen microscopique en laboratoire). Dans 70% des cas, la biopsie permet de déterminer la présence de lymphocytes T anormaux dans la peau, ce qui est caractéristique du syndrome de Sézary« . Si la biopsie ne permet pas de porter un diagnostic, il convient d’orienter le patient vers un centre du réseau lymphomes cutanés INCa pour des examens plus poussés. « Des techniques de biologie moléculaire, telles que l’analyse des réarrangement des gènes du récepteur T ou la cytométrie en flux, peuvent être utilisées pour détecter un clone T dominant ou une anomalie de répartition des sous-populations lymphocytaires ». Une fois le diagnostic du syndrome de Sézary confirmé, le médecin peut discuter des options de traitement appropriées en fonction de la gravité de la maladie et de l’état de santé général du patient. Comme il s’agit d’une maladie complexe, la gestion du syndrome de Sézary nécessite généralement une équipe médicale multidisciplinaire spécialisée en dermatologie, en hématologie/oncologie et en pathologie.

Peut-on guérir et avec quel traitement ? 

Le syndrome de Sézary est une maladie rare et complexe. Sa prise en charge est généralement effectuée par une équipe médicale spécialisée en dermatologie, en hématologie/oncologie et en pathologie. « Le traitement repose généralement sur une association d’une approche systémique et locale« , détaille la spécialiste. 
► La première étape est la photophérèse. « Un volume sanguin est prélevé du patient. Le sang est traité pour séparer les cellules sanguines, y compris les lymphocytes T, des autres composants du sang, tels que les globules rouges et les plaquettes. Les lymphocytes T sont ensuite exposés à un médicament photosensibilisant et à des rayons ultraviolets A (UVA) spécifiques. Cette étape a pour but de modifier les lymphocytes T tumoraux et de stimuler les réponses anti-tumorales. Après l’exposition aux UVA, les cellules sanguines, y compris les lymphocytes T modifiés, sont réinjectées au patient ».
► La photophérèse est censée agir en modulant la réponse immunitaire en réduisant la population de lymphocytes T pathogènes, en les rendant moins réactifs, et en augmentant la tolérance immunitaire. « La procédure est à répétée tous les 15 jours pendant 6 mois à 1 an selon la réponse du patient au traitement ». 
► La photophérèse peut être utilisée seule ou en combinaison avec d’autres thérapies, comme les immunomodulateurs par voie orale ou injectables.
► Les anticorps monoclonaux constituent une véritable avancée thérapeutique dans le traitement du syndrome de Sézary. « Certaines thérapies ciblées, telles que le mogamulizumab, un anticorps monoclonal ciblant les cellules T CCR4-positives, se sont avérées efficaces sur la prolifération des cellules de la peau. De plus, les effets secondaires sont plus limités que pour les chimiothérapies« . La greffe de moelle est une autre option thérapeutique.

Réalisée par un hématologue, elle s’adresse à des patients de moins de 70 ans, sans comorbidités (diabète, insuffisance rénale ou cardiaque). « Si la greffe n’est pas possible, plusieurs programmes de chimiothérapie peuvent être proposés ». Certaines personnes atteintes du syndrome de Sézary atteignent une rémission complète ou partielle en réponse au/x traitement/s. « malheureusement certains patients décèdent généralement à cause d’une infection liée à une diminution des lymphocytes « normaux »« .

Merci au Professeur Martine Bagot, PU-PH à l’hôpital Saint-Louis (AP-HP) et à l’université Paris Cité.

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