Une tique responsable d’une fièvre mortelle pourrait se propager en France

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L’Agence nationale de sécurité sanitaire met en garde contre la possible prolifération de la tique Hyalomma en France. Une tique porteuse d’un virus à risque mortel. Photo.

Une tique présente dans le Sud de la France depuis plusieurs années, pourrait étendre son implantation à tout le pays à cause du dérèglement climatique, prévient l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) en juin 2023. Originaire d’Afrique et d’Asie, cette tique, principalement introduite par les oiseaux migrateurs en provenance d’Afrique, a réussi à s’implanter en Corse et sur le littoral méditerranéen depuis 2015. Elle aime les climats secs et les périodes chaudes. Son nom : la tique Hyalomma. Trois espèces de tiques du genre Hyalomma sont présentes en France. Le danger de cette tique réside dans sa capacité à transmettre, en cas de piqûre, la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (FHCC), une maladie aux conséquences potentiellement mortelles. « Si aucun cas humain n’a été détecté pour l’instant, le risque d’apparition de cas de FHCC en France est possible » explique Elsa Quillery, coordinatrice de l’expertise scientifique à l’Anses. Une dizaine de cas humains autochtones de FHCC ont été rapportés en Espagne depuis 2013, dont certains ont provoqué le décès du malade. En France, des anticorps spécifiques au virus de la FHCC ont été retrouvés chez des animaux domestiques et sauvages, laissant penser que ces animaux ont été exposés sur notre territoire. L’Anses appelle à une vigilance renforcée et à une surveillance accrue des tiques à travers le pays. 

Quels symptômes en cas de piqûre ?

Les symptômes de la fièvre de Crimée-Congo (FHCC) sont similaires à ceux d’une grippe. La personne infectée peut avoir de la fièvre, se sentir fatiguée, avoir des maux de tête, des douleurs musculaires et des frissons. Parfois, elle peut aussi avoir des troubles digestifs comme des nausées ou des vomissements. Dans les cas les plus graves, la maladie évolue en syndrome hémorragique (saignements) avec un taux de mortalité atteignant 30 % dans certains pays. 

TIQUE HYALOMMA
Photos de tique Hyalomma © Anses

Comment se protéger ?

Si vous vivez dans les régions où la tique Hyalomma est présente, il est recommandé de porter des vêtements longs, d’utiliser des répulsifs anti-tiques et de procéder à des vérifications minutieuses après une promenade en pleine nature. Il est également essentiel de consulter un médecin en cas de morsure de tique, et de signaler toute découverte de tique Hyalomma aux autorités compétentes.

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