« Si tu me donnes ta virginité… »

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Jacques Bouthier, richissime directeur général d’Assu 2000, est accusé de viols et traite d’être humains sur mineurs. Selon la plaignante, l’homme de 75 ans aurait acheté sa virginité et lui aurait demandé de lui trouver une fille de « 8 à 14 ans ». Témoignage glaçant…

Le témoignage est glaçant. Alors que Jacques Bouthier, l’une des plus grosses fortunes de France, a été mis en examen le 21 mai pour « traite des êtres humains à l’égard de mineur« , la plaignante Aïcha a raconté aux enquêteurs les atrocités que celui-ci lui aurait fait subir, a révélé Le Parisien. C’est à la mi-mars 2022 que l’affaire éclate. La jeune femme de 22 ans se rend dans un commissariat parisien pour y déposer plainte. Elle assure être captive de l’homme d’affaires, qui, selon son témoignage, la violerait depuis 2016 ou 2017, alors qu’elle était à l’époque encore mineure.

« Si tu me donnes ta virginité, je vais te donner 4000 euros »

L’ancien directeur général d’Assu 2000, âgé de 75 ans, qui a dû démissionner de son poste, aurait rencontré la jeune femme par le biais de la cousine de celle-ci (une version des faits qu’elle réfute). Selon Aïcha, sa cousine lui aurait proposé de se prostituer et l’aurait conduite au domicile de Jacques Bouthier.

« Il y avait déjà une fille chez lui. Elle m’a expliqué qu’elle a des relations sexuelles avec Jacques Bouthier depuis qu’elle a 17 ans, mais que maintenant qu’elle a 23 ans, elle est trop vieille et que j’étais sa remplaçante« , a raconté la plaignante, qui n’avait que 16 ans au moment des faits.

Pendant trois mois, elle aurait eu des rapports sexuels tarifés avec le directeur général d’Assu 2000, sans pénétration vaginale… jusqu’à ce qu’il lui fasse une autre proposition: « Il m’a dit : ‘Si tu me donnes ta virginité, je vais te donner 4000 euros et je vais t’acheter un téléphone‘ ». La jeune femme aurait cédé et aurait subi un « rapport brutal« , selon Le Parisien.

Jacques Bouthier aurait demandé une fille de 8 à 14 ans

Entendu par les enquêteurs, Jacques Bouthier, lui, a confirmé les faits, mais a assuré qu’il pensait à l’époque que la jeune femme était majeure. Il n’a pas manqué de la décrire comme « une grosse coquine« . Toutefois, dans une conversation interceptée par les enquêteurs, Jacques Bouthier aurait lâché à son interlocuteur: « Je crois qu’elle était mineure« .

Selon Aïcha, l’homme d’affaires aurait refusé qu’elle continue le lycée, afin de pouvoir être disponible à chaque instant et l’aurait conduite de nombreuses fois dans des clubs échangistes où il l’aurait poussée à avoir des relations avec des hommes. Puis, en décembre 2020, la plaignante est mise à la porte du domicile de Jacques Bouthier. « Il m’a dit : Si tu veux un appartement, tu dois me trouver une petite fille (…) Il a dit 8-11 ans. Jusqu’à 14 ans, pas plus« , a-t-elle assuré. 

Aïcha lui fait alors croire qu’elle a trouvé une Marocaine de 13 ans, prête à s’installer chez lui. Il s’agit en réalité d’une Roumaine de 14 ans, qui fait partie intégrante d’un plan de la plaignante pour exposer les comportements de Jacques Bouthier. « L’idée c’était que Bouthier et elle se retrouvent nus et moi je devais prendre le vêtement de Bouthier, les enfermer dans l’appartement et appeler la police« , a-t-elle expliqué.

Jacques Bouthier, accusé d’agressions sexuelles

Une vidéo est alors tournée à ce moment-là. L’homme d’affaires de 75 ans se retrouve dans un lit avec la jeune fille de 14 ans, lui demande son âge, lui propose 200 euros et lui lance sans vergogne: « Et t’as jamais été avec un garçon ? (…) Ben il faut commencer, hein« .

Les enquêteurs sont en mesure de confirmer que la plaignante était bien hébergée par Jacques Bouthier. Si celle-ci n’était pas physiquement retenue prisonnière, selon les premières conclusions de l’enquête, l’homme d’affaires aurait eu une forte emprise sur la jeune femme, décrite comme « très fragile« , « sans ressource » ni « aide extérieure« .

Jacques Bouthier : une emprise sur des « êtres vulnérables » ?

Selon Marine Brousse, présidente de l’association La voix de l’enfant, qui se constitue partie civile dans l’affaire, c’est justement pour ces caractéristiques que Jacques Bouthier aurait choisi cette jeune femme pour exercer son emprise. « Ce qui est absolument odieux de la part de tels individus, c’est justement de s’attaquer à ces êtres vulnérables« , a-t-elle déploré au micro de BFMTV. Sept autres femmes auraient été victimes de viols par Jacques Bouthier, puis remplacées tour à tour par une femme plus jeune.

Une information judiciaire a été ouverte le 21 mai, au motif de « traite des êtres humains à l’égard de mineur », « viols sur mineure de plus de 15 ans », « recours à la prostitution d’un mineur » et « agressions sexuelles sur mineure de moins de 15 ans » pour l’adolescente de 14 ans.

Cinq autres personnes mises en examen

Cinq autres personnes ont été mises en examen, dont l’épouse de Jacques Bouthier, soupçonnée d’avoir cautionné les actes de son mari. La cousine d’Aïcha, soupçonnée de l’avoir recrutée pour l’homme d’affaires, fait également partie des mis en examen.

Quant aux trois autres mis en examen, il s’agirait d’hommes de main du PDG, accusés de « non-dénonciation d’agressions sexuelles » et de « participation à une association de malfaiteurs en bande organisée en vue de commettre un enlèvement et une séquestration », selon RTL.

Jacques Bouthier crie au chantage : qui est l’homme d’affaires ?

Le fondateur d’Assu 2000 a été classé 487e dans le classement du magazine Challenges des plus grandes fortunes de France, avec un patrimoine estimé à 160 millions d’euros. Fondée en 1975, alors que le PDG avait 28 ans, l’entreprise renommée Vilavi en janvier, est présentée comme le « premier courtier expert en assurance et en crédit dédié aux particuliers en France« . L’homme d’affaires a dénoncé un « piège » qui viserait à le faire chanter.

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