en France, symptômes, comment ça s’attrape ?

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MONKEYPOX. Après l’Angleterre, le Canada, l’Espagne, le Portugal, les Etats-Unis, la France annonce un cas de variole du singe aussi appelée « Monkeypox ». Cette maladie peut se transmettre à l’Homme par les rongeurs ou les singes. C’est quoi ? Quels symptômes ? Traitements ? Est-ce dangereux ? Contagieux ? On fait le point.

[Mise à jour le 21 mai 2022 à 20h21] Le virus de la variole du singe ou virus « Monkeypox » est à l’origine d’une maladie infectieuse transmise à l’Homme par les animaux, notamment les rongeurs et les singes. Les premiers cas humains d’infection ont été détectés en 1970, en République démocratique du Congo. 80 cas sont actuellement recensés dans le monde. L’OMS et ses partenaires s’efforcent de mieux comprendre l’étendue et la cause de cette nouvelle épidémie de monkeypox. Le virus est endémique dans certaines populations animales dans un certain nombre de pays, entraînant des épidémies occasionnelles parmi la population locale et les voyageurs. Les récentes flambées signalées dans 11 pays jusqu’à présent sont atypiques, car elles se produisent dans des pays non endémiques. explique l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Le 16 mai 2022, l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a rapporté une dizaine de cas de Monkeypox « principalement chez des homosexuels, des bisexuels ou des hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes. » Le 13 mai, le Portugal notifie 5 cas confirmés et 15 cas suspects en cours d’investigation. « Ces 20 cas concernant des hommes, jeunes pour la plupart » précise Santé Publique France. Le 18 mai 2022, le Canada et l’Espagne ont annoncé avoir détecté des cas de variole du singe. La Suède confirme aussi un cas. Les Etats-Unis ont signalé un premier cas le 19 mai. En France, la Direction générale de la Santé a confirmé le 19 mai un premier cas suspect de variole du singe en Ile-de-France. « Dès la suspicion de son infection, cette personne a été prise en charge. En l’absence de gravité, elle est isolée à son domicile. Il s’agit d’un homme de 29 ans sans antécédent de voyage dans un pays où circule le virus » indique Santé Publique France le 20 mai. « En France, les infections par les orthopoxvirus dont le Monkeypox font l’objet d’une surveillance pérenne par le dispositif de la Déclaration Obligatoire. Compte tenu des alertes en cours, la surveillance de ces infections est renforcée par Santé publique France et des recommandations ont été adressées aux professionnels de santé par le ministère » ajoute l’organisme de santé. Pour l’ensemble des cas confirmés, les analyses ont mis en évidence un virus appartenant au clade « Afrique de l’ouest » du virus MKP1, suggérant un lien initial avec le Nigéria, pays dans lequel le virus circule régulièrement depuis 2017. Hormis le cas signalé au Royaume-Uni le 7 mai dernier importé du Nigéria, les nouveaux cas signalés ne rapportent pas de voyage en Afrique ou de lien avec une personne au retour d’Afrique. « A ce stade, les cas rapportés sont majoritairement bénins, et il n’y a pas de décès signalé » précise la DGS. C’est quoi la variole du singe ? Quels sont les symptômes ? Comment se transmet-elle à l’humain ? Quels traitements pour la soigner ? Quelle est la situation en France ? Ce virus est-il dangereux ?

Définition : c’est quoi la variole du singe ?

« L’orthopoxvirose simienne, ou « variole du singe », est une zoonose virale rare (virus transmis à l’être humain par les animaux) que l’on observe principalement dans les zones isolées du centre et de l’ouest de l’Afrique, à proximité des forêts tropicales humides » indique l’OMS. « Les rongeurs africains et les primates non humains (comme les singes) peuvent héberger le virus et infecter les humains » précise l’Agence américaine pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC). « Ce virus ressemble à celui de la variole sur le plan clinique mais le monkeypox est dû à un poxvirus différent du virus de la variole«  explique l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Le premier cas humain a été détecté en 1970, en République démocratique du Congo chez un garçon de 9 ans vivant dans une région où la variole avait été éliminée depuis 1968.

Image d'un macaque
Image d’un macaque © grigory_bruev-123RF

Combien de cas de variole du singe en France ?

La Direction générale de la Santé a confirmé le 20 mai un premier cas suspect de variole du singe en Ile-de-France. « Il s’agit d’un homme de 29 ans sans antécédent de voyage dans un pays où circule le virus » a précisé Santé Publique France ce même jour. Dès la suspicion de son infection, la personne a été prise en charge. En l’absence de gravité, elle est isolée à son domicile. Une enquête épidémiologique approfondie est mise en œuvre par les équipes de Santé publique France et de l’ARS Ile-de-France, en lien avec le médecin ayant pris en charge cette personne. Les personnes ayant été en contact étroit avec ce patient sont en cours de recensement. Elles recevront de la part des autorités sanitaires les informations sur la conduite à tenir, afin de limiter la propagation du virus. L’infection à Monkeypox est une maladie à déclaration obligatoire. 

En cas d’apparition de symptômes, contacter le SAMU Centre 15.

Quels sont les symptômes de la variole du singe ?

Les symptômes ressemblent à ceux des patients atteints de variole, mais en plus légers. Dans les 5 premiers jours, l’infection provoque plusieurs symptômes :

  • fièvre
  • maux de tête
  • adénopathie (gonflement des ganglions lymphatiques)
  • douleurs dorsales
  • myalgies (douleurs musculaires)
  • asthénie (épuisement)

Dans les 1 à 3 jours (parfois plus) suivant l’apparition de la fièvre, le patient développe des symptômes d’éruption cutanée (rash) qui commence souvent sur le visage puis s’étend à d’autres parties du corps, dont les paumes des mains, les plantes des pieds et les muqueuses (bouche et région génitale). L’atteinte cutanée survient en une seule poussée. Des démangeaisons sont fréquentes. Les lésions passent par différents stades successifs :

  • macules
  • papules
  • vésicules
  • pustules
  • croûtes

Lorsque les croûtes tombent, les personnes ne sont plus contagieuses. Les autres muqueuses (ORL, conjonctives) peuvent également être concernées. Les cas récemment détectés chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes ont signalé une prépondérance de lésions dans la région génitale. « L’incubation de la maladie peut aller de 5 à 21 jours. La phase de fièvre dure environ 1 à 3 jours. La maladie, généralement bénigne, guérit le plus souvent spontanément, au bout de 2 à 3 semaines » souligne Santé Publique France.

► En cas d’apparition de symptômes (fièvre et éruption cutanée avec des vésicules), contacter le SAMU Centre 15. Il est recommandé de vous isoler en attendant un avis médical et d’éviter les contacts avec d’autres personnes.

Transmission : comment s’attrape la variole du singe ?

« Le virus se transmet principalement à l’être humain à partir de divers animaux sauvages, rongeurs ou primates par exemple, mais la propagation secondaire par transmission interhumaine est limitée » rassure l’OMS. L’infection est provoquée par un contact direct avec du sang, des liquides biologiques ou des lésions cutanées ou muqueuses d’animaux infectés. « En Afrique, on a documenté des infections humaines à la suite de la manipulation de singes, de rats géants de Gambie et d’écureuils infectés, les rongeurs étant vraisemblablement le principal réservoir du virus. La consommation de viande d’animaux infectés pas suffisamment cuite est un facteur de risque possible«  développe l’OMS. La transmission entre humains se produit principalement par les particules des gouttelettes respiratoires. Les autres modes de transmission interhumaine comprennent le contact cutané direct avec les liquides biologiques ou la lésion, et le contact indirect avec la lésion, par exemple par des vêtements, du linge de maison ou de la vaisselle contaminés. « Il est donc important que les malades respectent un isolement pendant toute la durée de la maladie (jusqu’à disparition des dernières croutes, le plus souvent 3 semaines) » préconise Santé Publique France. Selon des chercheurs de l’institut Pasteur, la transmission du virus de la variole du singe en dehors de l’Afrique « est probablement dû au déclin mondial de l’immunité aux virus du genre orthopoxvirus (responsables de la variole humaine), suite à l’arrêt de la vaccination antivariolique, dans les années 1980. La variole du singe pourrait donc devenir la plus importante infection à orthopoxvirus chez l’Homme ». 

La variole du singe est-elle contagieuse ?

Il peut y avoir une transmission de la maladie entre Hommes, par exemple au sein d’une même famille via l’exposition aux gouttelettes respiratoires de la personne contaminée mais cela « nécessite en général un contact face à face prolongé » souligne l’OMS. La maladie est ainsi peu contagieuse entre les Hommes, Elle peut également survenir par inoculation ou par voie placentaire (orthopoxvirose simienne congénitale).

Pour diagnostiquer la maladie, il faut passer par une analyse du virus en laboratoire.

Quel est le traitement contre la variole du singe ?

« Il n’existe pas de traitement spécifique ni de vaccin même si la vaccination antivariolique s’est avérée très efficace pour prévenir également l’orthopoxvirose simienne » souligne l’OMS. La variole du singe est une maladie dont le patient guérit généralement spontanément en deux à trois semaines.

Existe-t-il un vaccin contre la variole du singe ?

Il n’existe aucun vaccin contre le Monkeypox mais celui contre la variole serait efficace à 85% selon l’Institut Pasteur.

La variole du singe est-elle mortelle ?

« Le taux de mortalité lors des flambées d’orthopoxvirose simienne s’est établi entre 1% et 10%, la plupart des décès survenant chez les plus jeunes » indique l’OMS. « La maladie dure généralement de 2 à 4 semaines. En Afrique, il a été démontré que le monkeypox cause la mort d’au moins 1 personne sur 10 qui contracte la maladie » établit le CDC. « La maladie est plus grave chez les enfants et chez les personnes immunodéprimées. Elle peut se compliquer de surinfection des lésions cutanées ou d’atteintes respiratoires, digestives ou ophtalmologiques ou neurologiques. A ce stade, les cas rapportés en Europe sont majoritairement bénins, et il n’y a pas de décès signalé » rapporte Santé Publique France le 20 mai.

Sources :

– Monkeypox, Centers for Disease Control and Prevention

– Orthopoxvirose simienne, OMS, 6 juin 2018

– Institut Pasteur

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