« Il va falloir remettre des restrictions »

[ad_1]

« Si nous voulons sauver les fêtes de fin d’année, il faut une mobilisation collective » a prévenu Gabriel Attal mercredi à la sortie du Conseil des ministres et face à la dégradation de la situation en France. 3e dose, test, masques, pass sanitaire, rassemblement… A quoi s’attendre ?

[Mis à jour le 24 novembre 2021 à 18h53] La situation épidémique se dégrade à l’approche des fêtes de fin d’année. « Si nous voulons sauver les fêtes de fin d’année, il faut une mobilisation collective« , a prévenu Gabriel Attal mercredi 24 novembre à la sortie du Conseil des ministres. « Le constat est sans appel : notre situation épidémique se dégrade très nettement. Il y a quelques jours, je parlais d’un début de vague fulgurante et cela se confirme avec un taux de reproduction du virus, qui est estimé aujourd’hui à 1,6 et qui devrait très probablement continuer à augmenter dans les prochains jours et les prochaines semaines » a-t-il poursuivi. « Le flux hospitalisation a augmenté de 40 % la dernière semaine par rapport à la précédente. » Jean-François Delfraissy, Président du Conseil scientifique, a alerté lundi sur le fait que la 5e vague allait avoir « un impact important » d’ici la fin de l’année, avec « des semaines pas faciles, autour de Noël« . Pour lutter contre ce pic épidémique, « le vaccin ne suffira pas, il va falloir remettre des restrictions », comme le port du masque, estime-t-il. Alors, la 5e vague peut-elle gâcher les fêtes ? Comment célébrer Noël en toute sécurité ? Doit-on se faire vacciner ? Se faire tester ? Avoir un pass sanitaire pour les messes de minuit ? Les marchés de Noël ? Quels gestes barrières respecter ? Doit-on s’attendre au même scénario qu’en 2020 ? Réponses.

Y aura-t-il des restrictions pour les fêtes de Noël ?

A l’issue du Conseil des ministres du 17 novembre, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a indiqué que le gouvernement n’avait pas l’intention de mettre en place de nouvelles mesures restrictives d’ici Noël. A priori, la mise en place d’une jauge maximum de convives ou l’instauration d’un couvre-feu ou d’une limitation de déplacement ne sont pas prévus. « On avait fait confiance à la responsabilité des Français l’an dernier et on a eu raison. Les Français ont fait beaucoup d’efforts, ils connaissent maintenant ce virus, ils savent comment il se transmet, ils font très attention, notamment quand ils sont avec des personnes fragiles et vulnérables », a-t-il détaillé mardi 16 novembre. « Disons que si l’on est au sommet d’une très forte vague automno-hivernale à cette période, les recommandations seront de rester chez soi et d’éviter à nouveau, au maximum les interactions sociales. Mais on n’en est pas là« , complète le professeur Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale de l’université de Genève (Suisse), dans les colonnes du Parisien. Les mesures pourront donc être adaptées en fonction de l’évolution de la situation sanitaire en France.

Sur quel marché de Noël le pass sanitaire est-il obligatoire ?

La décision d’imposer le pass sanitaire dépend de la décision du préfet de chaque département. Le pass sanitaire pourra être imposer si le taux d’incidence dépasse les 200 cas pour 100 000 habitants. Pour l’instant, le pass sanitaire est exigé aux entrées de plusieurs marchés de Noël de France : 

  • Lille
  • Metz
  • Paris (Tuileries, Village de la Défense)
  • Kaysersberg (Haut-Rhin)
  • Marchés de Noël du département des Deux-Sèvres
  • Reims
  • Marseille (seule la foire aux santons)

A Strasbourg, Mulhouse, Eguisheim et Colmar, le pass sanitaire n’est pas obligatoire, mais le port du masque est imposé et la distanciation sociale fortement recommandée. Tous les marchés de Noël situés dans les 28 départements où le port du masque est désormais obligatoire sont concernés par cette mesure : Nord, Ardennes, Marne, Meurthe-et-Moselle, Haut-Rhin, Eure, Orne, Sarthe, Loir-et-Cher, Cher, Maine-et-Loire, Deux-Sèvres, Vendée, Loire-Atlantique, Morbihan, Finistère, Côtes-d’Armor, Haute-Vienne, Loire, Rhône, Isère, Tarn-et-Garonne, Ariège, Hérault, Pyrénées-Orientales, Bouches-du-Rhône, Var, Alpes-Maritimes. Dans tous les cas, le protocole sera adapté en fonction du taux d’incidence. Dans l’un des scénarios, les visiteurs ne pourront pas manger ou boire devant les stands mais exclusivement dans des zones dédiées et délimitées appelées « food corner » ou « food court ». Les autres mairies attendent encore les décisions préfectorales pour décider de leur protocole sanitaire.

Faut-il un pass sanitaire pour les messes de minuit ?

Les messes de minuit ou veillées de Noël ont lieu dans de nombreux villes et villages de France. Pour le moment, aucune info n’a été transmise concernant l’obligation de présenter un pass sanitaire pour les messes de minuit. Selon le décret officiel, le pass sanitaire est seulement obligatoire dans « les établissements de culte lorsqu’ils accueillent des activités culturelles (concerts, spectacles) ». Donc a priori, les messes ne sont pas concernées par cette obligation. 

Peut-on se rassembler à Noël à plus de 6 personnes ?

A date, il est possible de se réunir dans un endroit privé (chez soi…) pour les fêtes de Noël sans jauge maximum. Néanmoins, l’Assurance maladie recommande toujours de limiter « les regroupements professionnels, amicaux ou familiaux à 6 personnes au maximum ». Les mesures pourront également être adaptées en fonction de l’évolution de la situation sanitaire. Dans un avis du 20 novembre 2021, le Conseil scientifique préconise la limitation des rassemblements. 

Doit-on porter un masque à Noël ?

Dans le cadre privé, le port du masque n’est pas obligatoire mais est fortement recommandé, surtout quand la distanciation ne peut pas être respectée. Son port fait partie des gestes barrières. Le port du masque est obligatoire dans certains marchés de Noël. 

Faut-il se faire vacciner avant Noël ?

« Il est possible que Noël ne soit pas difficile à cause du Covid, mais à cause de la grippe. »

« Aujourd’hui il n’y a pas de raison de penser » que les fêtes de Noël se déroulent comme en 2020. Oui, mais à condition « que l’immunité conférée par le vaccin se poursuive et donc que les Français éligibles fassent leur rappel de vaccination », insiste Gabriel Attal le 16 novembre sur France Inter. « Si les gens sont correctement vaccinés, Noël sera quasi normal cette annéerassure de son côté Eric Caumes, chef du service de maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital de La Pitié Salpêtrière à Paris, lors d’une interview accordée à L’ExpressLa grippe m’inquiète davantage : il est possible que Noël ne soit pas difficile à cause du Covid, mais à cause de la grippe. Il y a cette année un vrai risque d’épidémie grippale. Il n’y en a pas eu les deux dernières années donc les gens l’ont oubliée. S’il y a un message à faire passer, c’est : Vaccinez-vous contre la grippe’, surtout pour Noël. Mon autre crainte concerne les difficultés rencontrées dans les hôpitaux du fait du manque de personnel et du manque de chambres disponibles. La conjonction de ces trois phénomènes, le Covid, la grippe et les soucis dans les hôpitaux, fait qu’il peut y avoir des problèmes ces prochaines semaines. » 

Faut-il une 3e dose ?

Pour le moment, la dose de rappel est obligatoire (pour conserver son pass sanitaire) exclusivement pour certaines personnes : les personnes de plus de 65 ans et les personnes vaccinées avec Janssen. A partir du 15 décembre, le pass sanitaire sera donc désactivé pour les personnes de plus de 65 ans et pour les personnes vaccinées avec Janssen, qui ont réalisé leur deuxième dose il y a plus de 6 mois et 5 semaines et qui n’ont pas fait leur rappel. Les Français de 50 à 64 ans peuvent déjà prendre rendez-vous pour recevoir leur dose de rappel à partir du 1er décembre. Pour eux, la dose de rappel n’est pas obligatoire. Enfin, la dose de rappel est recommandée pour les personnes atteintes de comorbidités, les immunodéprimés, les soignants et les professionnels de santé. 

Faut-il se faire tester ?

Il sera possible de réaliser un test préventif en amont d’une réunion familiale

A priori, se faire tester ne sera pas obligatoire pour se réunir pour les fêtes de fin d’année. Mais comme l’année dernière, il sera toujours possible de réaliser un test préventif en amont d’une réunion familiale. Mais depuis le 15 octobre, les tests dits « de confort » ne sont plus remboursés. Les personnes majeures non vaccinées et sans ordonnance doivent désormais débourser la somme minimale de 44 euros pour un test PCR, de 22 euros pour un test antigénique et de 12,90 euros pour un autotests réalisé sous la supervision d’un professionnel.

  • Les personnes symptomatiques (toux, fièvre) doivent consulter un médecin qui leur prescrira un test PCR ou antigénique.
  • Les personnes asymptomatiques qui n’ont pas respecté les gestes barrière ou qui ont été en contact avec une personne symptomatique peuvent faire un test idéalement entre 48h et 24h avant les retrouvailles avec leurs proches.

Attention : les résultats des tests ne sont valables qu’au moment où on se fait prélever. On peut très bien être testé négatif la veille de Noël et être contaminé entre le prélèvement et le moment de se réunir. Un test négatif ne remplace donc pas le respect des gestes barrières.  

Est-ce qu’un confinement est recommandé avant les fêtes ?

En 2020, le Conseil Scientifique recommandait le recours à un auto-confinement préventif pour les personnes qui ont prévu de passer les fêtes de fin d’année avec des personnes à risque (âgées ou personnes fragiles). Il s’agissait de restreindre au maximum ses contacts une semaine avant le 24 ou le 31 décembre. En 2021, le Conseil scientifique et le gouvernement ne se sont pour le moment pas prononcés en faveur d’un auto-confinement.

Quels gestes barrières pendant les fêtes de Noël ?

Les gestes barrières sont toujours d’actualité et doivent être respectés. L’objectif est de limiter au maximum les risques de contamination pour les personnes qui vont célébrer ensemble les fêtes de fin d’année. Ainsi, pour réduire les risques de transmission, il convient de :

  • Respecter les gestes barrières lors des rassemblements entre amis et des réunions familiales, comme maintenir une distance physique d’un mètre lorsque c’est possible, se laver les mains très régulièrement, éviter les embrassades et  la promiscuité pour minimiser les risques. Eviter les bises pour se dire bonjour ou se remercier pour les cadeaux donc !
  • Aérer les espaces intérieurs régulièrement (la durée d’aération dépend du volume de la pièce et du renouvellement de l’air)
  • Adapter le plan de table pour le repas en espaçant les convives avec une distance plus importante pour les personnes présentant le plus de risques du fait de leur âge ou de comorbidités. 
  • Porter le masque, dans la mesure du possible
  • Nettoyer régulièrement les surfaces communes comme les poignées de porte et de tiroirs, les interrupteurs, la table à manger, les robinets et les sanitaires…
  • Se laver les mains après avoir ouvert les paquets ou utiliser du gel hydro-alcoolique.

Quelles étaient les règles à Noël 2020 ?

En 2020, les fêtes de fin d’années ont été ternies par l’épidémie de Covid-19. Le Premier ministre Jean Castex avait notamment recommandé aux Français de limiter les repas à 6 adultes à table, notamment au Réveillon et le jour de Noël. Se faire tester contre le Covid-19 avant les réunions familiales ou les rassemblements entre amis était recommandé. Un couvre-feu était également en vigueur.

[ad_2]

Source link