les annonces de Blanquer sur le protocole



Jean-Michel Blanquer s’est exprimé ce 26 août lors d’une conférence de presse sur le protocole sanitaire à respecter à l’école à partir de la rentrée, prévue le 1er septembre. Masques, règles de distanciation, organisation des repas à la cantine, dépistage à l’école… Voici tout ce qu’il faut savoir sur la rentrée scolaire 2020.

[Mis à jour le mercredi 26 août à 18h26]. La rentrée des classes aura lieu le mardi 1er septembre. Jean-Michel Blanquer s’est exprimé ce mercredi 26 à 15 heures, lors d’une conférence de presse, afin de préciser les modalités concernant la rentrée scolaire et les conditions sanitaires dans lesquelles les enfants retourneront à l’école après le confinement suivi de deux mois de vacances d’été. Concrètement, le protocole sanitaire s’appuiera sur les dernières recommandations du Haut Conseil de la santé publique datant du 7 juillet. Mais la règle sur le port du masque a été durcie et appliquée aux enseignants de maternelle. “Le masque devra être porté par tous, professeurs ou élèves, dès l’âge de 11 ans dans les espaces clos même lorsqu’une distance physique d’un mètre est respectée“, précise le gouvernement. “Le protocole qui a été élaboré au mois de juillet prévoit tous les types de situations”en cas de circulation faible ou forte du virus, a précisé Jean-Michel Blanquer le 20 août sur France 2. “Ce protocole nous permet d’assurer la protection de tous les élèves et des adultes, mais aussi l’éducation pour tous, a-t-il ajouté. Le ministre a par ailleurs précisé que les parents, idéalement, devraient éviter de se rendre en classe à la rentrée, même pour accompagner leurs jeunes enfants. Le point sur les dernières annonces concernant la rentrée scolaire 2020.

Date de la rentrée scolaire 2020

Les élèves, de la maternelle au lycée, reprendront donc le chemin de l’école le mardi 1er septembre 2020. La pré-rentrée des professeurs est prévue le lundi 31 août. L’année scolaire 2020-2021 se terminera le mardi 6 juillet 2021.

Dès le 1er septembre, les adultes (enseignants, membres du personnel…) ainsi que les élèves dès 11 ans devront porter un masque (qui fera partie des fournitures scolaires). C’est l’une des raisons pour laquelle l’allocation de rentrée scolaire a été augmentée cette année de 100 euros par enfant, pour faire face à l’augmentation du coût de la rentrée des classes. “Ce port du masque sera systématique de la part de tous les élèves dès le collège, et pas seulement lorsqu’il n’y a pas de distance physique“, dans les espaces clos, précise le ministre de l’Education nationale le 20 août. Il a ajouté ce mercredi 26 août : “ce que chacun doit comprendre de manière simple, c’est que tous les adultes portent le masque, et que les enfants et les adolescents le portent à partir de la classe de sixième“. Cela dit, “aucun enfant ne sera exclu faute de masque” a-t-il spécifié, un “volant de masques” est prévu pour les élèves avec des familles en difficulté financière. Contrairement à ce qui avait été annoncé concernant les exceptions du port du masque pour les enseignants de maternelle : “nous avons préféré ne pas maintenir ces exceptions” a précisé Jean-Michel Blanquer. En dehors de la classe, dans les espaces aérés, le port du masque se fera “selon l’appréciation locale”.  

  • Pour les élèves scolarisés en maternelle : le masque est à proscrire. 
  • Pour les élèves scolarisés à l’école élémentaire : le masque n’est pas recommandé, mais des masques sont à disposition pour ceux qui présentent des symptômes, dans l’attente de leur départ de l’école.
  • Pour élèves de collège et lycée, le masque est obligatoire dans les espaces clos, même lorsqu’une distanciation d’un mètre est respectée.
  • Pour les membres du personnel : le masque est obligatoire en primaire, au collège et au lycée même quand la distanciation d’au moins un mètre est garantie.

Aération des classes, limitation du brassage des classes, lavage des mains… Le protocole sanitaire sera bien celui dévoilé au mois de juillet, qui avait été assoupli. Ceci étant, le ministre de l’Eéducation nationale a fait des précisions ce mercredi 26 août : “Nous avons demandé qu’il n’y ait de brassage que par niveau et non pas inter-niveau, dans le fonctionnement des lycées en particulier. Concrètement, il pourra y avoir des élèves de seconde qui se croisent dans un lycée. Mais normalement, les emplois du temps sont conçus de telle façon que les élèves de seconde ne croisent pas les élèves de première, et vice versa.”

D’abord, chaque fois qu’une personne (adulte ou enfant) présentera des symptômes assimilables au Covid-19, il y aura un test. “Dans les quarante-huit heures qui suivent ce test, l’ensemble des mesures pour briser la chaîne de contamination est prise. Cela peut aller jusqu’à la fermeture d’une classe ou même la fermeture d’une école ou d’un établissement, ou même de plusieurs écoles“, a précisé JM Blanquer ce mercredi 26 août. Selon les situations, notamment en cas de fermeture d’école suite à un cas de Covid, l’enseignement à distance sera mis en place, avec “une capacité d’adaptation territoire par territoire”, précise le ministre.  La commune, la préfecture et l’ARS seront décisionnaires. Si la préfecture ordonne de fermer l’école, la commune se devra d’obéir. Mais si la préfecture ne donne pas d’obligation, la commune aura un pouvoir décisionnel, ont précisé Agnès Lebrun et Jean-Michel Blanquer le 26 août. 

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Voici les mesures mises en place après l’avis du Haut Conseil de la santé publique pour la rentrée de septembre. Néanmoins, le ministre de l’Education nationale a expliqué ce mercredi 26 août que des “adaptations locales” pourraient être mises en place en fonction de l’évolution de l’épidémie. “Une série de mesures est prête, mais ne sera dévoilée qu’en cas de nécessité“, a-t-il précisé.

  • La distanciation physique d’un mètre n’est plus obligatoire pour tous les cycles dans les espaces clos, lorsqu’elle n’est pas matériellement possible et qu’elle ne permet pas d’accueillir tous les élèves. Cette règle concerne tous les espaces clos : salles de classe, ateliers, bibliothèques, réfectoires, cantines, internats… Si la configuration des salles de classe ne permet pas de respecter la distanciation physique d’au moins un mètre, l’espace est organisé de manière à maintenir la plus grande distance possible entre les élèves
  • Pas de distanciation physique dans les espaces extérieurs (mais les plus de 11 ans doivent porter un masque)
  • La limitation du brassage entre classes et groupes d’élèves n’est plus obligatoire, y compris dans les transports scolaires (mais les collégiens et lycéens doivent porter un masque lors des déplacements dans l’établissement scolaire, ou lorsque la distanciation ne peut être garantie dans les transports). Cependant, le déroulement de la journée et des activités scolaires est organisé pour limiter les regroupements et les croisements importants. Les arrivées et départs sont particulièrement étudiés pour limiter au maximum les regroupements d’élèves et/ou de parents. 
  • L’accès aux jeux, aux bancs et espaces collectifs extérieurs est désormais autorisé. Des objets partagés au sein d’une même classe ou d’un même groupe peuvent être mis à disposition : ballons, jouets, livres, jeux, journaux, dépliants réutilisables, crayons…
  • Un nettoyage des sols et des grandes surfaces (tables, bureaux) est réalisé au minimum une fois par jour, ainsi qu’une désinfection des surfaces les plus fréquemment touchées par les élèves et les personnels dans tous les espaces communs (les poignées de portes, les interrupteurs…). Les tables du réfectoire sont nettoyées et désinfectées après chaque service.
  • A la cantine : il faudra respecter un mètre de distance entre chaque enfant. Si ce n’est pas possible, il faudra par exemple utiliser de nouvelles salles pour prendre son déjeuner ou augmenter le nombre de services pour diviser les passages simultanés à la cantine.  
  • Concernant les universités : “Un certain nombre d’universités ont décidé de faire une partie de leurs cours en télétravail”, précise le Pr Delfraissy. 

 

Dans un avis publié ce 3 juillet, le Conseil scientifique appelle les grandes villes de France à se préparer à une nouvelle vague d’épidémie à l’automne, avec “un confinement local plus ou moins important en fonction de l’épidémie“. Mais comment cela se passera-t-il pour les élèves ? Le ministère a anticipé les différentes situations. “Dans l’hypothèse où la situation sanitaire exigerait des mesures plus strictes, du fait d’une circulation active du virus sur tout ou partie du territoire national, un plan de continuité pédagogique sera mis en place pour assurer l’enseignement à distance, indiquait la circulaire de rentrée scolaire publiée le 10 juillet. Le mercredi 26 août, Jean-Michel Blanquer a de nouveau insisté et confirmé ce point. “Le ministère a élaboré un plan comprenant, outre le protocole sanitaire, le rappel des principales actions à conduire, des conseils et bonnes pratiques sur l’organisation du service et l’équipement numérique, les modalités d’activation des classes virtuelles du Cned et de Ma classe à la maison, et une sélection de ressources pédagogiques numériques à disposition des professeurs et des familles“. Voici les différentes hypothèses :

En cas de circulation active du virus

Concrètement, si le nombre d’élèves devait de nouveau être limité dans les écoles en raison d’une circulation active et localisée du virus, nécessitant la mise en place d’un protocole sanitaire stricte, les enfants pourraient (selon les situations et comme pendant le confinement) suivre les cours à distance avec Ma Classe à la maison ou le Cned, et être pris en charge en participant au dispositif 2S2C (sport, santé, culture, civisme). Les autres locaux des écoles, collèges et lycées devront notamment être mobilisés afin d’accueillir les élèves dans de meilleures conditions. Dans cette situation “tous les élèves doivent avoir accès à des cours en présentiel chaque semaine précise le ministère, mais des groupes pourraient aussi alterner à la journée ou à la demi-journée. En revanche, “les élèves scolarisés en CP et CE1 dédoublés en éducation prioritaire devront impérativement être scolarisés à temps plein“.

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En cas de circulation très active du virus nécessitant la fermeture des écoles

Le ministère de l’Education anticipe l’hypothèse selon laquelle des établissements scolaires nécessiteraient d’être fermés, au niveau local. Les enseignants pourront alors s’appuyer sur les cours des professeurs diffusés sur la Maison Lumni et suivre les cours à distance. En outre, les élèves en situation de “déconnexion numérique” devront être identifiés en amont.

Le ministère de l’Education nationale a publié ce 10 juillet une circulaire visant à encadrer la rentrée de septembre 2020. Concrètement, cette reprise se déroulera dans des conditions comparables à celles en vigueur en fin d’année scolaire. Avec l’appui du Haut conseil de la santé publique et du conseil de Défense, le ministère a mis en place un certain nombre de mesures destinées à assurer pour les élèves, les enseignants et le personnel administratif, une rentrée en toute sécurité. Comme c’était déjà le cas depuis le 22 juin, la circulaire de rentrée scolaire précise que “tous les élèves seront accueillis sur le temps scolaire“. Il n’y aura plus de dispositif distanciel et l’école redevient donc obligatoire pour tous. Le respect des règles sanitaires devra évidemment être de mise dans tous les établissements scolaires.  “Gestes barrière, hygiène des mains, port du masque pour les adultes et les élèves de plus de 11 ans lorsque les règles de distanciation ne peuvent être respectées dans les espaces clos ainsi que dans les transports scolaires, nettoyage et aération des locaux “, détaille cette circulaire.

Quels gestes barrière à l’école ?

Tous les élèves doivent respecter les gestes barrière lorsqu’ils arrivent dans l’établissement, avant chaque repas, avant, pendant et après la récréation, après être allé aux toilettes et le soir, avant de rentrer chez eux. 

  • se laver très régulièrement les mains ;
  • tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir ;
  • utiliser un mouchoir à usage unique et le jeter ;
  • saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades

Une aide personnalisée dès la rentrée

Aussi, pour lutter contre le décrochage scolaire, le ministre de l’Education compte “mettre le paquet en heures supplémentaires pour que le niveau soit atteint“. En effet, dès la rentrée scolaire, une aide personnalisée devrait permettre aux élèves de “consolider les fondamentaux en français et en mathématiques“, a-t-il ajouté. Concrètement, plusieurs centaines d’heures supplémentaires seront prévues pour les mois de septembre et octobre. Sans oublier les évaluations de début d’année qui seront “systématiques pour certaines classes comme le CP, CE1 et la classe de sixième en particulier”, a déclaré Jean-Michel Blanquer. “L’objectif n’est pas de baisser les exigences, mais de lisser davantage les choses pour qu’on puisse, en début d’année scolaire, réviser des points qui relèvent de l’année précédente”. 

Des évaluations d’élèves pour la rentrée de septembre

Les élèves de primaire, du collège ainsi que les lycéens seront soumis à des évaluations de début d’année, dès le mois de septembre, comme ce fut le cas les années précédentes pour les classes de CP et de CE1. L’objectif ? Mieux repérer les élèves décrocheurs afin de leur proposer un accompagnement adapté. Après plusieurs semaines d’école à distance, l’objectif de ces évaluations sera plus que jamais d’évaluer les besoins des élèves. En sixième, on va avoir une évaluation particulièrement robuste dans son contenu, notamment pour le français et les mathématiques, de façon à déclencher ensuite de l’aide personnalisée” a-t-il précisé sur France Inter. “C’est systématique, universel et obligatoire pour les classes de CP, CE1, sixième et seconde“, explique le ministre. Les élèves passeront donc ces évaluations à partir du 14 septembre.

Devoirs faits et accompagnement renforcé de la primaire au collège

Dans sa circulaire du 10 juillet, le ministère précise qu’il consacrera plus d’1,5 million d’heures supplémentaires et l’ensemble des professeurs remplaçants non utilisés à ce moment-là pour accompagner les élèves entre septembre et décembre, en particulier ceux des classes charnières (CP, 6e et seconde). “À l’école primaire, les heures d’activités pédagogiques complémentaires (APC) sont destinées en priorité aux élèves qui maîtrisent le moins les compétences de l’année précédente. Il en va de même au collège avec l’aide personnalisée.” indique la circulaire. Le dispositif “Devoirs Faits” sera renforcé et accessible dès la rentrée de septembre à raison de trois heures par semaine pour chaque élève, 4 heures pour ceux de sixième sur la période septembre-décembre.

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Enseignement à distance : une prime pour le matériel informatique

Jean-Michel Blanquer prévoit une prime pour permettre aux enseignants et aux élèves d’être équipés en matériel informatique. Plusieurs départements devraient expérimenter cette nouvelle mesure, dont le montant n’est pas encore défini, dès la rentrée de septembre. “Le fait que nous allions vers un équipement systématique de chaque élève et chaque professeur est notre objectif” a déclaré le ministre de l’Education le 27 juillet dernier sur France Info. Il précise également qu’une “formation à l’enseignement à distance va se généraliser” et rappelle que “la France est un des pays qui a le mieux réussi l’enseignement à distance” durant la période de confinement. 

Les lycéens bénéficieront également d’une attention toute particulière. L’effort d’accompagnement est notamment porté sur les élèves entrant en classe de 2de et en 1re année de CAP. Les élèves bénéficieront ainsi d’un nombre d’heures d’accompagnement augmenté, au moins jusqu’au mois de décembre. Pour les élèves des lycées professionnels, l’enjeu va être de leur permettre de renouer avec la pratique de leur spécialité dans un cadre professionnel. Ainsi, les élèves de 1re et de terminale ainsi que ceux de 2e année de CAP pourront bénéficier de périodes de formation en milieu professionnel (PFMP) à partir du 7 septembre. “Durant la semaine du 1er au 4 septembre, les élèves de 2de professionnelle et de 1re année de CAP bénéficient d’une période d’intégration“, précise le ministère. A noter que l’obligation de se former est prolongée jusqu’à 18 ans (et non plus à 16 ans comme c’était le cas auparavant). Un décret paru au Journal officiel le 6 août 2020 précise les mesures concernant la formation obligatoire prévue par la loi du 26 juillet 2019.

Masques aux lycéens d’Ile-de-France, transports gratuits à Paris

Dès la rentrée de septembre, les 500 000 lycéens d’Ile-de-France recevront deux masques gratuitement, a annoncé Valérie Pécresse. Autre bonne nouvelle pour les élèves de la capitale : à Paris, les collégiens et lycéens n’auront plus à payer leur pass Navigo dès la rentrée scolaire. Alors que les transports étaient déjà gratuits pour les moins de 11 ans depuis septembre 2019, Anne Hidalgo a souhaité élargir cette mesure dès le collège. Au total, 135 000 jeunes pourront en bénéficier.

Le Haut conseil de la santé publique (HCSP) recommande de “porter systématiquement un masque” en intérieur (salles d’enseignement, amphithéâtres, espaces communs…) dans les établissements d’enseignement supérieur (universités, écoles…) même si les distanciations physiques sont possibles, dans un avis rendu public ce mardi 25 août. “Le port du masque dans les salles d’enseignements est fortement recommandé” avait déjà annoncé le ministère de l’Enseignement supérieur. Il sera obligatoire “en toutes circonstances” à l’intérieur des bibliothèques. Par ailleurs, les universités et grandes écoles devront “accueillir le plus grand nombre d’étudiants dans le respect des consignes sanitaires”. Depuis le 11 mai, les établissements scolaires du supérieur étaient restés fermés afin d’éviter une propagation du virus. “Nous travaillons main dans la main avec les établissements pour mettre en place à la rentrée des mesures qui protègent du virus les enseignants, les personnels et les étudiants tout en leur permettant de se retrouver en privilégiant autant que possible le présentiel” a précisé Frédérique Vidal dans un communiqué. A la rentrée, les étudiants devront respecter un mètre de distance, ou un siège devra resté vacant dans les espaces clos, qui devront être aérés deux fois par jour. En outre, “les regroupements et croisements trop importants” devront être évités. Par conséquent, le nombre d’élèves dans les amphithéâtres devra être adapté. Ce protocole sanitaire s’appliquera dans les campus, les établissements, les résidences et restaurants universitaires, mais il pourrait être modifié en cas de “reconfinements localisés“. Dans de tels cas, une continuité pédagogique avec un enseignement en ligne devra être mis en place.



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