le bracelet connecté n’est pas exclu en France

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Comme ses voisins européens, le France développe une application de traçage des malades du Covid-19. StopCovid semble être la solution privilégiée par le chef de l’État qui y a fait ouvertement allusion lors de sa dernière allocution. Pourtant le dispositif qui ne fait pas l’unanimité n’est pas entériné. 

La piste du bracelet 

« Rien n’est exclu à ce stade », a déclaré le secrétaire d’État au Numérique Cédric O à nos confrères de RTL.fr. Son cabinet affirme avoir reçu plusieurs propositions d’industriels français. Parmi eux, des géants comme Orange, mais aussi des entreprises plus modestes,  comme Sigfox, spécialiste des réseaux télécoms bas débit. Dans un entretien dans Les Echos, le patron de la société toulousaine a proposé un bracelet connecté pour tracer les contacts des personnes infectées par le Covid-19. Son PDG Ludovic Le Moan a déclaré avoir déjà réalisé un prototype et s’est dit prêt à collaborer avec les acteurs intéressés pour aller plus loin – quitte à être taxé d’opportuniste.

Que ce soit un bracelet ou tout autre objet connecté, le principe serait le même que l’application StopCovid : déterminer les contacts du porteur de bracelet et les risques de contagion liés à ses rencontres. Avec cette alternative, Sigfox veut offrir à la France une « une solution de facilité ». Interviewé toujours par RTL.fr, Ludovic Le Moan insiste : « Une fois que le bracelet est enlevé, c’est fini. Alors que le téléphone restera dans notre poche après la crise. » Les données échangées par les bracelets transiteraient pas son réseau « 0G », le système de télécommunication bas débit mis au point par Sigfox… mais pas exempt de failles de sécurité.  

« Des solutions alternatives sont à l’étude »

Toutefois, l’utilisation d’un objet connecté permettrait d’équiper les 23 % de Français qui ne possèdent pas de téléphones intelligents, selon le Baromètre du numérique 2019. « Nous avons pleinement conscience que tout le monde ne possède pas de smartphone, des solutions alternatives sont à l’étude pour que ceux qui n’ont pas cet équipement ou ceux qui ne savent pas bien s’en servir puissent avoir accès à cet outil s’il est déployé », a déclaré le secrétaire d’État dans une vidéo débat diffusée en direct sur la page Facebook du parti présidentiel LREM, mercredi 22 avril. Mais, si le gouvernement optait pour des bracelets connectés, d’autres questions émergeraient : qui payera pour les boîtiers ? où s’équiper ? qui en sera équipé ? sous quelles conditions ? Le secrétariat d’État n’a pas souhaité répondre à nos questions. 

Face au panel d’offres et au casse-tête technique de StopCovid, le gouvernement a assuré que toutes les propositions d’initiative privée seront « instruites avec pour seul objectif l’efficacité et le respect du cadre » que s’impose l’exécutif, à savoir « la protection des données et des libertés, l’anonymat, le caractère temporaire, l’utilisation sur la base du volontariat et le code open source ». Cédric O rappelle que « l’objectif du gouvernement est que tout le monde puisse contribuer à casser les chaînes de transmission et de propagation du virus, librement, en toute sécurité et dans un cadre respectant sa vie privée ».

Des bracelets pour les personnes exposées

Hong Kong, la Corée du Sud, la Russie, l’Italie, le Liechtenstein ou encore la Belgique… Les boîtiers connectés ont déjà séduit plusieurs pays tantôt pour les étrangers, les sortis d’hôpital ou les personnes âgées. Depuis mi mars, à Hong Kong et en Corée du Sud, les autorités vont distribuer aux voyageurs venant de l’étranger des bracelets pour faire respecter la quarantaine sur leur territoire. En Russie, au nord-ouest du pays, la sortie de l’hôpital quelques milliers de personnes a été conditionnée au port d’un bracelet au poignet, selon le correspondant de FranceInfo. L’Italie envisage d’en équiper ses seniors. Après le lancement de sa propre application de traçage baptisée « Immuni », le gouvernement voudrait rendre obligatoire le port du bracelet pour les personnes vulnérables à dix jours de son probable déconfinement.

Les bracelets peuvent également servir d’autres objectifs. Sur le port d’Anvers en Belgique, les ouvriers portent un bracelet pour respecter la distanciation sociale sur leur lieu de travail. Le boîtier bipe si vous êtes trop près, comme le rapporte RTBF. Dehors ou dedans, c’est aussi une solution proposée par la société Ududu. Plus ambitieux, le Liechtenstein a lancé un programme pilote de bracelets biométriques pour détecter les infections au Covid-19. D’après le site Acteurs publics, 2 200 personnes se sont portées volontaires pour l’expérience. Leurs données de santé serviront à développer des algorithmes capables d’identifier de manière précoce les personnes contaminées. L’expérience devrait être étendue à toute la population cet automne. 



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