Epic, le créateur de Fortnite, entre dans l’arène des éditeurs de jeux vidéo

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Epic passe la quatrième. Le studio qui est à la fois le créateur du moteur 3D Unreal Engine – massivement utilisé par l’industrie du jeu vidéo, le père de Fortnite et le propriétaire du magasin de vente en ligne Epic Games Store ajoute une nouvelle corde à son arc : celle d’éditeur de jeux vidéo.

C’est Tim Sweeney, le créateur d’Epic qui l’annonce dans une déclaration officielle : il fait sortir de terre Epic Games Publishing.

« Nous travaillons actuellement sur la création du modèle de publication dont nous rêvions lorsque nous collaborions avec des éditeurs ».

Epic rejoint donc les rangs de Sony, Microsoft, Nintendo mais aussi, EA, Ubisoft, Bethesda, Blizzard-Activision sans oublier Devolver Digital, Valve ou encore 505 Games pour ne citer que ceux-là.

Epic, liberté et juste rétribution des développeurs

La politique d’édition d’Epic repose sur un ensemble de règles simples, courantes dans le milieu du jeu vidéo mais qui se veulent toutes justes et bénéfiques d’abord pour les développeurs et ensuite pour lui, l’éditeur. Ainsi, M. Sweeney a déclaré que :

  1. Les développeurs garderaient tous les droits de propriété intellectuelle sur leur création éditée par Epic et un plein contrôle sur leur travail, sans interférence de sa part.
     
  2. Epic Games Publishing (EPG) financerait jusqu’à 100% des projets édités par ses soins. Cela comprend les salaires des développeurs, les frais de campagnes de publicité avant et après lancement mais aussi tout ce qui attrait à la traduction, les contrôles qualité, etc.
     
  3. Les jeux édités par EPG ne seront pas uniquement à destination du PC et distribués uniquement via son Store. Ils pourront aussi être portés sur console et distribués sur d’autres stores en ligne ou physiques. Il n’y a pas de limites.
     
  4. La rémunération des développeurs pour leur travail après le lancement du jeu doit être la plus juste qui soit. EGP s’engage donc, une fois que les coûts de développement et de production auront été amortis, de reverser au moins 50% des profits des ventes réalisés aux studios qui auront créé les jeux.

Actuellement, les développeurs qui décident de mettre en vente leur jeu sur la plate-forme d’Epic, l’Epic Games Store, récupèrent 88% du prix de vente du jeu et le reste va dans les caisses du magasin. Des conditions plutôt avantageuses dans une industrie où, généralement, le ratio est plus de l’ordre de 70% pour les studios et 30% pour l’éditeur/distributeur.

À lire aussi : L’Epic Games Store est dorénavant accessible via le GeForce NOW

Trois gros studios font confiance à Epic Games Publishing

Epic endosse le costume de pionnier et estime que sa structure doit incarner « un nouveau mode de publication de jeux pour tous, centré avant tout sur le travail des développeurs ». Un discours qu’Apple tient aussi depuis l’ouverture de son service, Arcade. Cupertino est prêt à rétribuer largement les studios qui font confiance à son service et leur fournit, aussi, des moyens pour mieux travailler. Une manière habile et logique de rendre Arcade sans cesse plus attractif.

Tout comme le discours d’Apple a su séduire de belles structures, celui d’Epic a su enchanter quelques ténors du milieu. Le studio est parvenu à s’entourer de trois studios de talent pour commencer l’activité d’EGP : Remedy (Quantum Break, Control) tout d’abord, qui a annoncé avoir signé pour deux jeux, dont un AAA à destination de plusieurs plates-formes.

Ce sont ensuite Playdead (Limbo) et genDESIGN (dirigé par le directeur de production de The Last Guardian) qui décident de faire confiance à Epic pour leurs prochains jeux.

Les annonces autour des développements et premiers titres à venir seront faites ultérieurement, cette année. Et Epic assure être déjà en discussion avec d’autres studios, tout aussi prestigieux.

Sources : Epic et Remedy



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