Grève du 31 janvier à l’école : vers de nouvelles mobilisations ?

[ad_1]

Selon le ministère de l’Education nationale, près de 26% des enseignants ont fait grève ce mardi 31 janvier, pour protester contre la réforme des retraites débattue au sein du gouvernement. Le point sur les dernières infos.

[Mise à jour du 31 janvier 2023 à 18h26] La grève du 31 janvier a réunit bon nombre de manifestants, notamment dans l’Éducation nationale et dans les autres secteurs. Selon la CGT, 500 000 manifestants étaient présents dans les rues à Paris. La mobilisation était en hausse dans la plupart des villes. La participation de la jeunesse a également fait du bruit dans les cortèges organisés un peu partout en France, mais également aux abords d’établissements scolaires. De nombreuses perturbations ont été constatées dans les écoles. Pour rappel, cette grève nationale a été initiée par l’intersyndicale avec un objectif commun : inciter le gouvernement à abandonner son projet de réforme des retraites, et notamment la mesure sur le report de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans. Après cette deuxième journée de mobilisation interprofessionnelle, qui compte comme la troisième pour l’Éducation nationale, de nouvelles grèves sont-elles prévues dans les prochaines semaines ?

Quel taux de participation dans les écoles pour la grève du 31 janvier ?

Le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse a dévoilé à la mi-journée les chiffres de la mobilisation dans les écoles : en moyenne, le taux de participation était de 23,52 % dans l’Éducation nationale et de 25,92 % du côté des enseignants. Dans le détail, dans le premier degré, 26,65 % des enseignants étaient en grève, et dans le second degré, le taux était ramené à 25,22 %. Des chiffres en dessous de la mobilisation du 19 janvier dernier, et bien loin de ceux annoncés par les syndicats qui estimaient ce lundi que la moitié des enseignants seraient en grève. 

Vers une nouvelle mobilisation dans les écoles après le 31 janvier ?

La mobilisation contre la réforme des retraites ne semble pas être terminée, notamment au niveau des écoles. En amont de la grève du 31 janvier, le syndicat SUD Education avait clairement indiqué sa volonté de reconduire le mouvement dans les écoles après le 31 janvier. Certaines organisations syndicales de l’enseignement ont d’ores et déjà annoncées qu’elles se réuniraient à nouveau la semaine prochaine pour parler semble-t-il des futures actions. En tout cas, au niveau de l’intersyndicale la mobilisation ne compte pas s’arrêter là. « Il y aura des suites, si le gouvernement ne change pas et n’écoute pas », a déclaré Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, sur RMC BFMTV ce mardi matin. La décision devrait être prise ce mardi 31 janvier dans la soirée.

Grève dans les lycées : blocage et forte mobilisation chez les jeunes

Pour la journée grève du 31 janvier, dans plusieurs villes de France, des groupes de lycéens ont bloqué une nouvelle fois l’entrée de leur établissement scolaire en faisant barrage et en brandissant des pancartes. Au total, ce sont près de 200 lycées qui ont été bloqués, a annoncé La voix lycéenne, premier syndicat des lycéens. Du côté du ministère, on parle plutôt de 32 lycées bloqués ou perturbés au cours de la journée, faisant participer 1330 lycéens. Les syndicats ont d’ailleurs parlé d’une « mobilisation d’ampleur historique ». En faisant le bilan de cette journée de grève, le Mouvement National Lycéen annonce très clairement la suite du mouvement : « Ce n’est que le début ! ». 

Dans les lycées professionnels, le mouvement a également été suivi pour protester contre la réforme des retraites, mais également la réforme des établissements professionnels présentée par la ministre Carole Grandjean. Dans un communiqué, en date du 27 janvier, l’intersyndicale de cette branche « s’engage à construire un nouveau front de riposte par des actions et des grèves spécifiques lycées professionnels » si les revendications ne sont pas entendues.

Que faire si l’école ou la classe de mon enfant est fermée ?

Pour les parents qui souhaitent savoir si un service d’accueil sera maintenu pour la journée de grève du 31 janvier la réponse est oui. Un service d’accueil minimum est obligatoire dans les écoles du premier degré, les écoles maternelles et les écoles primaires. Dans les cas où il n’y aurait pas de service de garde mis en place, les parents d’élèves doivent de leur côté trouver une solution pour faire garder leurs enfants (nounou, baby sitter, garde par un voisin, une voisine de confiance ou les grands-parents). Sans solution, certains parents n’ont d’autres choix que de poser un jour de RTT ou un jour de télétravail.

Un élève peut-il être refusé à l’école lors d’une grève ?

Dans le premier degré, même s’il y a une grève prévue dans un établissement scolaire, en aucun cas un élève peut être refusé à l’école. « Un élève en école primaire (maternelle ou élémentaire) doit être accueilli pendant le temps de la classe, même si son maître ou sa maîtresse est absent. Ce service d’accueil est gratuit. Il est assuré différemment à l’école publique et à l’école privée sous contrat », indique le site du Service Public, selon la loi en vigueur depuis 2008. 

Les professeurs sont-ils obligés de se déclarer grévistes en avance ?

Le droit de grève dans l’Éducation nationale répond à quelques obligations. Dans le premier degré, les professeurs des écoles doivent déclarer à l’avance leur intention de se mettre en grève, au moins 48 heures avant le mouvement, en respectant un jour ouvré. Il n’est donc pas possible de se déclarer gréviste le vendredi si la grève a lieu le lundi. Si l’enseignant n’informe pas sa direction, il encoure une sanction disciplinaire, indique le site du ministère.

Dans les collèges et lycées, si un préavis a déjà été déposé par un syndicat les enseignants n’ont pas l’obligation de se déclarer gréviste à l’avance. C’est à la direction de l’établissement de procéder au recensement des grévistes et d’en informer les élèves et leurs familles en amont. Dans les faits, certains professeurs utilisent aussi les plateformes interactives avec les élèves et les familles pour annoncer quelques heures avant le début des cours leur participation ou non. Conseil : n’hésitez pas non plus à joindre la direction de l’école quelques jours avant ou la veille pour connaître les détails de la mobilisation à venir. 



[ad_2]

Source link