Yaël Braun-Pivet, première femme à présider l'Assemblée nationale : Parcours, Mari, Enfants… Qui est-elle ?

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Yaël Braun-Pivet devient la première femme au perchoir. En tête du scrutin à l'issue du premier tour pour l'élection à la présidence de l'Assemblée nationale le 28 juin, la candidate commune de Renaissance, du Modem et d'Horizons a finalement été élue. Elle s'est exprimée au perchoir: "Qu'il est long et sinueux le chemin de l'égalité entre les hommes et les femmes. Il aura fallu attendre près d'un siècle pour qu'enfin 33 femmes entrent pour la première fois dans cet hémicycle, puis 20 ans pour qu'elles accèdent à la présidence d'une commission".

La ministre des Outre-mer avait été élue par les députés de la majorité pour candidater à la présidence de l'Assemblée nationale. La députée des Yvelines s'était déjà présentée en 2018 avant de retirer sa candidature face à Richard Ferrand.

Sur Twitter, Yaël Braun-Pivet s'est dite "honorée de la confiance" qui lui était accordée pour représenter la majorité présidentielle et salue un "beau moment démocratique". Depuis sa création en 1958, l'Institution n'a été présidée que par des hommes. Une tendance qui pourrait enfin s'inverser. 

Yaël Braun-Pivet : mari, enfants… de Nancy à l'Assemblée en passant par Tokyo et Taïwan

Née en 1970 à Nancy (Meurthe-et-Moselle), Yaël Braun-Pivet descend de "l'immigration slave, juive polonaise et juive allemande, avec des grands-parents entrés en France avec des visas touristes" pour fuir l'antisémitisme, comme le souligne Le Point. Avocate pénaliste, elle officie au barreau de Paris, puis à celui des Hauts-de-Seine jusqu'en 2003. Elle suit ensuite son mari, cadre supérieur chez l'Oréal, à Taïwan, puis à Tokyo, au Japon, avant de mettre le cap sur le Portugal. Elle rentre en France en 2012 avec son mari et leurs 5 enfants. 

Militante associative, elle lance le réseau "accès à la justice" et assure des permanences juridiques gratuites en 2014. Elle rejoint par la suite Les Restos du cœur par "souhait d'être utile" et dirige bénévolement l'antenne de Chanteloup-les-Vignes en 2015, avant de superviser la création du centre d'accueil de Sartrouville, dans lequel elle dirige une centaine de bénévoles. Elle quitte la vie associative lorsqu'elle se lance en politique en 2017, après avoir adhéré à "En Marche" fin 2016.

Yaël Braun-Pivet, choisie "pour la parité" ou "légitime" ?

Elle est élue députée lors des législatives de juin 2017 et devient la deuxième femme à diriger la commission des Lois sous la Ve République, 20 ans après Catherine Tasca. Novice, on pointe son "amateurisme". Son poste est exposé et suscite des critiques, certains pensent même qu'elle l'a obtenu pour que la parité soit respectée. "J'ai déjà connu ces procès en incompétence pendant la campagne. Mais je me sens légitime à ma place", répond-t-elle à L'Obs. Loin d'être favorite, elle réussit pourtant à s'imposer : "Je n'avais de relations spéciales avec personne, j'ai présenté mon parcours et été élue. Pour une fois, ce n'est ni un ami, ni un 'pressenti' et je trouve ça bien !".  Fraîchement réélue députée des Yvelines, Yaël Braun-Pivet est peut-être sur le point de prouver une nouvelle fois à quel point elle se sent vraiment à sa place dans le paysage politique français. Le vote des députés se tiendra mardi 28 juin à 15h.



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