quelles sanctions pour les harceleurs ?

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Le suicide d’une adolescente de 14 ans, qui s’est pendue dans sa chambre début octobre, a créé un vif émoi. Jean-Michel Blanquer revient sur les violences en milieu scolaire et estime que sa mort « doit nous alerter ».

Dinah est une adolescente de 14 ans, qui s’est suicidée le 4 octobre dernier, dans sa chambre à Kingersheim. Selon sa mère, la jeune fille, scolarisée au collège Emile Zola à Mulhouse, aurait été harcélée durant deux ans, en 4e et en 3e. Une enquête a été ouverte par le parquet de Mulhouse afin de rechercher les causes de sa mort et « comprendre les raisons du geste de cette adolescente ». Ce dimanche 24 octobre, une marche blanche a été organisée en sa mémoire. 

Pour Jean-Michel Blanquer, ce cas « doit nous alerter sur les phénomènes de violences qui traversent notre société », comme le harcèlement, a-t-il déclaré sur Europe 1 ce lundi 25 octobre après avoir exprimé sa compassion à la famille de la victime. Le ministre appelle à sensibiliser les parents, les professeurs et les enfants. « Chaque cas est particulier et s’agissant de la réaction il faut évidemment être d’une grande sévérité (…) C’est toute la société qui est à former », a-t-il ajouté. 

Violence à l’école : que risquent les adolescents ?

« Tous ces faits doivent être signalés et suivis de sanctions mais avoir des suites pénales pour des évènements qui se passent en milieu scolaire est déjà assez nouveau« , estime le ministre. Rappelons que l’adolescent ayant bousculé son enseignante en Seine-et-Marne début octobre écopera de cinq mois de prison avec sursis. En revanche, la prison ferme n’est pas envisageable pour des mineurs auteurs de violence envers leurs professeurs. 

En cas de harcèlement à l’école, le ministre estime que des sanctions adaptées doivent être prises, mais il s’oppose à un renvoi définitif de l’élève. « On ne peut pas exclure ad vitam aeternam quelqu’un qui a été harceleur, il faut les scolariser quand même. Vous avez parfois des harceleurs qui ne se rendent pas compte qu’ils sont harceleurs, ou des harceleurs harcelés… C’est complexe, c’est l’adolescence avec tout ce que cela signifie » précise-t-il. Il ajoute que « le laxisme » ne fait pas partie de son « registre ». Selon les résultats de l’enquête, un suivi sera mis en place. Il pourra être disciplinaire ou pénal. « C’est ce que l’on verra à la lumière de l’enquête ».

Le harcèlement scolaire a pris de plus en plus d’ampleur avec le cyberharcèlement, reconnaît par ailleurs le ministre. Il rappelle également le plan pHARe élaboré en 2019 pour lutter contre le harcèlement scolaire et confie avoir récemment convoqué les plateformes pour retirer les contenus haineux ou encore interdire leur accès avant l’âge de 13 ans. 

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