dernier bilan, vers un confinement strict ?

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CORONAVIRUS DIRECT – Le cap des 5 000 patients en réanimation a été franchi mardi soir. Plus de 30 700 nouveaux cas de contamination sont enregistrés en 24 h. Pour freiner l’épidémie, de nouvelles restrictions pourraient être annoncées par Emmanuel Macron mercredi. Derniers chiffres, annonces possibles, toute l’info.

[Mis à jour le mardi 30 mars à 19h35] La barre des 5 000 patients en réanimation a été franchie mardi, avec 5 072 personnes en soins critiques, soit 98 de plus que la veille. Ce chiffre a dépassé lundi le pic atteint en novembre lors de la deuxième vague. « Nous ne laisserons pas saturer les hôpitaux« , sous tension à cause de la troisième vague de la Covid-19, insiste Olivier Véran, ministre de la Santé, le mardi 30 mars à l’Assemblée nationale. L’exécutif ne compte pas « trier les malades », notamment dans les hôpitaux franciliens. Pour freiner l’épidémie qui se propage comme un feu de brousse, des contrôles intensifs auront lieu pour ce long week-end de Pâques, prévient Gérald Darmanin. Les chiffres de ce mardi soir pourraient être déterminants et entraîner de lourdes restrictions, même si tout est fait pour éviter un confinement strict. Emmanuel Macron doit s’exprimer ce mercredi soir, quelques heures après un Conseil de défense. Parmi les pistes évoquées pour les annonces : un renforcement du protocole sanitaire dans les écoles, un recours encore plus massif au télétravail ou des restrictions renforcées dans tous les départements sous surveillance. La semaine dernière, le taux hebdomadaire d’hospitalisations et le taux d’admissions en services de soins critiques ont augmenté respectivement de 11% et 7%. Les régions les plus touchées sont toujours l’Île-de-France, les Hauts-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Quels sont les chiffres aujourd’hui de l’épidémie ? Combien d’hospitalisations, de cas en réanimation, de décès Que disent les cartes de suivi de l’épidémie ? Quels sont les symptômes du coronavirus ? Quand s’isoler et combien de tempsQuel est le taux de R0 du virus ? Quand est-on contagieux ? Que sait-on des vaccins ? Des effets secondaires après la vaccination ? Chiffres et infos du jour.

  • Bilan de vaccination. Le nombre de personnes vaccinées a atteint mardi, un total de 8.259.656 premières injections et 2.797.060 secondes injections réalisées. 4,2% de la population totale et 5,3% de la population majeure est désormais vaccinée contre le Covid-19.
  • Détection du Covid-19 dans l’air expiré ? Le CNRS a annoncé mardi dans un tweet, qu’une équipe de chercheurs lyonnais « travaille à la validation d’une nouvelle méthode pour détecter la Covid-19 via la caractérisation des molécules présentes dans l’air expiré ». « Un nouveau champ pour le dépistage de pathologies respiratoires est en train de voir le jour », précise l’équipe.
  • Fermetures de classes à Paris. Le nombre de fermeture de classes a presque doublé à Paris en une journée,  passant de 246 à 473, selon la mairie, suite aux nouvelles règles imposées pour freiner l’épidémie de Covid-19 à l’école, qui consistent à fermer une classe au premier cas détecté.
  • Inquiétude en Seine-Saint-Denis. Les députés de Seine-Saint-Denis (93), Éric Cocquerel, Alain Ramadier, et Stéphane Peu, ont manifesté leur inquiétude mardi, à l’Assemblée nationale, sur la saturation des services de réanimations des hôpitaux du département. Ils ont demandé au gouvernement « le dédoublement des classes ou la fermeture des écoles si nécessaire », « l’augmentation des lits de réanimation », « la vaccination des enseignants » et une priorité donnée aux habitants du département pour être vacciné au Stade de France. Le département enregistre un taux d’incidence de 781 nouveaux cas pour 100 000 habitants.
  • Origine du virus. L’OMS a réclamé mardi une nouvelle enquête sur l’hypothèse d’une fuite du virus d’un laboratoire en Chine. Le directeur de l’organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus a indiqué ne pas se satisfaire du résultat de la première enquête, ni du partage insuffisant des données par les Chinois.
  • Vaccinodrome. Le Stade de France en Seine-Saint-Denis se transformera bien en centre de vaccination le 6 avril prochain, a annoncé la préfecture mardi. La vaccination se déroulera dans des boxes installés dans les salles du stade. 10 000 Franciliens doivent y être vaccinés chaque semaine. 100 à 200 grands centres de vaccination ont prévu d’ouvrir dans toute la France en avril.
  • Prise en charge à l’hôpital. La Fédération française hospitalière a publié mardi un communiqué dans lequel elle indique « se désolidariser de la tribune de 41 médecins de l’AP-HP (parue) ce week-end dans le JDD« , estimant que « le texte affole et n’est utile ni pour les soignants ni pour les patients« . Elle assure par ailleurs que « tout le monde (sera pris) en charge du mieux possible« .
  • Test pour entrer en Espagne. L’Espagne a durcit ses mesures. Il faut désormais un test négatif de moins de 48 heures pour entrer en Espagne par voie terrestre. 
  • Isolement pour le Portugal. Selon le site du ministère des Affaires étrangères français, le Portugal impose à tous les Français une quarantaine de 14 jours à partir du jeudi 1er avril. « Tout voyageur en provenance de la France ne pourra se déplacer que pour motif essentiel et devra, outre l’obligation de présenter un résultat négatif de test RT-PCR datant de moins de 72h (à l’exception des enfants de moins de 2 ans), respecter une période d’isolement prophylactique de 14 jours, à son domicile ou dans un établissement désigné par les autorités de santé portugaises« , peut-on lire. 
  • Renforcement des contrôles à la frontière France/Allemagne. L’Allemagne décide de renforcer ses contrôles aux frontières terrestres pour les 8 à 14 prochains jours, indique ce mardi le ministre de l’intérieur. « Peu importe d’où vous arriviez, de Pologne, de France, ou du Danemark, chacun doit s’attendre à être contrôlé« , a déclaré Horst Seehofer lors d’une conférence de presse.
  • Suspension des vols pour le Maroc. Dès le mardi 30 mars à 23h59, le Maroc suspend ses vols à destination et en provenance de la France jusqu’à nouvel ordre, mais aussi les vols entre l’Espagne et le Maroc. 
  • Quarantaine en Italie. L’Italie a annoncé ce mardi matin qu’elle allait imposer une quarantaine obligatoire à tous les voyageurs de l’Union européenne, et donc aux Français. 
  • Contrôles stricts pour le week-end de Pâques. Des contrôles intensifs sont prévus dès ce jeudi pour le grand week-end de Pâques afin de vérifier que les habitants des départements confinés ne les quittent pas, prévient Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur. 
  • Evacuations sanitaires. 46 patients ont été transférés d’une région à une autre sur la période du 13 au 27 mars, pour désengorger les services de réanimation des territoires les plus touchés par l’épidémie, selon la Direction générale de la Santé.
  • Variant alsacien. Selon les informations du journal L’Alsace, le CHU de Strasbourg a alerté l’Agence régionale de santé sur la circulation d’un variant en Alsace, identifié dans les tests de dépistage PCR, dans lesquels l’un des marqueurs revenait systématiquement négatif. Les spécificités de ce variant ne sont pas encore connues et on ignore pour le moment s’il est plus dangereux que les autres variants détectés. 
  • Recommandations de l’ANSM pour AstraZeneca. Dans un communiqué publié lundi 29 mars, l’Agence du médicament a émis ses recommandations à propos du vaccin d’AstraZeneca à destination des médecins généralistes, des centres de vaccination, des pharmaciens hospitaliers et de villes, des infirmiers et des sages-femmes impliqués dans la vaccination. Selon l’agence, « les bénéfices l’emportent sur les risques malgré le lien possible avec de très rares cas de caillots sanguins associés à de faibles taux de plaquettes. Une association de thrombose et de thrombocytopénie, dans certains cas accompagnés de saignements, a été très rarement observée suite à la vaccination par le COVID-19 Vaccine AstraZeneca. Néanmoins : les professionnels de santé doivent être attentifs aux signes et symptômes de thromboembolie et/ou de thrombocytopénie et les personnes vaccinées doivent consulter immédiatement un médecin en cas de symptômes évocateurs. 
Carte du taux d'incidence en France sur 7 jours glissants
Carte du taux d’incidence en France sur 7 jours glissants au 19 mars © Agence France Presse

Le 25 mars 2021, le ministre de la santé Olivier Véran a placé trois nouveaux départements sous confinement : le Rhône, la Nièvre et l’Aube. Les mêmes mesures de freinage de l’épidémie de Covid-19 territorialisées prisent le 18 mars par le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran s’y appliquent depuis le vendredi 27 mars à minuit. « Les règles sont claires, avait indiqué Jean Castex le 18 mars dernier. Elle s’appuient sur un principe de confiance et de responsabilité, je dirais même de bon sens et certainement pas d’infantilisation : profitons des espaces extérieurs mais soyons rigoureux pour proscrire les regroupements privés ou dans l’espace public. »

  • 19 départements sont confinés pour 4 semaines : les 8 départements d’Ile-de-France, les 5 départements des Hauts-de-France, les Alpes-Maritimes, la Seine-Maritime et l’Eure sont confinés depuis le 20 mars. Le Rhône, la Nièvre et l’Aube les rejoignent dès le 27 mars à minuit, pour une durée de 4 semaines.
  • Le dispositif de couvre-feu est maintenu selon les mêmes règles qu’aujourd’hui, dans tous les départements, mais son heure de début a été avancée à 19h00.
  • Le recours au télétravail est incité par le Premier ministre sur « au moins 4 jours sur 5 » et sur tout le territoire.
  • Les rassemblements à plus de 6 personnes sont interdits. « Tout simplement parce que même si être dehors affaiblit le risque, si vous vous retrouvez à 15 comme sur les quais, par exemple, en train de partager un moment de convivialité, vous allez immanquablement, un moment donné, baisser la garde, réduire les distances, baisser le masque et pourquoi pas même, d’ailleurs, trinquer. Bref, vous allez de fait augmenter le risque de vous infecter » a indiqué Olivier Véran le 25 mars.

Depuis le 20 mars 2021, un couvre-feu s’applique de 19h à 6h sur l’ensemble du territoire métropolitain et des mesures renforcées sont en vigueur tous les jours de la semaine de 6h à 19h dans 16 départements (Aisne, Alpes-Maritimes, Essonne, Eure, Hauts-de-Seine, Nord, Oise, Paris, Pas-de-Calais, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, Seine-Maritime, Somme, Val-de-Marne, Val-d’Oise et Yvelines). Quand faut-il une attestation ? Dans les 16 départements confinés, entre 6h et 19h (couvre-feu),

► Un simple justificatif est nécessaire pour faire un déplacement à moins de 10 km autour de son domicile.

► En revanche, il faut une attestation de déplacement pour faire un déplacement de plus de 10 km de son domicile (seuls les déplacements à l’intérieur du département ou dans un périmètre défini par un rayon de 30 km autour du lieu de résidence sont autorisés)

> Télécharger/Remplir l’attestation 

Règles sanitaires
Règles dans les zones aux restrictions sanitaires supplémentaires © Gouvernement.fr

En raison de la forte progression de l’épidémie de Covid-19 dans certains territoires, un confinement sept jours sur sept est décrété pour 4 semaines dans les départements de l’Île-de-France et des Hauts-de-France, l’Eure, la Seine-Maritime, les Alpes-Maritimes, la Nièvre, le Rhône, l’Aube. Dans ces 19 départements, seuls les commerces de première nécessité peuvent ouvrir, les déplacements sont autorisés dans une limite de 10 km, sans limite de durée. En revanche, les écoles restent ouvertes. Dans le reste du pays, le couvre-feu est repoussé à 19h. C’est ce qu’a annoncé le Premier ministre dans sa conférence de presse du 18 mars 2021.

Les départements concernés par les mesures de confinement sont :

  • les 8 départements d’Île-de-France : Paris (75), Seine-et-Marne (77), Yvelines (78), Essonne (91), Hauts-de-Seine (92), Seine-Saint-Denis (93), Val-de-Marne (94), Val-d’Oise (95).
  • les 5 départements des Hauts-de-France : Aisne (02), Nord (59), Oise (60), Pas-de-Calais (62), Somme (80).
  • l’Eure (27).
  • la Seine-Maritime (76).
  • les Alpes-Maritimes (06).
  • le Rhône (69).
  • la Nièvre (58).
  • l’Aube (10).

Les mesures de confinement dans ces 19 départements

Depuis le vendredi 18 mars 2021 à minuit, et depuis le 27 mars minuit pour les départements du Rhône, de la Nièvre et de l’Aube, les mesures de confinement sont les suivantes :

  • Les écoles maternelles, élémentaires et les collèges restent ouverts.
  • Les lycées basculent tous en demi-jauge.
  • Les universités continuent à fonctionner selon le rythme actuellement en vigueur.
  • L’éducation physique et sportive (EPS) sur le temps scolaire reprend. Les activités sportives extrascolaires des mineurs sont maintenues.
  • Les lieux de culte restent accessibles dans les mêmes conditions .
  • Seuls les commerces vendant des biens et des services de première nécessité sont autorisés à ouvrir dont les libraires et les disquaires (et les rayons vendant ces produits culturels dans les supermarchés).
  • Les promenades autour de chez soi pour s’aérer ou faire du sport sont autorisées sans aucune limitation de durée dans un rayon de 10 km et à condition de se munir d’une attestation.
  • Les déplacements interrégionaux sont interdits sauf motifs impérieux ou professionnels.

Dans les autres départements

Le couvre-feu est retardé d’une heure en métropole depuis le samedi 19 mars 2021 pour s’adapter au passage à l’heure d’été. Il est passé de 18h à 19h. Après 19 heures, il faut se munir d’une attestation pour justifier son déplacement.

Les régions les plus touchées sont toujours l’Île-de-France, les Hauts-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

 La situation sanitaire s’est dégradée dans trois départements : la Nièvre, le Rhône et l’Aube. Ces trois départements ont rejoint la liste des 16 départements reconfinés, depuis le vendredi 27 mars au soir, à minuit, a annoncé Olivier Véran le 25 mars.

carte des départements sous vigilance renforcée
Départements avec restrictions sanitaires renforcées au 25 mars 2021 © Gouvernement.fr

→ Le 25 mars, Olivier Véran annonce que la situation s’est dégradée dans de nombreux autres départements : l’Ain, les Alpes-de-Haute-Provence, les Ardennes, l’Indre-et-Loir, l’Isère, le Jura, la Loire, la Lozère, le Loir-et-Cher, la Marne, la Meuse, l’Orne, la Savoie, la Haute-Savoie, le Vaucluse et l’Yonne, placés ce jeudi sous surveillance renforcée.

carte département surveillance
Carte des départements sous surveillance renforcée au 25 mars 2021. © Gouvernement.fr

Bilan du jour : les derniers chiffres de l’épidémie en France

Selon les derniers chiffres publiés par le gouvernement, au mardi 30 mars, en France :

• 4 585 385 personnes ont été contaminées par le coronavirus (+30 702 en 24 heures).

• 95 337 personnes sont décédées en France (+381 en 24 heures), dont 69 293 à l’hôpital, auxquels se sont ajoutés 45 décès en Ephad et ESMS entre le 26 et le 30 mars. 

 5 072 patients Covid-19 sont en réanimation (+98 en 24 heures).

• 28 510 patients Covid-19 sont hospitalisés (+188 en 24 heures).

 

 

Dans son dernier bilan hebdomadaire du 25 mars, Santé Publique France confirme la dégradation de la situation épidémique. Pour la semaine du 15 au 21 mars, l’ensemble des indicateurs, déjà à des très niveaux élevés, a continué de progresser.

Sur la semaine du 15 au 21 mars (derniers chiffres) :

  • Augmentation de 30 000 nouveaux cas par jours, soit 17% d’augmentation. Cette accélération touche l’ensemble des régions (excepté la Corse et la Provence Alpes-Côte d’Azur).
  • Les taux d’incidence (313/100 000 habitants), de positivité (7,9%) et de dépistage (3 940/100 000 habitants) étaient en augmentation.
  • La plus forte augmentation était observée chez les 0-14 ans (+31%), dans un contexte d’augmentation importante du taux de dépistage (+41%) et de diminution du taux de positivité (-0,5 point), en partie liée à l’intensification des campagnes de dépistage organisées dans les établissements scolaires.
  • Dans cinq départements d’Ile de France, le niveau d’incidence atteint voire dépasse le niveau observé lors de la 2éme vague de l’épidémie. La dégradation de l’ensemble des indicateurs entraine déjà, dans plusieurs régions, une très forte tension sur le système hospitalier. 
  • Le taux hebdomadaire d’hospitalisations et le taux d’admissions en services de soins critiques ont augmenté respectivement de 11% et 7% par rapport à la semaine 10. 
  • Les régions les plus touchées sont toujours l’Île-de-France, les Hauts-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ces régions présentaient les plus forts taux d’hospitalisations et d’admissions en réanimation.
  • La variant anglais représente 76% des tests positifs Covid (contre 72% la semaine d’avant).

Évolution des taux d’incidence et taux de dépistage par semaine, depuis la semaine 23-2020, France (données au 23 mars 2021)

Évolution des taux d’incidence et taux de dépistage covid france
Évolution des taux d’incidence et taux de dépistage par semaine, depuis la semaine 23-2020, France (données au 23 mars 2021) © Santé Publique France

Le gouvernement suit également l’évolution du taux d’occupation des lits en réanimation par des patients Covid-19 (sur les capacités initiales). Ce taux met en lumière une éventuelle tension hospitalière. 

Taux d'occupation des lits en réanimation au 30 mars par des patients Covid-19
Taux d’occupation des lits en réanimation au 30 mars par des patients Covid-19 © Gouvernement.fr

Le pic épidémique de la première vague a été observé la semaine du 6 au 12 avril, soit 15 jours après la mise en œuvre des mesures de confinement de la population générale, le 17 mars 2020. Le pic de la deuxième vague a eu lieu du 16 au 20 novembre, trois semaines après le deuxième confinement.

Le taux de dépistage est en forte augmentation chez les 0-14 ans (+41%).

Au mardi 30 mars 2021, un total de 4 585 385 cas confirmés de coronavirus est rapporté depuis le début de la pandémie.

Sur la semaine 11 (15-21 mars) :

  • Les nouveaux cas de Covid ont augmenté de +17%.
  • Le taux d’incidence était en hausse dans toutes les classes d’âge. L’augmentation la plus importante était observée chez les 0-14 ans (+31%) suivis par les 15-44 ans (+16%), les 45-64 ans et les 65-74 ans (+14%) et les 75 ans et plus (+7%), alors qu’une baisse était observée depuis la semaine 04 dans cette même tranche d’âge.
  • Le taux de dépistage était en forte augmentation chez les 0-14 ans (+41%) et les 15-44 ans (+12%).
  • Le taux de positivité hebdomadaire des personnes testées était de 7,9%en légère augmentation.

Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine (date de prélèvement) rapportés à Santé publique France du 11 mai 2020 au 21 mars 2021, France (données au 24 mars 2021)

courbe cas covid france
Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine (date de prélèvement) rapportés à Santé publique France du 11 mai 2020 au 21 mars 2021, France (données au 24 mars 2021) © Santé publique France

Évolution du taux d’incidence Covid-19 – hebdomadaire – tous âges jusqu’à la semaine 11 (15-21 mars)

Taux d'incidence covid - hebdomadaire - tous âges
Taux d’incidence Covid-19 – hebdomadaire – tous âges © Géodes

Mardi 30 mars, 30 702 nouvelles personnes ont reçu un test positif au Covid-19 par rapport à la veille.

Taux d’incidence – quotidien – tous âges jusqu’au 21 mars

Taux d'incidence - quotidien - tous âges
Taux d’incidence – quotidien – tous âges jusqu’au 21 mars © Géodes

Mardi 30 mars, 5 072 personnes sont hospitalisées en réanimation (+98 au cours des dernières 24 heures). Le nombre de patients COVID-19 hospitalisés en France est très élevé et en progression sur la semaine du 15 au 21 mars.

Sur la semaine du 15-21 mars : 

  • Le taux hebdomadaire d’hospitalisations et le taux d’admissions en services de soins critiques ont augmenté respectivement de 11% et 7% par rapport à S10.
  • Les régions les plus touchées sont toujours l’Île-de-France, les Hauts-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ces régions présentaient les plus forts taux d’hospitalisations et d’admissions en réanimation.
Nombre de patients COVID-19 en services de réanimation, par date de déclaration, depuis le 23 mars 2020, France (données au 16 mars 2021)
Nombre de patients COVID-19 en services de réanimation, par date de déclaration, depuis le 23 mars 2020, France (données au 23 mars 2021) © Santé publique France

Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, consolidés avec l’Agence Santé Publique France et les ARS (Agences régionales de Santé), voici l’évolution des hospitalisations (dont la réanimation) et des décès en France par région.

Evolution des hospitalisations (dont en réanimation) et décès à l’hôpital du Covid-19 par région au 30 mars

Régions Hospitalisations en cours Evolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 H Réanimation Soins intensif Evolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 H Décès
Île-de-France 7 325 +142 1 525 +29 16 683
Grand Est 2 508 -2 446 +3 8 829
Auvergne-Rhône-Alpes 3 337 +66 510 +7 9 913
Hauts-de-France 3 486 +72 654 +29 7 241
Bourgogne-Franche-Comté 1 220 -21

154

+1 4 098
Provence-Alpes-Côte d’Azur 3 165 +80 527 +6 6 649
Occitanie 1 646 +40 320 +10 3 572
Bretagne 742 -6 108 -1 1 314
Nouvelle-Aquitaine 1 188 +38 220 +7 3 160
Normandie 1 435

+28

187 +3 2 607
Centre Val-de-Loire 1 063 -6 161 -22 2 220
Pays de la Loire 907 +32 133 +5 2 259
Corse 136 -1 13 +2 168
Martinique 61 +8 19 +5 51
Guadeloupe 66 +16 15 +2 197
La Réunion 171 -6 59 +4 124
Guyane 18 +2

6

-2 88
Mayotte 36 -2 15

-3

120
TOTAL 28 510 +480 5 072 +85

69 293

95 337 décès sont recensés au 30 mars dont 69 293 à l’hôpital (+336 au cours des 24 dernières heures), selon les chiffres du gouvernement. En France, depuis le début de l’épidémie, 1 personne sur 1000 est morte du fait de la Covid-19, indique la Haute Autorité de Santé le 29 janvier. Les personnes les plus fragiles face à cette épidémie restent celles âgées de 65 ans et plus, ainsi que celles présentant des comorbidités. Cependant, une modification de l’âge des nouveaux cas ainsi que des nouveaux patients hospitalisés est observée depuis quelques semaines, avec notamment un rajeunissement de l’âge des patients. 93% des cas de Covid-19 décédés étaient âgés de 65 ans ou plus. Par ailleurs, la part des décès Covid est de 55% chez les hommes.

Nombre hebdomadaire de nouveaux décès de patients COVID-19 selon la date de déclaration, depuis le 23 mars 2020, France (données au 28 février 2021)
Nombre hebdomadaire de nouveaux décès de patients COVID-19 selon la date de déclaration, depuis le 23 mars 2020, France (données au 21 mars 2021) © Santé publique France

La France a franchi la barre des 40 000 morts samedi 7 novembre 2020, celle des 50 000 le 24 novembre, celle des 60 000 le 18 décembre et celle des 90 000 le 12 mars 2021. Un pic de mortalité a été atteint le 9 novembre 2020 (40 987 morts, dont 548 en 24 heures). 

 

Le taux de reproduction du virus est toujours supérieur à 1 : 1.16 le 20 mars. Au 20 mars, Santé Publique France informe que les estimations du R obtenues à partir des trois sources de données étaient significativement supérieures à 1 dans cinq régions métropolitaines : Auvergne-Rhône-Alpes, Grand Est, Hauts-de-France, Île-de-France et Occitanie. : 1.12 le 13 mars ce qui signifie que l’épidémie reste à un niveau élevé puisqu’un malade du Covid-19 en contamine plus d’un. Les taux de reproduction du virus appelés « R-effectifs » ou « Reff » permettent de décrire la dynamique de l’épidémie : lorsque le Reff est significativement supérieur à 1, ceci signifie que l’épidémie est en progression, lorsqu’il est égal à 1, l’épidémie se stabilise, lorsqu’il est significativement inférieur à 1, l’épidémie régresse. 

Le dépistage du Covid-19 est réalisé en France par RT-PCT et par tests antigéniques. Depuis le 11 février, les tests salivaires sont déployés dans les établissements scolaires et peuvent être utilisés en première intention pour dépister la Covid-19, conformément aux recommandations de la HAS. Au 29 mars, le taux de positivité national s’établit à 8,2%. « Il reste déterminant que chaque personne présentant des symptômes évocateurs de COVID-19 s’isole immédiatement et réalise un test diagnostique dans les plus brefs délais » rappelle Santé Publique France dans ses bulletins hebdomadaires.

Si au début, on ne parlait que de fièvre, toux sèche, rhume, état grippal et de fatigue, les symptômes de l’infection par le coronavirus ont évolué. On sait désormais que le virus peut avoir des effets sur la peau (urticaire, lésions inflammatoires sur les orteils), la sphère digestive (vomissements, diarrhées…), l’odorat, le goût et même le cerveau.

Chaque personne présentant des symptômes évocateurs de COVID-19 doit s’isoler immédiatement et réaliser un test diagnostique dans les plus brefs délais (sans avoir d’ordonnance).

Appeler le 15 en cas de difficultés respiratoires : « Si la toux et la fièvre s’accompagnent d’une gêne respiratoire qui devient permanente avec souffle court, difficulté à inspirer et à expirer, d’une aggravation importante de la toux, cela peut signifier une évolution de la maladie sous la forme d’une pneumopathie. Il s’agit alors d’une urgence respiratoire potentielle et comme dans tous les cas d’urgence, il faut alors appeler le 15 qui prendra les meilleures dispositions pour répondre à la situation », prévient le Dr Patrick Aubé, médecin généraliste.  

La vaccination contre la Covid-19 se poursuit en France avec les vaccins Pfizer-BioNTech, Moderna et AstraZeneca (chez les médecins généralistes, au travail et en pharmacie). La prise de rendez-vous est ouverte sur les sites Internet Doctolib, Maiia et KelDoc et peut aussi se faire en contactant par téléphone le centre de vaccination le plus proche de chez soi (liste disponible sur Sante.fr). En cas de difficulté, le numéro vert national : 0 800 009 110, permet d’être redirigé vers le standard téléphonique d’un centre ou d’obtenir un accompagnement à la prise de rendez-vous.

Depuis le 1er mars, l’Allemagne exige « un test PCR ou antigénique » de moins de 48 heures à l’entrée sur son territoire depuis la Moselle, y compris pour les travailleurs français qui y travaillent quotidiennement.

  • A partir du 12 mars, les conditions d’accès à 7 pays hors UE s’assouplissent. « Il ne sera plus nécessaire de justifier d’un motif impérieux pour les déplacements en provenance ou vers l’Australie, la Corée du Sud, Israël, le Japon, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et Singapour« , a indiqué le ministère français des Affaires étrangères. Pour les autres pays hors UE, il faut justifier d’une raison impérieuse depuis le 31 janvier 2021. 
  • Depuis le dimanche 24 janvier, tous les voyageurs entrant en France et venant d’un pays européen doivent présenter avant leur départ pour l’Hexagone un test PCR négatif de moins de 72 heures.
  • Depuis le 18 janvier, les voyageurs entrant en France en provenance d’un pays hors Union-Européenne doivent présenter un test PCR négatif  et s’isoler pendant 7 jours une fois arrivés en France et faire un 2e test à l’issue de cette période. 
DATES CLÉS DE L’ÉPIDÉMIE EN FRANCE
  • 31 décembre 2019, l’Organisation mondiale de la Santé en Chine est informée de plusieurs cas de pneumonies dans la ville de Wuhan. 44 personnes sont infectées entre cette date et le 3 janvier 2020.
  • 7 janvier 2020, les autorités chinoises identifient un « nouveau type de coronavirus ».
  • 13 janvier, un cas importé est recensé en Thaïlande.
  • 15 janvier, le virus cause la mort d’une première personne à Wuhan, un homme de 69 ans. 
  • 23 janvier, trois villes chinoises dont Wuhan sont placées en quarantaine.
  • 25 janvier, trois personnes contaminées sont recensées en France, deux à Paris et une Bordeaux. Ce sont les premiers cas enregistrés sur le continent européen.
  • 30 janvier, l’Organisation mondiale de la Santé décrète l’urgence de santé mondiale. Cette mesure n’avait été décrétée que 5 fois depuis sa création (pour Ebola (deux fois), la grippe H1N1, Zika et la poliomyélite). 
  • 23 février, la France déclenche le plan ORSAN, un dispositif exceptionnel d’organisation des soins.
  • 28 février, la France passe en stade 2 de l’épidémie.
  • 11 mars, l’OMS classifie de pandémie la diffusion de la maladie à coronavirus Covid-19 dans le monde.
  • 12 mars, le président de la République Emmanuel Macron annonce la fermeture nationale des crèches et établissements scolaires de France à compter du 16 mars et « jusqu’à nouvel ordre ».
  • 14 mars, la France passe au stade 3 de l’épidémie.
  • 16 mars : la France met en place un dispositif de confinement interdisant les déplacements.
  • 18 mars le premier transfert de patients Covid-19 en France est réalisé grâce à l’Armée, par voie terrestre et aérienne. 
  • 26 mars, un premier cas jeune meurt en France, une adolescente de 16 ans, en Ile-de-France originaire de Morsang-sur-Orge.
  • 27 mars, le confinement de la population française est renouvelé jusqu’au 15 avril.
  • 13 avril, Emmanuel Macron annonce le prolongement du confinement jusqu’au 11 mai.
  • 11 mai, la France commence son déconfinement.
  •  15 juin, toute la France passe en zone verte, sauf Mayotte et la Guyane. À Paris, les restaurants et bars peuvent rouvrir complètement.
  • 22 juin, les écoles sont de nouveaux obligatoires en France pour tous les élèves. Les cinémas, salles de jeux, casinos rouvrent. Les sports collectifs peuvent être autorisés tout en respectant certaines conditions sanitaires.
  • 10 juillet, la France a franchi la barre des 30 000 morts. Dans la nuit du 10 au 11 juillet à minuit, l’état d’urgence sanitaire prend fin en France.
  •  20 juillet, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos en France.
  • 8 octobre, le plan blanc est réactivé dans les hôpitaux d’Ile-de-France.
  • 17 octobre à 0h01, la France repasse en état d’urgence sanitaire et un couvre-feu est instauré dans 9 territoires (Paris-Ile-de-France, Rouen, Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Saint-Etienne, Toulouse).
  • 24 octobre à 0h01 : extension des mesures de couvre-feu à 38 nouveaux départements français.
  • 29 octobre à 0h01 : reconfinement national pour 4 semaines, jusqu’au 1er décembre au minimum.
  • 28 novembre : première étape d’allègement du confinement avec la réouverture des commerces non essentiels.
  • 15 décembre : seconde étape d’allègement du confinement avec le passage à un couvre-feu de 20 heures à 6 heures du matin.
  • 31 décembre : couvre-feu imposé le soir du 31 décembre, de 20 heures à 6 heures du matin.
  • 21 décembre : autorisation du vaccin Pfizer en Europe.
  • 24 décembre : autorisation du vaccin Pfizer BioNTech en France.
  • 27 décembre : début de la vaccination en France et dans l’Union européenne avec le vaccin Pfizer BioNTech.
  • 8 janvier 2021 : autorisation du vaccin Moderna en France.
  • 24 janvier 2021 : un test PCR négatif est obligatoire pour rentrer en France par avion pour les voyageurs venant d’un pays européen (sauf pour les travailleurs transfrontaliers et le transport terrestre).
  • 31 janvier 2021 : fermeture des frontières en France aux pays extérieurs à l’Union européenne
  • 2 février 2021 : autorisation du vaccin de l’Université d’Oxford et AstraZeneca en France, uniquement pour les personnes âgées de moins de 65 ans.
  • 11 février : déploiement des tests salivaires dans les établissements scolaires.
  • 12 mars : autorisation du vaccin Johnson&Johnson, à injection unique, le 4e vaccin à être autorisé en France.
  • 16 mars : autorisation des autotests en France.
  • 19 mars : confinement de 16 départements pour une durée de 4 semaines. Le couvre-feu repasse à 19 heures dans toute la France au lieu de 18 heures.
  • 25 mars : confinement de 3 nouveaux départements pour une durée de 4 semaines.

Cet article est mis à jour quotidiennement par Aurélie Blaize, Anaïs Thiébaux et Samantha Pagès

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