Départ en vacances, pré-rentrée à l’école, conseil de défense…

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Comment va-t-on reprendre le travail ? Déplacement possibles et contrôles, Vacances pas envisageables, Plages fermées, Rassemblements limité à 10 personnes, Retour à l’école, Transports rationnés, Réouverture des commerces, Tests généralisés, Masques obligatoires… Plan du Déconfinement partiel du 11 mai et dernière infos.

[Mise à jour mardi 5 mai à 14h59] Pourrons-nous partir en vacances cet été ? « Il est trop tôt pour vous dire qu’on pourra avoir des vacances mais on va limiter les déplacements internationaux : on restera entre Européens, il faudra peut-être même réduire un peu plus. On saura début juin« , a expliqué Emmanuel Macron lors d’une allocution, le 5 mai, sur TF1.

Alors que de nombreux maires, enseignants et parents d’élèves ont fustigé la décision du président de la République de rouvrir les écoles dès le 11 mai, le président de la République a tenu à réaffirmer sa position sur le sujet : « Dans la vie d’un enfant, rester deux mois à la maison c’est quand même très traumatisant : on a des enfants qui décrochent (…) les inégalités sociales, les inégalités de logement sont multipliées« .

Avant de préciser que le 11 mai serait une journée de « pré-rentrée« , le chef de l’Etat a ajouté : « Progressivement la semaine prochaine, avec des classes réduites, on va devoir collectivement organiser les choses. Mon objectif, ce n’est pas le nombre d’école rouvertes, c’est que tous les enfants qui sont décrocheurs, qui sont en difficulté, dont les parents retournent au travail, retournent en cours« .

Face à l’impatience des Français, le président de la République a souligné que l’on pourrait « aller voir ses proches dans un cadre donné« , mais a tenu à « rappeler une forme de bon sens dans cette période« , avant de lâcher : « Ce qu’on va faire à partir du 11 mai est inédit« .

Emmanuel Macron a également précisé qu’un « conseil de défense » se tiendrait le 7 mai afin de dessiner des contours plus précis au déconfinement. L’option d’un retour au confinement n’a d’ailleurs pas été écartée : « Dans trois semaines, on verra si on a une remontée forte aux urgences, on verra si on peut continuer le déconfinement ou le refermer« .

« Je veux rappeler qu’on n’a pas gagné la bataille le virus : on l’a ralentie« , a-t-il conclu, appelant au maintien de la vigilance.

Le plan de déconfinement, rejeté par le sénat

Malgré l’appel du Premier ministre à lui accorder leur »confiance », les sénateurs ont infligé un camouflet au gouvernement en rejetant son plan de déconfinement.

Sans impact sur le lancement prévu à partir du 11 mai, ce vote symbolique (en application de l’article 50-1 de la Constitution) n’a pas d’autre incidence… que de montrer que l’exécutif -qui n’a pas le soutien de l’opinion publique-, n’a pas l’assentiment des élus du Palais du Luxembourg.

Ce même plan avait été approuvé par l’Assemblée nationale mardi 28 avril par 368 voix contre 100 grâce aux votes des groupes La République en Marche (LRM) et MoDem, qui détiennent la majorité absolue au Parlement.
Le Sénat, à majorité de droite, n’a lui pas validé lundi 4 mai la stratégie de déconfinement du gouvernement à 89 voix contre 81 et 174 abstentions, avec une abstention « massive » des élus Les Républicains (LR) et un vote contre des groupes socialiste et communiste.
Le chef de file des sénateurs de droite Bruno Retailleau a reproché au gouvernement un « pari à quitte ou double »: « personne ne peut dire si vous aurez la semaine prochaine suffisamment de masques pour protéger tous les Français » face au coronavirus, a-t-il mis en garde.

Alors que certains élus locaux contestent la réouverture des écoles à partir du 11 mai, le Premier ministre a souligné la « probable bombe à retardement » que constituerait le « décrochage scolaire » et la « catastrophe » des écoles fermées pour les enfants et les adolescents « les plus vulnérables ». 

Édouard Philippe a aussi insisté sur le « coût social et économique du confinement qui déchire notre tissu social et aggrave les difficultés que rencontrent certaines familles, certains secteurs, certains territoires ».

« La vie économique doit reprendre impérativement et rapidement, avec des aménagements, avec de la bonne volonté », a-t-il souligné.

Le Premier ministre a par ailleurs annoncé une aide de 200 euros qui sera versée à 800.000 jeunes de moins de 25 ans « précaires ou modestes ».

Chômage partiel et télétravail

Ce sont 11,7 millions de salariés qui sont protégés par le chômage partiel pour 911 000 entreprises », a déclaré Muriel Pénicaud, lundi 4 mai.
La ministre du Travail a assuré sur franceinfo qu’il était « raisonnable de dire qu’un télétravail massif aura lieu au moins jusqu’à l’été » alors que la France entamera son déconfinement partiel à partir du 11 mai. 
« On ne va pas travailler comme avant pour un moment (…) Je crois qu’il y a aujourd’hui cinq millions de Français qui travaillent en télétravail, a-t-elle affirmé. Certains le faisaient déjà un peu et le font maintenant beaucoup et pour beaucoup, c’est aussi une expérience nouvelle. Mais, dans le contexte du déconfinement progressif que nous faisons, c’est très important qu’au maximum possible, ceux qui télétravaillent continuent à télétravailler parce que ça évite d’être trop nombreux sur le lieu de travail. » Cela va désaturer les transports et permettre un déconfinement plus serein et plus progressif.

Reprise du travail et Protocole National de Déconfinement pour les entreprises

Le ministère du Travail a publié un document détaillant le « protocole national de déconfinement pour les entreprises pour assurer la santé et la sécurité des salariés« . Horaires décalés, sens de circulation, espace de travail calculé, vitres en plexiglas : les nouvelles mesures de la charte visant à limiter la propagation du coronavirus ne manquent pas.

Question des déplacements avant et après le 11 mai

Invité du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI ce dimanche 3 mai, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner s’est exprimé sur les questions qui entourent le déconfinement, prévu à partir du lundi 11 mai. Concernant les déplacements, il a assuré que ceux qui étaient partis dans leur résidence secondaire ou dans leur famille, avant le confinement, allaient pouvoir rentrer chez eux.
Ces urbains avaient le droit d’aller dans leur résidence secondaire,« il est logique que ces Français puissent rentrer dans leur domicile principal pour préparer une reprise professionnelle ou la scolarisation de leurs enfants », a déclaré Castaner, qui précise: « Nous maintiendrons un très haut niveau de contrôle avec une particularité pour le week-end prochain avec le retour de ces personnes ».
« Sur les retours d’ici le 11 mai, il faudra que chacun remplisse une attestation de retour à son domicile pour « motif familial impérieux (…) Après le 11 mai, il n’y aura plus d’attestation (…), nous faisons le choix de la liberté de déplacement, mais nous l’encadrons ».

Attention, pour ceux qui ont déserté leurs petits appartements de ville pour rejoindre la mer ou la la campagne, il n’y a pas de restriction d’autorisation à faire le chemin inverse, mais cette possibilité n’est valable que jusqu’au lundi 11 mai.

Restriction à 100 km du domicile

« Cette distance n’est ni parfaite, ni scientifique. Elle peut être considérée comme arbitraire, mais elle permet d’éviter des déplacements inutiles. Elle restera en vigueur, que l’on soit dans un département vert ou rouge. Dans tous les cas, il faut limiter au maximum les mobilités. Sinon, un département vert deviendra rouge en deux semaines. Nous déterminerons cela dans la semaine, mais des contrôles seront mis en place pour la faire respecter », a indiqué Castaner.

Vacances d’été

« Faire des projections à dix semaines, ce n’est pas sérieux. Il faut attendre. Il y aura des vacances cet été, mais elles ne seront peut-être pas identiques à celles qui étaient l’habitude de certains les autres années. (…) Quand le risque est aussi élevé, il faut l’encadrer, ce que nous faisons aujourd’hui avec tous les pays européens.

Plages fermées

Le ministre de l’Intérieur a confirmé la fermeture des plages jusqu’au 1er juin par crainte des week-ends prolongés de mai, de l’Ascension et de Pentecôte. « L’interdiction des plages vise à empêcher l’attractivité d’un grand week-end à la plage et des risques ». « Le confinement est une épreuve difficile pour tous et on peut craindre, avec le déconfinement progressif, un effet soupape que l’on se dise: ‘En mai, fait ce qu’il te plaît’. Eh ben non, on ne fait pas ce que l’on veut ».

Frontières fermées

Christophe Castaner a assuré que les frontières au sein de l’Union Européenne, même dans l’espace Schengen, resteront fermées « jusqu’à nouvel ordre ».
Les déplacements dans un rayon de 100 kilomètres autorisés à partir du lundi 11 mai ne seront donc pas possibles à l’étranger, depuis la France, hors cas exceptionnels. Le ministre de l’Intérieur a souligné qu’il y avait « des dérogations pour les travailleurs qui vivent en France et travaillent en Allemagne, au Luxembourg ou en Espagne ».

Déconfinement décalé après le 11 mai en cas de « relâchement »

Le déconfinement pourrait être repoussé si les Français se relâchent trop vite, a prévenu le ministre de la Santé Olivier Véran, dans un entretien au Parisien-Aujourd’hui en France. Tout dépendra du respect du confinement « jusqu’au dernier moment ».
« Nous avons un objectif : qu’au 11 mai, il y ait suffisamment peu de malades par jour à tester, tracer et isoler pour réussir le déconfinement ».
« Si le confinement est bien respecté jusqu’au bout, le couvercle aura été mis sur la casserole de l’épidémie, et nous pourrons déconfiner progressivement dans les meilleures conditions », prévient-il. « Dans le cas contraire, et si le nombre de nouveaux malades devait être trop élevé, la date de lever du confinement pourrait être remise en question et sera appréciée selon les départements. (…) J’alerte en rappelant que tout le scénario construit dépend du respect, jusqu’au dernier moment, du confinement. Nous ne prendrons aucun risque avec la santé des Français. »

Peut-on espérer partir en juillet août ?

« Je ne sais pas si les plages pourront être ouvertes. Mais il y a, hélas, peu de chance pour que le virus décide, lui, de partir en vacances (…) A titre personnel, je ne m’engagerais pas sur l’achat d’un billet d’avion. Ne soyons pas trop pressés de faire des réservations« , a mis en garde dans Le Parisien le ministre de la Santé.

De l’air, de la nature et la mer !

Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des Médecins de France, interrogé samedi soir sur franceinfo, propose par exemple de « donner le droit d’aller en forêt ou de rouvrir les plages une ou deux heures par jour ». « Tout le monde sait que cette épidémie n’est pas terminée », reconnaît-il », mais « si on ne laisse pas aux gens un peu de respiration tout en respectant les mesures barrières, on va avoir des personnes qui vont se retrouver en complète dépression ».

Les citoyens, aux urnes à l’automne ? 

Officiellement, le second tour des élections municipales doit se tenir le 21 juin, mais le gouvernement travaillerait déjà sur un nouveau report. Selon une info exclusive du Journal du Dimanche, un projet de loi a été officieusement transmis au Conseil d’État. Les scrutins auraient lieu le 27 septembre et le 4 octobre.
Pourquoi deux dates ? Il faut refaire le premier tour si le second tour a lieu plus de trois mois après ce dernier. Le Conseil scientifique doit rendre un avis définitif le 23 mai sur la tenue du vote en juin, mais cette option semble peu probable…

Etat d’urgence sanitaire prolongé de deux mois : ce que cela implique

Comme attendu, le gouvernement a entériné samedi 2 mai la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 24 juillet, a annoncé le ministre de la Santé, Olivier Véran, à l’issue du conseil des ministres.
L’examen du projet de loi au Sénat est prévu dès lundi, puis à l’Assemblée nationale mardi en vue d’une adoption définitive dans la semaine. Voici ce qu’il faut retenir du texte :

Quatorzaine et mesures pour les malades

Pour ceux déjà présents dans le pays « le gouvernement a fait le choix de la confiance et de la responsabilité, il n’a pas pris de dispositif législatif pour imposer l’isolement à quelqu’un qui le refuserait et qui serait malade sur le territoire national », a détaillé samedi 2 mai le ministre de la Santé Olivier Véran.
Le gouvernement a fait le choix de ne rendre obligatoires la mise en quarantaine et le placement à l’isolement que des personnes arrivant sur le territoire national après le 11 mai, Français ou étrangers. Finalement, la France n’imposera pas de quarantaine à toute personne, quelle que soit sa nationalité, en provenance de l’UE, de la zone Schengen ou du Royaume-Uni, a annoncé dimanche 3 mai l’Élysée. 

Pas d’application Stop-Covid au 11 mai, mais du « contact tracing »

« Au 11 mai, non, il n’y aura pas d’application StopCovid disponible dans notre pays », a-t-il précisé au sujet de ce projet d’application de traçage controversée. « Si ce type d’application devait être opérationnelle dans les prochaines semaines, il y aurait débat à l’Assemblée nationale. »
Les données récoltées par les brigades sanitaires (ou brigades de cas contacts) passeront par deux fichiers : celui des personnes testées positives et celui des personnes ayant été en contact avec un malade. Ces « brigades d’anges gardiens devraient donc avoir accès aux dossiers de l’Assurance Maladie (…) on est très loin du fichage. » 

Vivre avec le virus

« Le déconfinement ne sera pas un pur et simple retour en arrière, nous allons devoir vivre pour un temps avec le virus », a rappelé Olivier Véran.

Contrôles et agents de sécurité

Le pouvoir de verbalisation sera étendu dans le cadre du déconfinement, a annoncé le 2 mai le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. « Le 11 mai, si les conditions sont réunies, la règle générale redeviendra la liberté de circulation et les Français n’auront plus à produire d’attestation pour sortir dans la rue », a-t-il déclaré.

Cependant, le port du masque sera rendu obligatoire dans les transports en commun, a rappelé le ministre, et les commerces rouvriront sous conditions de respecter les gestes barrières.

Pour ces raisons, « les adjoints de sécurité, les gendarmes adjoints volontaires, les réservistes de la police et de la gendarmerie nationale ainsi que, et c’est important, les agents de sécurité assermentés dans les transports mais aussi les agents des services de l’autorité de la concurrence pour les commerces pourront constater le non-respect des règles de l’urgence sanitaire et le sanctionner », a détaillé le Premier Flic de France.

« C’est un apport considérable, c’est une marque de confiance. C’est nous donner toutes les chances pour que le déconfinement se déroule dans les meilleures conditions sanitaires possible », a précisé Castaner, appelant cependant les Français au « civisme ».

« C’est grâce à ce civisme et cet esprit de responsabilité que le confinement a été possible, c’est grâce à eux aussi que le déconfinement sera possible. La lutte est dure, la lutte est âpre », a-t-il estimé avant de rappeler qu’« avec le respect du confinement nous avons pu sauver des milliers de vies ».

« Le 11 mai le moment sera venu de reprendre nos vies progressivement, patiemment, prudemment, apprendre à vivre avec le virus, voilà l’objectif des prochaines semaines, des prochains mois », a déclaré le locataire de la Place Beauvau.

Déplacements autorisés de « rouge » à « vert » dans la limite de 100 km : quelles sanctions ?

Le ministre de l’Intérieur a précisé qu’il n’y aurait pas de restrictions de déplacement d’une zone administrative à l’autre, notamment d’un département « vert » vers un autre classé « rouge », mais de nouvelles règles vont devoir s’appliquer.

Y aura-t-il des contrôles de dépassement ? Des verbalisations ? Peut-être pas…

Interrogé sur l’autorisation de se déplacer dans un rayon de 100 km autour de son domicile, et notamment sur la méthode de prise en compte de cette distance, Christophe Castaner a indiqué samedi« le dispositif […] n’est pas arrêté dans ses modalités ».

« Le Premier ministre s’est déjà exprimé sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’interdire de franchir une limite départementale, une limite régionale ou une limite communale même, dans la mesure où nous savons très bien que le virus s’affranchit totalement de ses frontières administratives, mais qu’il s’agit d’éviter la propagation du virus. Nous devons utiliser tous les moyens pour cela. Donc non, il n’y a pas d’interdiction de franchissement de barrières administratives très virtuelles », a dit Castaner.

Il ne sera donc pas possible de s’éloigner de plus de 100km de son domicile pour éviter la circulation du virus entre les territoires, sauf motif professionnel ou familial impérieux.

Rentrée « progressive »

Autre sujet de préoccupation, majeur : la réouverture des écoles. « La majorité des écoles maternelles et primaires seront au rendez-vous du 11 mai », a affirmé Jean-Michel Blanquer au Figaro, avec un maximum de 15 enfants par classe. 

Pour accueillir des élèves, les écoles devront respecter un protocole sanitaire très strict : lavage de mains répétés, jeux proscrits, désinfection du matériel, sens de circulation marqué au sol… un casse-tête pour les petites communes.

Déconfinement « trop rapide » pour les Français

« Protéger les Français, sans immobiliser la France au point qu’elle s’effondrerait », telle est la feuille de route du gouvernement. La plupart des Français ne font pas confiance à l’exécutif pour sortir du confinement (55%). 60% des Français jugent le plan de Déconfinement partiel de l’exécutif inadapté, selon notre sondage Odoxa-Denstu Consulting pour Le Figaro et France Info.
Retour à l’école, au travail, réouverture des magasins, reprise de l’activité… La stratégie est, selon eux, soit trop rapide (45%) malgré le code couleur et la carte des départements ou trop lente (15%). 
Principe de précaution. Une décision suscite toutefois l’approbation d’une majorité de Français (61%) : pas de réouverture des bars, cafés et restaurants avant le 2 juin…

Masques chirurgicaux : prix et vente en supermarché

Le prix des masques en papier à usage unique de type chirurgical sera plafonné ». Leur prix ne pourra pas dépasser 95 centimes d’euros« , a annoncé la secrétaire d’État auprès du ministère de l’Économie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher sur RTL en précisant que « des contrôles et des enquêtes seront lancés sur le prix des masques en tissu ». 
La veille, sur BFM Business, elle déclarait : « Dès le 4 mai, il sera possible d’acheter des masques grand public en supermarché »,
Ces masques non-sanitaires, en tissu, lavables et réutilisables, avec des propriétés de filtration garanties seront commercialisés entre deux et cinq euros.
À partir du 11 mai, toutes les enseignes de grande distribution: Auchan, Aldi, Carrefour, Colruyt, Cora, Groupe Casino, Intermarché, Leclerc, Lidl, Netto, Match, et Système U… devraient être en mesure de vendre des masques grand public, a assuré la secrétaire d’État. 

Une carte des départements est constamment actualisée depuis le 28 avril, déterminant si ceux-ci sont verts ou rouges, en fonction de plusieurs critères déterminés par la Direction Générale de la Santé et Santé publique France. Les critères d’évaluation reposent sur trois piliers : le taux de cas de contamination dans la population, le nombre de places disponibles à l’hôpital, la possibilité de tester rapidement la population.

Le premier critère pour déterminer la couleur d’un département est le nombre de nouveaux cas de coronavirus au sein de la population « sur une période de sept jours« .

Ensuite, il s’agit de déterminer si « les capacités hospitalières régionales en réanimation » sont suffisantes ou si au contraire, les systèmes de santé sont surchargés.

Enfin, il faut observer « le système local de tests et de détection des chaînes de contamination« .

Cette carte sera révisée quotidiennement jusqu’au 7 mai, a précisé le ministre de la Santé Olivier Véran. La carte établie à cette date, qui comprendra deux catégories seulement (« vert » ou « rouge »), servira de référence pour la mise en oeuvre du déconfinement.

Les départements verts pourront bénéficier d’un déconfinement relativement plus rapide (on peut citer le Cantal ou la Lozère) tandis que ceux qui sont en rouge (Paris, Hauts-de-France, Grand Est, par exemple), devront respecter des mesures plus strictes pour éviter la propagation du virus.
Une manière de permettre aux entités locales d’adapter les règles de confinement à la situation du territoire et de préparer activement l’après-11 mai.

Chaque soir, Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé, annonce une nouvelle version de cette carte mise à jour

Ce lundi 4 mai, la nouvelle et 5e carte du déconfinement a été présentée aux Français. Elle est quasi-inchangée : toujours 32 départements sont en rouge (Nord-Est), 18 oranges et 51 verts.

Brigades sanitaires ou « anges gardiens »  

Une autre initiative devrait aider à limiter la propagation du coronavirus après le 11 mai : les « brigades de cas contacts« . Leur rôle ? Vérifier que l’entourage d’une personne qui a effectivement été contaminée au Covid-19 (et doit donc être placée en isolement) a bien été testé.

Pour ce faire, ces brigades devront interroger la personne atteinte du coronavirus afin de déterminer avec qui elle a été en contact les jours précédents.

Dès lors, elles contacteront tous ceux qui ont été susceptibles de croiser le malade et vérifieront que ces personnes respectent bien les consignes et les gestes barrières. Il sera même possible de les exhorter à se faire tester « en leur indiquant à quel endroit ils doivent se rendre« , a précisé Edouard Philipe. Elles devront ensuite « vérifier que ces tests ont bien eu lieu« .

Plus de 30 000 personnes pourraient être mobilisées pour composer ces brigades de cas contacts, conformément aux recommandations du Conseil scientifique, dans le rapport remis au gouvernement le 20 avril. Parmi eux, des soignants, mais aussi des employés de centres départementaux ou des membres d’association.

Un guide pratique pour encadrer les actions et la marge de manœuvre de cette brigade est en cours d’élaboration.

L’après 11 mai s’accompagne de nombreux défis et l’un d’entre eux consiste à s’assurer que les déplacements sont effectués dans une sécurité maximum. Pour éviter l’engorgement des transports et commun et d’éventuels bouchons sur les routes avec l’utilisation massive des voitures, le gouvernement encourage les citoyens à se déplacer à vélo ou à pied

Pour aider concrètement les villes et les départements, 20 millions d’euros vont être débloqués afin d’y créer davantage de pistes cyclables et de zones piétonnes provisoires.

En outre, un forfait de 50 euros pourra être proposé aux adeptes des vélos qui souhaitent faire réparer leur deux-roues. Une liste des réparateurs est disponible sur le site de la FUB (Fédération française des Usagers de la Bicyclette).

Sur le plan local, des initiatives doivent également être mises en œuvres dans ce sens. A Nice ou à Montpellier, par exemple, des pistes cyclables doivent être ajoutées sous peu.

Motifs de déplacements « impérieux » : quels cas sont valables ?

Des vacances d’été seront-elles possibles ?

En Italie

En Italie, les travailleurs des chantiers, entrepôts, usines ou bureaux reprennent leur activité professionnelle à partir du 4 mai. Le pays entre prudemment dans la « phase 2 » de son déconfinement. Depuis le lundi 4, les Italiens peuvent rendre visite à leurs proches s’ils se trouvent dans la même région. Les restaurants et bars peuvent proposer la vente à emporter, en attendant leur réouverture complète le 1er juin, comme celles des salons de beauté ou de coiffure. Les déplacements restent limités à l’intérieur de la commune de résidence, pour les seuls motifs professionnels et de santé.

Une autre phase de réouverture est prévue le 18 mai, pour les commerces de détail, les musées, salles d’exposition et bibliothèques devraient rouvrir.

Du côté scolaire, les écoles ne rouvrent pas avant le mois de septembre.

Le Portugal

Le déconfinement démarre le 4 mai au Portugal, avec la réouverture des petits commerces, librairies, salons de coiffure ou concessionnaires automobiles, en appliquant un respect strict des règles d’hygiène. Le port du masque est d’ailleurs obligatoire dans les magasins, les lieux publics et les transports publics. Salons de coiffure et d’esthétique peuvent également proposer leurs services sur rendez-vous.

La reprise du sport individuel en plein air est autorisée.

Le pays a fixé la date du 18 mai pour la réouverture des cafés, restaurants, musées, galeries d’art, de même que les lycées. Les théâtres et cinémas suivent le pas le 1er juin, avec des règles de distanciation sociale strictes.

En Espagne

Depuis le 2 mai, les Espagnols ont retrouvé le droit de faire du sport ou se promener en extérieur. À partir du 4 mai, le pays autorise la réouverture de certains petits commerces comme les coiffeurs. Les petites îles des Baléares et des Canaries ont rouvert leurs magasins, musées, les terrasses des bars et restaurants, en limitant les capacités d’accueil. Le reste de l’Espagne devrait autoriser ces mêmes structures à ouvrir à partir du 11 mai.

Les déplacements hors de la province de résidence sont possibles, et ce, jusqu’à la fin du déconfinement.

La réouverture des cinémas et théâtres est prévue pour le 25 mai, mais les écoles resteront fermées jusqu’en septembre.

En Allemagne

L’Allemagne continue son déconfinement progressif, malgré la remontée récente des cas de contaminations. À partir du 4 mai, les écoles rouvrent dans certains Länder (Sarre, Saxe-Anhalt, Brême). Le port du masque obligatoire est progressivement mis en place, en même temps que la réouverture des salons de coiffure, les lieux de culte, musées, mémoriaux, zoos et aires de jeu.

Les lieux de rassemblements, bars et restaurants (hors vente à emporter), et les terrains de sport restent fermés. Cependant, les rassemblements sportifs pourraient reprendre rapidement, le ministre allemand de l’Intérieur et des Sports s’étant dit favorable à la reprise du championnat de football lors d’une prise de parole le 3 mai.

Les grandes manifestations, les festivals ou les concerts sont interdits jusqu’au 31 août.

En Slovénie

Le pays autorise dès le 4 mai la réouverture des terrasses des cafés et des restaurants, des coiffeurs, musées, librairies, de même que la reprise des entraînements sportifs professionnels. Le port du masque est obligatoire dans les lieux publics fermés, les transports et les magasins.

En Hongrie

À partir du 4 mai, les terrasses des cafés et restaurants, les plages et bains publics rouvrent dans tout le pays, sauf dans la capitale, Budapest. La reprise des entraînements sportifs professionnels est autorisée.

En Pologne

Le gouvernement a annoncé l’ouverture, à partir du 4 mai, des hôtels, des centres commerciaux, d’une partie des institutions culturelles, dont des bibliothèques et certains musées. Le 6 mai, les crèches et jardins d’enfants pourront rouvrir, même si certaines autorités locales refusent d’autoriser le retour des enfants.

En Grèce

Environ 10% des commerces fermés, librairies, salons de coiffure et beauté, magasins d’électronique et articles de sport, jardineries, peuvent reprendre leur activité à partir du 1er mai.

A partir du 11 mai, la réouverture est prévue pour tous les autres magasins, à l’exception des centres commerciaux qui resteront fermés jusqu’au 1er juin.

En Belgique

À partir du 4 mai, les employés reprennent leur activité professionnelle au sein d’entreprises qui n’accueillent pas de public. Le port du masque est obligatoire dans les transports.

La Première ministre Sophie Wilmès a annoncé la réouverture des commerces partir du 11 mai, avec un respect strict des règles de distanciation sociale. Les écoles peuvent rouvrir à partir du 18 mai, en limitant les capacités d’accueil à 10 élèves par classes. La reprise d’activité des restaurants est planifiée pour le 8 juin au plus tôt, mais aucune date n’a encore été avancée concernant les bars et cafés.

En Norvège

Depuis le 27 avril, les collègues, lycées et universités ont rouvert leurs portes en Norvège, suivant l’ouverture des crèches et écoles maternelles la semaine dernière. Les salons de coiffure, de massage ou de dermatologie ont également le feu vert pour reprendre leur activité. 

Même s’il est désormais possible de rejoindre sa maison de vacances, la Première ministre Erna Solberg a rappelé que les déplacements de loisir doivent rester limités. Il est possible de se rassembler, mais pas à plus de cinq personnes et en appliquant rigoureusement les règles de distanciation sociale. Les restaurants, bars, cinémas, théâtres et lieux de rassemblements sont fermés jusqu’au 15 juin.

Le gouvernement norvégien a choisi de suivre le déconfinement avec une application mobile, Smittestopp, permettant aux autorités sanitaires de rassembler des informations sur le Covid-19 et informer l’utilisateur s’il a été en contact avec une personne contaminée.

Au Danemark

Après la réouverture des crèches, écoles maternelles et primaire le 15 avril, les salons de coiffure, instituts de beauté et auto-écoles ont rouvert le 20 avril. Certains professeurs ont décidé de faire classe à l’extérieur, afin d’appliquer les recommandations du gouvernement pour freiner les risques de propagation du Covid-19.

L’attente a été prolongée au 10 mai pour les collégiens et lycéens. Les bars, restaurants, salons de coiffure, grands centres commerciaux et discothèques resteront fermés pour l’instant et les rassemblements de plus de 10 personnes ne sont toujours pas autorisés. La cheffe du gouvernement Mette Frederiksen a d’ores et déjà prévenu qu’aucun grand rassemblement n’aurait lieu avant le mois d’août, au moins.

En Autriche

L’Autriche poursuit son déconfinement avec la réouverture le 1er mai des surfaces commerciales de plus de 400 m², quinze jours après la reprise d’activité des plus petits commerces. Les installations de sport en plein air (tennis, golf) sont de nouveau accessibles.

Le pays a également levé les restrictions de déplacements et les interdictions de rassemblements le 1er mai. Ces derniers sont désormais autorisés en respectant la limite de 10 personnes maximum. Les élèves de terminale passant leurs examens de fin d’étude reprennent le chemin des classes, dans des conditions aménagées. Les autres niveaux suivront progressivement.

La réouverture des restaurants et hôtels est prévue pour la mi-mai. Les rassemblements culturels ne sont interdits que jusqu’à la fin du mois de juin, ce qui permet au célèbre festival de musique de Salzbourg d’avoir lieu comme prévu, fin juillet.

Le port du masque a été instauré dans les transports et les magasins.

En République tchèque

Le retour à la vie normale est presque achevé en République Tchèque. Les limitations de déplacement ont été levées, les magasins de moins de 2 500 m² ont rouvert, de même que les universités, les salles de sport, ou les zoos.

Les Tchèques peuvent également voyager à l’étranger, à condition de présenter un test PCR négatif au Covid-19 ou accepter la quarantaine au retour. Depuis le 27 avril, l’entrée est autorisée aux ressortissants des pays de l’UE en voyage d’affaires, si leur séjour ne dépasse pas trois jours.

Les bars et restaurants possédant une terrasse, les musées, galeries, châteaux ou salons de coiffure rouvrent à partir du 11 mai, alors que les restaurants doivent attendre la date du 25 mai.

En Iran

Un ralentissement très net de la pandémie a été observé dans le pays. Le gouvernement réouverture des mosquées le 4 mai dans 132 villes de province situées dans les zones jugées peu à risque. La prière y est autorisée un jour par semaine, le vendredi.

Les écoles accueillent de nouveau les élèves à partir du 6 mai, dans les zones blanches.

La capitale, définie comme l’une des zones rouges du pays, ne pourra pas rouvrir ses mosquées, et la traditionnelle manifestation anti-israélienne organisée lors du dernier vendredi du mois du ramadan n’aura pas lieu.

Depuis le 20 avril, les Iraniens peuvent se déplacer d’une province à l’autre dans le pays. Les entreprises jugées à faible risque, comme de petits commerces et ateliers, ont pu rouvrir dès le 11 avril dans le pays, et après le 18 à Téhéran. Mais les écoles, les piscines, les salons de beautés, les centres commerciaux ou les restaurants restent fermés. Le port du masque est obligatoire dans le métro et les transports publics.

En Chine

Le pays a autorisé les Chinois à prendre leurs premières vacances depuis le début de l’épidémie. Selon un journaliste de France Télévisions, « 70% des monuments en Chine sont désormais ouverts à la visite ». Les musées de la ville de Pékin ont commencé à rouvrir leurs portes à partir du 1er mai, en régulant le nombre d’entrées.

Cependant, les autorités restent prudentes et ont recommandé de ne pas faire de grands déplacements. Les contrôles de température restent obligatoires et les visiteurs doivent présenter leur code de santé sur leur téléphone portable, retraçant leurs déplacements et leur état de santé. Une distance de sécurité doit être respectée, de même que le port du masque, rendu obligatoire.

« Protéger, tester, isoler ». Tels sont les trois principes qui doivent régir les modalités du déconfinement, selon le Premier ministre Edouard Philippe qui a présenté ce mardi 28 avril à 15h, le plan de déconfinement partiel approuvé par les députés mardi à 20h30 à 368 voix pour, 100 voix contre.

Au lendemain de son discours face à l’Hémicycle, Edouard Philippe s’attaque à la mise en musique du déconfinement par région et par département.
L’enjeu est de taille: relancer l’économie sans déclencher une deuxième flambée de l’épidémie. Le Premier ministre réunit ce mercredi préfets et élus locaux, pour un « travail de concertation et d’adaptation aux réalités de terrain », pariant sur une reprise a minima de l’activité éducative, économique et sociale à compter du 11 mai.

Déconfinement par code couleur 

« Le déconfinement sera différencié le 11 mai entre les départements vert, où il sera appliqué largement, et rouge, où il prendra une forme plus stricte ».

« Pour cela, trois critères seront étudiés le 7 mai pour déterminer dans quel département la circulation du virus reste active, les capacités hospitalières en réanimation restent tendues et le système local de tests et de détection des cas contacts ne soit pas suffisamment prêt ».

« Pour les plus de 65 ans, sur l’ensemble du territoire français, Édouard Philippe demande de continuer à limiter les contacts et les sorties, y compris après le 11 mai. »

Déplacements compromis entre départements

« Il sera de nouveau possible de circuler librement sans attestation, sauf pour les déplacements à plus de 100 km du domicile, possibles pour un motif impérieux, familial ou professionnel. »

« Nous voulons réduire les transports interrégionaux au maximum en limitant les déplacements aux motifs professionnels et familiaux. Ce n’est pas le moment de quitter son département pour partir en week-end. »

« Il est certain que les trois semaines à venir seront difficiles. Le port du masque sera rendu obligatoire dans tous les transports. La capacité du métro parisien sera drastiquement réduite. »

Transports en commun

« Le port du masque sera rendu obligatoire dans tous les transports ».

Télétravail

« Les entreprises sont appelées à maintenir le télétravail pour les trois prochaines semaines et à mettre en place des horaires décalés ».

« Le dispositif d’activité partielle restera en place jusqu’au premier juin. Il faudra ensuite l’adapter progressivement »

Réouverture des commerces

« La date de réouverture des cafés et restaurants sera décidée fin mai »

« Les commerces devront respecter un cahier des charges strict (…) pour faire respecter les distances minimales. Le port du masque sera recommandé pour le personnel et les clients. Un commerçant pourra subordonner l’entrée au port du masque. »

« Les préfets pourront néanmoins maintenir fermés les centres commerciaux de plus de 40 000 m2″

« Les commerces rouvriront également à partir du 11 mai. Tous, sauf les cafés et les restaurants, pourront rouvrir à partir du 11 mai. Les marchés seront en général autorisés. »

Retour à l’école

« Le retour de nos enfants est un impératif pédagogique et de justice sociale. Nous proposons une réouverture très progressive des maternelles et écoles élémentaires à partir du 11 mai, partout sur le territoire et sur la base du volontariat. Dans un second temps, nous pourrons envisager de rouvrir les collèges, en commençant par les cinquièmes et sixièmes. Nous prendrons une décision fin mai pour les lycées. » 

« Il n’y aura pas de port du masque pour les enfants de moins de trois ans. »

« Les crèches seront aussi réouvertes à partir du 11 mai avec des groupes de 10 enfants maximum. »

« Nous fournirons des masques aux collégiens qui n’auront pas pu s’en procurer. »

Mariages, enterrements et cérémonies

« Il n’y aura pas de cérémonies religieuses avant le 2 juin. »

« De façon générale, il nous faut éviter les rassemblements. Ils seront limités à 10 personnes sur la voie publique et dans les lieux privés. »

« Les cérémonies funéraires resteront évidemment autorisées comme aujourd’hui dans la limite de 20 personnes ».

« Les lieux de culte pourront rester ouverts, mais les cérémonies religieuses, tels que les mariages et les baptêmes ne pourront pas se dérouler avant le 2 juin. Il est préférable que les mariages soient reportés ».

Culture, loisirs et vacances 

« Tous les événements qui regroupent plus de 5 000 participants ne pourront se tenir avant le mois de septembre. »

« La saison 2019-2020 de sport professionnel, notamment de football, ne pourra pas reprendre. » »

« Les plages resteront inaccessibles au moins jusqu’au 1er juin. Les grands musées, les cinémas, les théâtres ne pourront pas rouvrir. »

« Les parcs et jardins ne pourront ouvrir que dans les départements où le virus ne circule pas de façon active ».

« Si tout est prêt le 11 mai, alors commencera une phase qui durera jusqu’au 2 juin. »

« Si à l’approche du 11 mai, le nombre de nouveaux cas journaliers n’était pas dans la fourchette prévue, nous ne déconfinerons pas au 11 mai » 

Port du masque 

« Aux gestes barrières – la distanciation physique, le lavage régulier des mains – il conviendra d’ajouter le port du masque, dans certaines situations. »

« Il y aura assez de masques dans le pays pour faire face aux besoins à partir du 11 mai. » 

« Les pharmacies et la grande distribution seront invitées à vendre des masques jetables ou lavables. »

Tester, identifier et isoler les malades du Covid-19

« Quelque 700 000 tests virologiques seront disponibles en France chaque semaine, à partir de la semaine du 11 mai. Ils seront pris  en charge « à 100% en charge » par l’Assurance maladie. »

« Toute personne testée positive sera immédiatement isolée. « L’isolement n’est pas une punition, c’est une mise à l’abri. Il doit donc être expliqué, consenti et accompagné », a précisé le Premier ministre. »

« A la sortie du confinement, nous serons en capacité de massifier les tests avec 700 000 tests virologiques par semaine. » 

« Des hôtels seront réquisitionnés pour héberger les personnes malades à isoler si cela n’est pas possible à leur domicile »

62 % des Français ne font pas confiance au gouvernement pour réussir le déconfinement 

Six Français sur dix ne font pas confiance au gouvernement pour réussir l’après 11 mai indique le baromètre politique Odoxa-CGI pour France Interl’Express et la Presse Régionale publié mardi.
Pour près des deux tiers des Français (65 %), l’exécutif « n’est pas à la hauteur de la situation » depuis le début de la crise sanitaire, le même pourcentage que le mois dernier. Et 62 % ne font pas confiance au gouvernement pour réussir le déconfinement à partir du 11 mai.

Emmanuel Macron avait pourtant largement convaincu avec son discours guerrier où il assignait ses concitoyens à domicile. Le 19 mars, 65 % des Français se disaient « convaincus » et soutenaient le confinement.

Outre un sentiment de mensonge d’Etat sur les masques, l’école a rajouté à la défiance. Pour 65 % des Français, la réouverture des écoles à partir du 11 mai était une mauvaise décision et 64 % des parents d’élèves assuraient qu’ils n’y enverraient pas leurs enfants.

Côté classement des personnalités politiques, Roselyne Bachelot, plébiscitée, se hisse en tête, suivie par Olivier Véran et Nicolas Sarkozy, en deuxième place ex-aequo. « Bien que ministre de la santé, Olivier Véran n’est pas jugé comptable de la politique de santé si critiquée conduite par le gouvernement », conclut l’étude. A l’inverse, Agnès Buzyn s’enfonce encore et rejoint le podium du trio suscitant les plus forts rejets.

Moral des ménages au plus bas

L’indice de confiance des ménages en France a subi en avril une chute historique, après la mise en place des mesures de confinement pour lutter contre le coronavirus, a indiqué mardi l’Insee.

Le solde d’opinion sur le niveau de vie futur en France a connu la plus forte baisse jamais enregistrée sur un mois, un niveau « jamais atteint depuis la création de cet indicateur en 1972 ».

Les craintes des ménages concernant l’évolution du chômage ont augmenté « très fortement en avril ».

Sans surprise, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants a chuté « lourdement », soit une perte de 43 points pour atteindre son plus-bas historique.

En avril, les ménages ont aussi été plus nombreux qu’en mars à redouter que les prix augmentent au cours des douze prochains mois, a souligné l’Insee.

Les cabinets médicaux et para-médicaux

Les transports : bus, métro, RER, trains et avions

Les coiffeurs et instituts de beauté

Les bureaux de Poste

Les magasins de bricolage

L’enseignement supérieur

Dans son allocution, Emmanuel Macron a indiqué que les établissements de l’enseignement supérieur ne reprendraient pas les cours « physiquement » avant l’été. Les élèves continueront à suivre les enseignements à distance, jusqu’à une date encore inconnue. Concernant les partiels, examens et concours, le gouvernement devrait se pencher sur leur « bonne organisation ».

Les restaurants, bars et cafés

L’hôtellerie

Les salles de spectacle

Les salles de sport

Les frontières

Les lieux de culte

Les tests

A partir du 11 mai, le gouvernement prévoit de pouvoir tester toutes les personnes présentant des symptômes.

Les masques

A partir du 11 mai, « chaque Français » devrait pouvoir se procurer un « masque grand public ». La protection du visage peut aussi se faire via le port de visière de protection.

L’application des gestes barrières

Lors du déconfinement progressif prévu le 11 mai en France, « le respect des gestes barrières et de mesures de distanciation physique prendra encore plus d’importance, auquel il conviendra d’ajouter le port du masque dans certaines situations » a expliqué le Premier ministre Edouard Philippe le 28 avril.

Les traitements

Dans un premier temps, le chef de l’État a détaillé la question de l’immunité collective, préconisée par certains chercheurs. « D’après les premières données, une très faible minorité a contracté le Covid, nous sommes très loin de l’immunité collective« , a-t-il précisé.

Le gouvernement espère ainsi développer des traitements de prévention – par le biais de vaccins –  et de guérison, sans préciser quand ces derniers seraient disponibles : « Tout le monde y travaille, mais cela prendra plusieurs mois. » Il a ajouté : « Toutes les options sont explorées (…) Nos médecins travaillent d’arrache-pied, aucune piste ne sera négligée, je m’y engage. »

Pour l’instant, aucune installation d’un dispositif de traçage n’est prévue. Emmanuel Macron a évoqué le déploiement d’une application sur smartphone. Cette dernière permettrait, à l’aide du Bluetooth et sur la base du volontariat, de savoir si le propriétaire du smartphone a été en contact avec une personne infectée par le virus.
« Pourrons-nous nous appuyer sur des outils numériques ? (…) Pour l’heure, compte tenu des incertitudes sur cette application (StopCovid), je serais bien en peine de vous dire comment elle fonctionnera. Lorsque l’application fonctionnera, nous organiserons d’un débat spécifique suivi d’un vote spécifique », a assuré le Premier ministre le 28 avril.

Face à la crainte d’une seconde vague épidémique, certains scientifiques prônent la théorie du « stop and go » développée par l’épidémiologiste britannique Neil Ferguson.

Cette méthode que l’on peut traduire « avancée, puis recul » consiste à alterner les périodes de confinement et de déconfinement en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.

La remise en route d’un confinement lorsque le nombre de cas augmente permettrait d’éviter la saturation des hôpitaux en limitant les contacts entre personnes, et de relancer l’économie lors des périodes de déconfinement.

Selon l’auteur, il faudrait effectuer cette boucle à sept reprises avant de faire disparaître le virus, ou jusqu’à la découverte d’un vaccin.

Interrogée sur la question, la porte-parole du gouvernement, Sibeth N’Diaye, n’a pas exclu l’option pour les mois à venir: « Cela fait partie des hypothèses, notamment si des clusters se développent dans certains territoires ».

Pour le Pr Jean-Michel Constantin, chef du service de anesthésie-réanimation à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, l’application sera difficile en France:« C’est un modèle qui a été abordé par Singapour, mais nous n’avons pas tout à fait le même de fonctionnement qu’eux . Il a ajouté : « D’un point de vue administratif, culturel et économique, il est à mon sens impossible de mettre cela en pratique en France ».

Olivier Véran annonce jusqu’à 700.000 tests par semaine

En visite samedi 25 avril dans un laboratoire de tests de Saint-Denis, son premier déplacement depuis un mois, le ministre de la Santé Olivier Véran a réaffirmé l’objectif de pouvoir « réaliser au moins 500.000 à 700.000 tests par semaine », contre plus de 50.000 par jour actuellement.

L’objectif est de pouvoir tester toutes les personnes présentant des symptômes ainsi que celles ayant été en contact rapproché avec des cas confirmés de coronavirus.

En revanche, tester l’ensemble des Français serait « impossible » et « n’a pas de sens au niveau médical », a-t-il répété, alors que certaines entreprises entendent dépister leurs salariés. 

A bicyclette… : retour des 2 roues

« Contrairement aux déclarations des ministères, reprises par les médias, le vélo en tant qu’activité de loisir est parfaitement autorisé durant le confinement. Les verbalisations n’ont aucune base légale », peut-on lire arretsurimages.net.

La Fédération française de cyclisme a, elle, affirmé dans un communiqué, qu’un non-retour de l’activité cycliste à la date de démarrage du déconfinement, le 11 mai, « constituerait une véritable discrimination vis-à-vis de (leur) sport ». 

Depuis le début du confinement, le gouvernement indique régulièrement que la pratique du vélo n’est pas admise, en dehors des sorties nécessaires pour le travail ou les courses. En même temps, le jogging est toléré…

La possibilité d’une balade dans la nature…

Plus de 110 000 personnes ont signé une pétition pour « un accès raisonnable à la nature ». Le psychiatre Christophe André explique sur France Bleu Isère: « Marcher et sortir régulièrement, avec des précautions bien sûr, à condition de ne pas se regrouper, c’est bon pour la santé et est aussi un réducteur d’inégalités. C’est le seul moyen pour ceux qui n’ont pas un logement agréable, ni un jardin, de bénéficier de l’agrément que peuvent apporter les espaces verts. C’est à la fois scientifique et démocratique ».

Le maintien du confinement n’est plus souhaité par les Français

Seulement 43% des personnes interrogées par YouGov pour « Le HuffPost » soutenaient samedi, 40e jour de confinement, la mesure d’assignation à domicile. 57% des personnes interrogées jugeaient néanmoins utile la fermeture temporaire des écoles, dont la réouverture à compter du 11 mai suscite le débat. Seules 38% des personnes interrogées par YouGov jugent positivement la  gestion de l’épidémie par l’exécutif.  

2 parents sur 3 ne remettront pas leur enfant à l’école

Le retour des enfants à l’école se fera sur « la base du volontariat« , il n’y aura « pas d’obligation de retour à l’école« . Evidemment, si l’élève ne se rend pas à l’école, il doit tout de même assister  aux cours à distance. Cette décision de l’Elysée est intervenue jeudi 23 avril alors que moult parents avaient assuré qu’ils n’enverraient pas leurs enfants à l’école après le 11 mai, par crainte de la menace du coronavirus.

D’après un sondage réalisé par Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 23 avril:
64% des sondés comptent ne pas envoyer au moins un de leurs enfants à l’école le 11 mai.
60% des personnes interrogées estiment que la réouverture des écoles est motivée par des raisons économiques, afin de permettre aux parents de reprendre le travail
20% considèrent que cette décision a été prise pour des motifs sociaux afin de limiter les risques de décrochage scolaire
55% pensent que le respect des gestes barrières et la mise à disposition de savon et gel hydroalcoolique dans les écoles ne seront pas respectés.
72 % se montrent favorable à une limitation des effectifs à 15 élèves par classe, mais 58% à ne pas croire que cette promesse pourra être tenue.

Plus de 3 millions d’arrêts de travail

L’épidémie de coronavirus a justifié environ 3,2 millions d’arrêts de travail, pour les personnes malades ou « vulnérables », mais surtout pour celles devant garder leurs enfants durant le confinement, selon des chiffres transmis par l’Assurance maladie à l’AFP.
Quelque 600.000 arrêts maladie ont été prescrits par des médecins à des malades du Covid-19.
Pour les « personnes dites vulnérables » (malades chroniques, femmes enceintes), l’Assurance maladie a reçu en un mois 400.000 demandes d’arrêts de travail « dérogatoires », auxquelles elle a donné droit « dans près de 8 cas sur 10 » et ce sont 2,3 millions d’arrêts pour garde d’enfant qui ont délivrés à la demande des employeurs depuis les premières fermetures d’écoles début mars.

Déficit de la Sécurité sociale : niveau abyssal de 41 milliards d’euros

Le coronavirus va faire exploser le déficit de la Sécurité sociale à plus de 41 milliards d’euros, « du jamais-vu » même au plus fort de la crise financière, a prévenu mercredi le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin.

Très loin des 1,9 milliard de déficit atteints fin 2019, la Sécu se retrouve avec 8 milliards de dépenses nouvelles (achats de masques, primes aux soignants, arrêts pour gardes d’enfants…), mais surtout avec 31 milliards de recettes en moins (cotisations, CSG, TVA…).

L’Etat met sur la table un plan d’aide massif de 110 milliards d’euros, voté jeudi dans la nuit par le Sénat. Députés et sénateurs se réuniront jeudi en commission mixte paritaire afin de s’accorder sur un texte commun.

Le secteur automobile redémarre doucement après plus d’un mois de pause: Renault a annoncé la reprise de sa production en France, au lendemain d’une réouverture d’usine chez Toyota. Chez PSA, le chômage partiel se poursuivra après la fin avril.

Eviter les grandes réunions familiales, les mariages, les anniversaires

« Organiser un rassemblement le 12 mai pour un mariage, ce n’est sans doute pas une bonne idée vu l’état de circulation du virus aujourd’hui, a détaillé Sibeth Ndiaye. Est-ce que vous voulez le faire en petit comité ou avoir toute votre famille et vos amis autour de vous ? C’est un choix personnel ». Nous ne levons pas l’interdiction de rassemblement après le 11 mai et il faut que chacun puisse s’adapter dans ces circonstances-là », a-t-elle rappelé.

Le président du Conseil scientifique a souligné sur BFM TV qu’on avait « réduit la vitesse de circulation du virus « , mais le professeur Delfraissy a appelé à une sortie « prudente et transitoire » du confinement. Le médecin immunologiste estime ainsi qu’il faudra éviter les grandes réunions familiales, les mariages, les anniversaires. « En tout cas, d’y faire très attention et de les limiter en nombre « .

Annulation des cérémonies du 8 mai

Seule une cérémonie nationale est prévue, retransmise dans le pays, en présence d’Emmanuel Macron. « Par sagesse, il faut éviter ces rassemblements. Le 8 Mai, ce sont des personnes âgées qui se rassemblent. Il n’y a pas lieu de polémiquer, l’aspect mémoriel doit s’effacer devant l’aspect santé publique », a déclaré lundi 20 avril Dominique Lépine, président de l’Union française des associations de combattants et victimes de guerre (UFAC), en réaction à la décision gouvernementale de s’en tenir à une commémoration nationale, à Paris.

Les déplacements pour adoptions dans les refuges SPA sont possibles

À compter de ce jeudi 16 avril 2020, il est possible de se rendre, uniquement sur rendez-vous, en refuge pour adopter un animal préalablement sélectionné, en cochant la case « motif familial impérieux » sur l’attestation de déplacement dérogatoire.
Cet assouplissement du confinement intitulé « Adoption solidaire » concerne 55 des refuges de la SPA. Il répond à un cri d’alarme concernant l’euthanasie de milliers d’animaux

Le confinement doit se poursuivre jusqu’au 11 mai. Emmanuel Macron a tranché : le 13 avril lors de son 4e discours depuis le début de la crise. Le Chef de l’état a ensuite annoncé certaines étapes du déconfinement.
« Le 11 mai sera le début d’une nouvelle étape. Elle sera progressive et les règles pourront être adaptées.

A partir du 11 mai, nous réouvrirons les crèches, les écoles, les lycées.

Dans l’enseignement supérieur, les cours ne reprendront pas avant l’été. 

Les lieux rassemblant du public: restaurants, cafés, hôtels, cinémas, théâtres, salles de spectacles et musées resteront en revanche fermés. Les grands festivals et événements avec public nombreux ne pourront se tenir au moins jusqu’à mi-juillet prochain. La situation sera collectivement évaluée chaque semaine pour adapter les choses et vous donner de la visibilité pour leur protection », a annoncé Emmanuel Macron lors de son allocution lundi soir sans donner plus de détails. 

Les personnes âgées ou malades devront rester confinées après le 11 mai pour les protéger.

A partir du 11 mai, nous aurons une organisation nouvelle. L’utilisation plus large des tests possibles et la détection est une arme privilégiée pour sortir au bon moment du confinement. Nous allons continuer d’augmenter les tests faits chaque jour en direction des aînés, des soignants et des plus fragiles. Nous n’allons pas tester tous les Français mais toute personne ayant un symptôme devra pouvoir être testée, 

Nous travaillons à une application numérique dédiée sur la base de l’anonymat et du volontariat qui permettra de savoir si on a été en contact avec une personne contaminée. »

Emmanuel Macron « ne souhaite pas de discrimination » des personnes âgées ou fragiles dans le déconfinement progressif après le 11 mai et « en appellera à la responsabilité individuelle », a indiqué l’Élysée vendredi 17 avril au soir.
« Le chef de l’État ne souhaite pas de discrimination entre nos concitoyens après le 11 mai », a souligné la Présidence.

Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique qui assiste l’exécutif, avait indiqué le 15 avril devant la commission des lois du Sénat que le confinement devait continuer après le 11 mai pour 18 millions de personnes risquant « de développer une forme grave ».

Parmi ces Français, 10 millions serait à risque en raison de leur âge, « au-dessus de 65 ou de 70 ans » a précisé l’intervenant. Les autres personnes concernées sont celles ayant des affections de longue durée, et les « sujets jeunes ayant une pathologie, mais aussi obèses ».



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